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Avertissement: ce billet vise à lutter (un peu) contre les préjugés.
Il n’y a pas que les journalistes, artistes, auteurs de livres, chanteurs de charme, publicitaires et le numériquement prolixe Denis Coderre qui donnent vie aux nouveaux espaces de communication. Les scientifiques spécialisés dans la vie des dinosaures aussi peuvent en tirer profit. Et ils le prouvent avec The Open Dinosaur Project, un espace de recherche, de rencontre, de partage et de conversation sur les diplodocus, abrictosaurus et autres agilisaurus. Pas de doute: la science aussi veut cuisiner son quotidien à la sauce 2.0, comme le souligne sans prétention Andy Farke du Musée de paléontologie Raymond M. Alf de Claremont en Californie. L’homme vient de déballer son sac de paléontologue dans une entrevue présentée sur le blogue scientifique A Blog around the Clock.
Sans surprise, il y est question d’intelligence collective, d’ossements, de Facebook, de l’histoire de l’humanité. Et bien sûr, comme c’est vendredi, c’est un peu rafraîchissant.
Rédigé par Fabien Deglise le Vendredi 05 Mars 2010 à 07h23
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Ça vient de se passer aujourd’hui à Hanovre, en Allemagne, dans le cadre du salon de la haute technologie CeBIT. Pressée de questions sur les possibles intrusions dans la vie privée, rendues possible par son service de géolocalisation Google Street View, la multinationale américaine s’est voulu rassurante, comme le rapporte Le Monde dans son édition en ligne. «Google n’est pas un envahisseur», a résumé Michael Jones, porte-parole de l’entreprise qui parle de son application comme de «la meilleure solution technique pour vous faire voyager à travers le monde en vous montrant des images».
Comme nous l’indiquions dans ce blogue il y a quelques jours, Google est confronté à un feu nourri de critiques en Europe qui s’inquiète des effets pervers de sa technologie sur la vie privée. Au Canada également ces craintes sont régulièrement articulées autour d’une modernité qui peine à conjuguer son développement au temps du respect du privé.
La jeune auteure Elise Gravel aime les monstres et les bizarreries. C’est sans doute pour ces deux raisons qu’elle a décidé d’investir le tentaculaire réseau de partage de vidéos youtube pour faire la promotion de sa dernière créature: la chose se nomme Bienvenue à la monstrerie (Les 400 coups), elle se trouve dans le champ de la littérature jeunesse, et témoigne d’un coup de crayon remarquable.
Le document vidéo mis en ligne il y a quelques jours en donne la preuve en moins d’une minute. C’est dynamique, accrocheur, sans prétention, mais ça écrit peut-être bien plus qu’un simple livre pour enfants, livre qui fait suite à ses célèbres J’élève mon monstre, Nunuche magazine et le Catalogue des gaspilleurs. Entre autres.
Non, il n’y a pas que le livre ou le journal qui pourrait voir son existence passablement bouleversée par l’arrivée sous peu de la tablette d’Apple — quel est son nom déjà? Nous ne l’avons pas assez entendu!. La bande dessinée aussi risque de voir ses codes interpelés, triturés et questionnés par la machine tactile qui rêve de se retrouver dans des millions de mains d’ici la fin de la prochaine décennie.
C’est en tout cas ce que présente ici la publication en ligne Slate.fr qui cherche à démontrer l’impact du iPad — c’est son nom — sur l’univers de la bulle et de l’histoire en case. Les possibilités sont infinis, peut-on lire, avec en prime quelques pistes pour une redéfinition de ce genre littéraire. Comment? Avec des histoires à tiroirs, sur le «concept des histoires alternatives, ou des histoires dont vous êtes le héros», des zoom dans les cases, «pourquoi pas des plongées par à la Google Map» mais aussi des toiles infinies qui permettrait enfin à la bédé de sortir de son cadre, «une page en 2D rectangle et en 54 pages» pour se mettre au temps «des séquences de toutes les formes, dans tous les sens, de toutes les tailles». Tout ça laisse rêveur, en effet.
Le tremblement de terre qui a frappé le Chili n’épargne aucun coin du cyberespace. Twitter se déchaîne, oui. Google, pour sa part, a décidé de faire comme pour le séisme haïtien et a ouvert rapidement un espace dédié à l’information sur la catastrophe, à la communication entre victimes et parents ainsi qu’à l’aide des populations touchées par le drame.
En espagnol et anglais, Google propose donc une série de liens vers Google Actualités, Youtube mais aussi les outils de recherche en temps-réel, dans les mises à jour de Twitter, MySpace ou encore Facebook. Entre autres. La firme de Mountain View y a ajouté aussi des modules d’appels au dons — par l’entremise de Google Checkout notamment — mais aussi de recherche de personnes, baptisé Person Finder où 3800 personnes sont enregistrées pour le moment.
Outre une carte contenant les informations sur les secousses sismiques de la nuit dernière, Google propose même aux internautes chiliens d’apporter les modifications qui s’imposent désormais à Google Maps, par l’outil Google Map Maker, afin de signaler les routes, ponts et autres structures endommagées. Et ce, à l’attention des secours. C’est l’efficacité 2.0!
Rédigé par Fabien Deglise le Samedi 27 Février 2010 à 18h27
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C’est une bien drôle d’idée que vient d’avoir le site français OZAP à l’occasion de la 35e cérémonie des César, les Oscar des Français, qui se tient en ce moment de l’autre côté de l’Atlantique. Drôle d’idée en effet, puisque depuis le début de la grande messe du 7e art, Charles Decant, qui collabore à ce site de potins et informations artistiques, raconte par écrit, minute par minute, le déroulement de la soirée pilotée par le comique Gad Elmaleh et l’actrice Valérie Lemercier. Cela donne…
«21h02. Marion Cotillard, très élégante et très applaudie, ouvre la cérémonie. « Cher cinéma français, je suis très heureuse et je palpite d’être là à présider cette soirée qui nous réunit tous pour te célébrer », déclare-t-elle.»
«22h45. Avant de remettre le prix du meilleur espoir féminin, Valérie Lemercier s’adresse aux cinq nommées et leur demande si… elles sont sures de n’avoir jamais fait de photos coquines ! Madame de Fontenay appréciera ! C’est Richard Berry qui est appelé sur la scène pour remettre le César».
Au surplus, c’est un peu une sorte de version 2.0 des match de baseball à la radio. Mais en moins bon.
Rédigé par Fabien Deglise le Samedi 27 Février 2010 à 17h11
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Ça se passe aux États-Unis et nul part ailleurs. Cette semaine, une jeune Floridienne a fait trembler la «netosphère» en décidant de raconter en direct son avortement par l’entremise du réseau de microclavardage Twitter. Le Huffington Post relate l’étonnante exercice ici.
Effectuée à l’aide de la pilule du lendemain, la RU-486 comme on l’appelle dans les milieux médicaux, l’avortement a donc été au centre d’une série d’échanges motivés, a-t-elle résumé, par l’envie de démystifier l’interruption volontaire de grossesse. Mais aussi d’en faire profiter la planète entière. Et bien sûr, tout ça vient confirmer que dans la panoplie des possibles auxquels fait face l’humain aujourd’hui, certains peuvent laisser un peu perplexe que d’autres.
Rédigé par Fabien Deglise le Samedi 27 Février 2010 à 13h47
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La question mérite d’être posée et c’est d’ailleurs ce que fait l’américain Paul Duguid, spécialiste des médias qui a travaillé sur Wikipédia, dans les pages numériques de Rue89.
Cette rencontre avec ce prof de Berkeley est fascinante. Elle dissèque également, avec finesse, le modèle de savoir démocratique lié à la célèbre encyclopédie en ligne ainsi que ses limites.
Duguid met d’ailleurs les pendules à l’heure en parlant des technologies comme un moyen d’accéder à l’information, «la connaissance est un bien que nous acquérons par un engagement plus actif. Il est indéniable qu’Internet nous aide de bien des façons, mais je ne pense pas qu’il favorise (ni défavorise) la fiabilité», dit-il. Quant à la qualité d’ensemble de Wikipedia, l’universitaire reconnait qu’elle peut être «meilleure que la plupart de ses rivales en matière de culture populaire. [...] Elle peut donc humilier la Britannica sur les icônes populaires et la culture courante. Mais, en général, un article de Wikipédia est loin d’approcher la qualité de la même entrée dans une encyclopédie ou un dictionnaire digne de ce nom.»
Il fallait oser. Le philosophe français Michel Onfray vient de marier son talent à celui du bédéiste Maximilien le Roy afin de faire vivre Nietzsche en bande dessinée. Simplement baptisé Nietzsche (Le Lombard), le projet à paraitre sous peu se veut une façon de réhabiliter l’image du grand philosophe, « image fausse, floue, dangereuse, qu’il était urgent, à tous égards, de rectifier», dit Onfray. Des extraits de cette bédé sont présentés en ligne sur le site du créateur d’histoires en boîte. Avec ce titre étonnant, le duo propose donc de revenir sur la vie de ce révolutionnaire, sur sa quête du bonheur et sa recherche d’un absolu, avec un coup de crayon assumé et un texte jamais très loin de L’Innocence du devenir: la vie de Frédéric Nietzsche (Galilé), bouquin qu’à signé Onfray en 2007. Du coup, le philosophe et le dessinateir sont aussi en total phase avec leur sujet qui, par son oeuvre, a toujours proposé de «nouvelles possibilités d’existence». Chapeau.
Rédigé par Fabien Deglise le Vendredi 26 Février 2010 à 21h42
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Vancouver 2010 aura finalement été aussi Vancouver 2.0. C’est en tout cas ce que défend la blogueuse Alexandra Samuel dans ce papier très intéressant sur la façon dont les réseaux sociaux — Facebook, Twitter et les autres — ont passablement modifié la couverture de la grande messe du dépassement de soi, de la performance et de la pierre qui glisse.
La démonstration passe une incursion dans les coulisses du True North Media House, un espace où à converger les blogueurs, twitteurs, photographes, vidéastes et consorts impliqués dans cette autre couverture des Jeux olympiques, cuvée hivernale. Le tout avec un projet simple: aller là où les médias traditionnels n’étaient pas.
L’expérience est ainsi résumée: «Avec un groupe aussi divers de reporters (108 au total) qui couvrent l’actualité en fonction de leurs intérêts, cela donne des histoires complémentaires qui touchent autant les enjeux sociaux, l’art, la culture, le transport, la sécurité, la bière et le vin», dit Dave Olson, un des hommes derrière cette communauté en ligne qui, sous prétexte des Jeux, a peut-être écrit un nouveau chapitre dans l’histoire du journalisme.
Le monde de tissus (bien taillé, s’entend) n’y échappe pas. Dès demain, 19h, les accros aux téléphones intelligents et à la mode vont pouvoir marier leurs deux passions. Comment? En suivant en direct sur leur machine le dévoilement de la collection de prêt-à-porter automne-hiver 2010 de la maison Dolce & Gabbana. Une première, nous dit le magazine français à potins, Gala.
La vague numérique a déjà frappé cet univers, comme nous l’avons déjà exposé dans ce blogue. Le magazine français, lui, se met du coup à pousser le bouchon un peu loin: «Imaginez: les inconditionnelles des fashion weeks n’auront bientôt plus besoin de sillonner le monde, et pourront attendre patiemment la semaine française de la mode à Paris (la meilleure). Il leur suffira d’être correctement équipées en matériel high-tech». Oui et non, puisque la superficialité et la culture du paraître, qu’alimente le secteur de la haute couture, carbure certes aux tendances, mais également au regard de l’autre, en groupe et en personne.
Le projet est complètement fou mais il est fascinant: construire collectivement la mémoire socio-historique de la culture internet du Québec. C’est la mission que vient de se donner Pssstopedia, qui se présente, en ligne, comme est «un projet ludique, éducatif et historique».
L’idée est simple: sur la base des wiki, ces bassins numériques de connaissances bâtis collectivement sur la Toile, Pssstopedia souhaite documenter rien de moins que l’aventure du web au Québec avec ses «acteurs, URLs, sa mémétique, quelques projets cultes, ses ratés, ses succès ou ses trolls (non!!!)», le tout pour «le plaisir d’avoir connu ou de reconnaître ce qui s’est passé entre la version 0.1 à 2.0» de l’Internet, peut-on lire.
De 1970 à 2010, quelques grandes lignes ont pour le moment été posées, des lignes dans lesquelles Le Devoir — un des premiers quotidiens à avoir eu une existence numérique ici —, Branchez-Vous — un des premiers portails du Net — mais aussi La Toile du Québec, Copernic, L’Infobourg ou encore NetGraphe occupent une place de choix. Pour le moment, la suite et les détails sur ces acteurs- clefs, étant désormais entre les mains des internautes qui s’en souviennent, avec nostalgie ou pas.
Un mythe pourrait bien tomber. Sur le réseau de socialisation Facebook, les usagers dévoileraient finalement leur véritable personnalité plutôt qu’un profil idéalisé. C’est du moins ce que met en lumière une étude qui vient de paraître dans le magazine Psychological Science.
Au total, 236 aficionados de ce genre d’espace numérique, âgés de 17 à 22 ans, ont été passés au crible par sept spécialistes du comportement qui signent l’analyse. Un test de personnalité est à la base de cette enquête qui confirme que les réseaux sociaux ne deviennent pas un prétexte à la construction d’une identité numérique magnifiée, contrairement à la croyance populaire.
Pour la science, cela s’expliquerait par plusieurs facteurs. En ces lieux, les informations relatives à la réputation de l’internaute sont primordiales mais aussi difficiles à contrôler. Le contenu dynamique du mur d’un compte Facebook, où les amis s’exposent, en témoigne.
Pis, ces mêmes amis peuvent facilement commenter le profil d’une personne qui, sous l’effet du groupe n’a d’autres choix que de se montrer sous son vrai jour, au risque de se faire corriger, numériquement s’entend, devant tous.
L’étude a scruté le visage en ligne d’internautes aux États-Unis et en Allemagne, autant sur les sites comme Facebook ou encore StudiVZ, un espace similaire qui fait sensation au pays de Mme Merkel.
Rédigé par Fabien Deglise le Jeudi 25 Février 2010 à 07h10
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C’est le pavé dans la mare. Alors que l’Internet est régulièrement lustré dans le sens de la démocratie et de la liberté par les pourfendeurs de régimes totalitaires, l’équipe de Books vient jouer, un peu, les trouble-fête. Dans son édition à paraitre demain (physiquement dans les vieux pays et numériquement sur le web), cette incontournable publication qui décode l’actualité par le livre a décidé de disséquer les idées reçues qui collent à Toile. Le dossier s’intitule «Internet contre la démocratie?» et nage à contre-courant.
Dans les grandes lignes, que nous livre aujourd’hui les collègues du Nouvel Obs, Books y passe au grill la victoire d’Obama que l’on dit, dans les sphères technologiques, intimement liée au web (peut-être à tort), y expose que les espaces numériques de communication renforcent les opinions préétablies et y lève le voile sur les activités réticulaires des gouvernements russes et chinois, pour le bien de leurs régimes respectifs.
Bien sûr, on en ressort un peu déstabilisé. Mais, il parait que c’est comme ça que l’humain attise les transformations sociales.