Dématérialisation
L’explosion était à prévoir. D’ici cinq ans, le nombre d’internautes sur la planète terre qui va se perdre dans le cyberespace à partir d’un téléphone intelligent devrait se multiplier comme les codes binaires dans le monde de l’information, en passant de 400 millions aujourd’hui à… 3,5 milliards en 2015, soit près de la moitié de la population du globe! C’est en tout cas les prévisions que le fabricant suédois de cellulaires Ericsson a dévoilées aujourd’hui.
Rédigé par Fabien Deglise le Mercredi 05 Mai 2010 à 08h44
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Qui a dit que la modernité rendait amnésique? Les archives nationales russes ont en effet décidé de livrer sur la Toile une série de documents relatifs au tristement célèbre massacre de Katyn afin d’apaiser ses relations avec son voisin polonais. Souvenir: ce jour de 1940, 22.000 officiers polonais ont été tués de sang-froid par la police secrète soviétique de Staline, rappelle l’Associated Press.
C’est le président russe lui-même, Dimitri Medvedev, qui a ordonné ce dévoilement numérique d’archives militaires qui depuis des années sont source de tensions entre la Russie et la Pologne. Cette dernière demande d’ailleurs que l’ensemble des documents liés à ce sombre moment de l’histoire stalinienne soit tous sortis des voutes de la Fédération.
C’est un petit pas pour l’illustrateur américain Mark Fiore, mais un grand pas pour la liberté d’expression: après des mois de tergiversation, le géant Apple vient finalement de donner son feu vert à la diffusion sur son site d’applications pour téléphones intelligents, le fameux App Store, de son NewsToons. Le programme avait été initialement refusé par la multinationale parce qu’elle ridiculisait des personnalités publiques, chose qu’Apple refuse de cautionner, indiquent les documents relatifs à la mise en partage de ces applications.
À quoi rêve la génération de 15-24 ans en France? Que veut-elle? Où va-t-elle? Et en passant, par quel canal numérique, compte-t-elle s’y rendre? Voilà les grandes questions que se pose le gouvernement français qui a décidé, dans un geste étonnant, de tirer les choses au clair avec… La Grande Consult, un vaste sondage en ligne visant à mieux comprendre les aspirations de la génération branchée et montante. L’initiative mérite d’être soulignée.
Ça se passe comme ça: en ligne, à cet endroit, les «djeunsss», comme on dit là-bas, sont invités à répondre à près de 200 sondages différents portant sur des thèmes variés: études, santé, argent, famille, amis… Des espaces de conversation, parce qu’il faut bien vivre au temps du web 2.0, ont également été mis en place. Ce coup de sonde magistral a été mis en place avec la collaboration de la radio Skyrock, une antenne réputée pour sa capacité à faire vibrer les masses émergentes.
La conversion du «Christian Science Monitor» (CSM) a réussi.
Le vieux média est devenu un média tout neuf l’an dernier. Le quotidien a alors abandonné son édition papier au profit d’un magazine hebdomadaire lié à un site internet constamment mis à jour.
Un bilan tout frais montre que la mutation a très bien marché, même mieux que ne l’espéraient ses audacieux promoteurs…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Vendredi 16 Avril 2010 à 18h07
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Les mégagigasuperentreprises de presse nippones cadenassent à double tour leurs sites internet.
Dans ce pays des journaux mastodontes, l’accès aux versions dématérialisées des informations est payant et de nouvelles mécaniques restreignent de plus en plus le simple référencement des pages de nouvelles voire des sites eux-mêmes.
Et le plus beau, enfin, pour les entreprises, c’est que ça semble marcher…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Jeudi 15 Avril 2010 à 11h18
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Twitter, le site de microclavardage fait de plus en plus couler d’encre: on en parle, on s’en gausse, on se questionne sur son utilité ou sa futilité. Mais Twitter arrive aussi à faire la nouvelle et le Huffington Post a tenu à en faire une belle démonstration en présentant ici les 11 tweets — drôlement rebaptisés «gazouillis» dans la langue de Bernard Derome — qui ont témoigné de l’actualité chaude, en 140 caractères, ou moins.
Il y a le fameux «je suis en train de regarder un avion s’écraser dans la rivière Hudson à Manhattan», lancé par un certain Jim Hanrahan le 15 janvier 2009 à 12h33. Il y a Vinu qui raconte les attentats de Mumbaï en direct. Et il y a l’amusant: «Ce tweet a été envoyé depuis un iPad. N’a-t-il pas l’air cool?». Entre autres.
Mobilisation des auteurs belges contre les téléchargements illégaux de leurs créations: deux lois visant à mettre un terme à ce sport numérique sont actuellement en cours d’assemblage au pays de Jacques Brel, rapporte Le Monde dans son édition du jour. Deux modèles sont actuellement à l’étude, un cadre souple dans lequel les internautes pris la main dans le sac à fichiers partagés sans autorisation seraient graduellement sanctionnés et un autre où une «licence globale» payée chaque mois donnerait accès, sans reproche, au monde de l’échange en ligne. Frédéric Young, délégué général de la plus grande société belge de gestion du droit d’auteur, en parle d’ailleurs ici. Et bien sûr, dans un monde en mutation où la question des droits d’auteur fait régulièrement surface, l’écouter (en le lisant) n’est pas inintéressant.
La révolution numérique dans l’univers de l’édition est en marche et rien ni personne ne semble vouloir l’arrêter. Mais quel va être le support ou l’objet qui, à l’avenir, va permettre la prolifération du livre numérique dont tout le monde parle par les temps qui courent sans vraiment lui voir le bout du nez? C’est la grande question que pose aujourd’hui le blogue La Feuille en tentant de mettre un peu d’ordre dans un écosystème électronique où les Kindle, Nook et iPad cherchent à faire croire qu’ils seront les incontournables de demain pour assurer la suite des choses, dans le monde de la lecture. Et bien sûr, pour toutes ces raisons, ce billet sans prétention mérite d’être lu, en format électronique…
Collectionner les amis (les vrais comme les faux), mettre à jour son profil et son status ou encore parler frénétiquement à un mur (sur Facebook) seraient loin d’être des activités écologiquement acceptables. Et pire encore lorsque cette socialisation numérique se fait par l’entremise d’un ordinateur Apple ou d’un téléphone intelligente de cette même compagnie.
C’est en tout cas ce qui ressort d’un rapport que vient de dévoiler le groupe environnemental Greenpeace, rapport qui épingle plusieurs grandes marques ayant pignon sur web, dont Facebook et Apple, pour la lourdeur de leur empreinte écologique
Le dommage collatéral n’était pas très évident, mais le New York Times vient de mettre le doigt dessus: avec l’avènement du livre numérique, ce n’est pas seulement le plaisir de toucher du papier qui va disparaître. La découverte d’une couverture de livre, à la sauvette, dans les mains d’une jeune fille assise dans un train, se prépare aussi à n’être qu’un bon vieux souvenir. C’est en tout cas ce qu’explique le journaliste Motoko Rich dans les pages numériques du quotidien new-yorkais.
«La révolution numérique du livre de bande dessinée se passe ici et maintenant… dans la confusion, à marche forcée et sans les auteurs». Les mots sont sans équivoque. Ils forment aussi l’introduction d’une pétition que vient de mettre en ligne un regroupement de bédéistes européens qui, sous la pression de la modernité, sentent de plus en plus le tapis numérique leur glisser sous les pieds. Et forcément, ces marchands de bulles, affiliés au Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC), veulent mettre un terme à la dérive. Pour le moment, plus de 600 artistes ont trempé la plume, là où ça fait mal.
Bédé offert en format numérique, sur des sites spécialisés ou par l’entremise d’applications pour téléphone intelligent, les auteurs veulent «être associés de très près à ce qui sera peut-être demain le moyen de diffusion principal de [leurs] œuvres», peut-on lire.
C’est le syndrome de La Ronde: quand tout va trop vite, ça peut finir par aller mal. L’Authors Guild, un puissant regroupement d’écrivains américains, a tendance à le croire elle qui vient de sensibiliser, par lettre, l’ensemble de ses membres, pour qu’ils obtiennent à l’avenir la juste part des droits numériques lors de la diffusion de leurs oeuvres en format binaire. Le Publishers Weekly, une référence dans le monde de l’édition, fait le point sur la question ici.
Deux grands éditeurs des États-Unis sont d’ailleurs pointés du doigt: Random House et HarperCollins qui offriraient aux plumes qui ont étoffé leurs catalogues dans les dernières années 25 % des droits d’auteurs perçus pour les versions numériques. Versions dont la prolifération est fortement envisageable dans un avenir proche avec l’avènement du iPad et de ses pâles copies.
La décision aura été rapide. Un tribunal londonien vient de donner gain de cause à la formation rock psychédélique Pink Floyd qui est en conflit ouvert avec sa maison de disque EMI au sujet des droits versés pour la vente de sa musique en format numérique. La mise en marché des albums en ligne, pièce par pièce, plutôt que dans leur intégralité, est en partie au coeur du litige, comme nous en parlions ici. Le contrat signé entre la maison et le groupe en 1967 forçait «la préservation de l’intégrité artistique des albums», chose nécessaire pour des albums comme The Wall, entre autres, conçu pour être appréhendé comme un tout.
La BBC qui suit le dossier de très près rapporte qu’EMI ne concède toutefois pas la victoire pour autant aux Floyd. Par voie de communiqué, l’entreprise a annoncé en effet que la décision du juge ne signifie pas pour autant la fin de la mise en vente des oeuvres de Pink Floyd en format numérique dans l’immédiat. «La Cour s’est penchée cette semaine sur l’interprétation de deux points liés à la vente de musique de Pink Floyd en format numérique, peut-on lire. Mais elle y a encore d’autres arguments à entendre et le dossier va encore suivre son cours pendant quelque temps.»
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