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La tentaculaire multinationale de la recherche en ligne, Google, n’a pas l’intention d’en rester là. Elle veut désormais trouver sa place dans le monde de la télévision et se prépare même à intégrer un nouveau logiciel de diffusion vidéo dans son téléphone intelligent Android, vient d’apprendre le Wall Street Journal. Précis, le quotidien prétend même que la mise à jour de cet ambitieux projet va se faire le 19 et 20 mai prochain à l’occasion d’une conférence à San Francisco où la firme de Mountain View va présenter son application à des développeurs potentiels de contenus.
Internet sert à tout même à faire languir. En prévision du lancement du volume 2 de la bande dessinée Burquette (Les 400 coups), qui a mis sur la carte bédé le jeune et talentueux auteur Francis Desharnais en 2008, la jeune Alberte (héroïne de cette série) a décidé de se faire aguicheuse en format numérique avec cette vidéo qui circule actuellement sur la Toile.
Il n’y a rien de très étonnant, mais en 30 secondes, l’auteur y expose quelques vignettes (en primeur) sur fond de musique binaire composée par Philippe Venne. C’est frais, c’est jeune, c’est dynamique et c’est une nouvelle fois la preuve que la mise en marché de la littérature — la bande dessinée en fait partie — est bel et bien en mutation…
La mise en abyme est savoureuse: une énième parodie du film La Chute d’Oliver Hirschbiegel vient de faire son apparition sur Youtube. Hitler y commente le fait que Constantin Film, la boite de production teutonne qui détient les droits sur le film, ait réclamé dans les derniers jours le retrait des parodies qui circulent depuis des mois sur le site de partage de vidéos. Les taquins parodistes ont toutefois décidé de prendre un autre segment du film pour commettre leur méfait.
Rédigé par Fabien Deglise le Mercredi 21 Avril 2010 à 11h14
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C’était en train de devenir un gag récurrent dans les espaces numériques de communication. Chaque grand événement médiatique était immanquablement accompagné depuis quelques mois d’une parodie basée sur un extrait du film d’Oliver Hirschbiegel La Chute. La scène? Hitler, brillamment personnifié par Bruno Ganz, y parle une dernière fois avec ses généraux. La tension est à son comble. Les dialogues sont en allemand, mais alimentent une série de sous-titres complètement loufoques évoquant le lancement du iPad d’Apple, l’engouement pour Twitter, le mauvais temps au Québec, les demandes salariales des fonctionnaires, le refus de tenir une enquête publique sur la construction… et bien plus encore.
Ouvrez bien grand vos esgourdes. Après la ville, c’est désormais à la banlieue de se retrouver au centre de l’incroyable web-documentaire, Écologie sonore, lancé il y a un mois par l’Office national du film (ONF), qui a visiblement décidé de ne pas manquer le bateau numérique. Le Devoir en parlait ici.
Placé sous le signe du son, ce projet numérique propose ce mois-ci une incursion dans les 450 par l’oreille, avec, en trame de fond, la volonté de forcer la réflexion sur les bruits induit par l’étalement urbain, les tondeuses à gazon et les environnements urbains sans trottoir. La nouvelle capsule a été lancée cette semaine et elle est consommable là. Sans gêne…
«Eyjafafjallajökul», toi même! Le volcan islandais qui est entré en éruption cette semaine fait étrangement bien rire les habitants de ce pays insulaire et glacé. Non pas pour ses conséquences sur l’environnement et l’industrie aérienne, mais plutôt en raison des prononciations hasardeuses par les journalistes du globe du nom de glacier d’où les colonnes de fumée partent, le glacier volcanique Eyjafafjallajökul. Dans la langue du grand Snorri Sturluson, cela signifie «le glacier des montages des îles».
L’affaire aurait pu rester bien locale, mais en notre ère de mutations, un petit comique islandais a décidé d’en faire part à l’humanité entière par l’entremise d’une vidéo placée sur le réseau de partage Youtube. Un 37 secondes de délices linguistiques qui se conclut avec un remerciement à «tous les journalistes de donner à la nation islandaise une bonne occasion de rire».
Rédigé par Fabien Deglise le Vendredi 16 Avril 2010 à 14h07
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Le fléau ne prendra donc jamais fin. Après les étudiants en communication de l’UQAM, les aficionados du maire de Québec Régis Labeaume et les agriculteurs affiliés à l’Union des producteurs agricoles (UPA), c’est désormais au tour des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) d’exploiter le lipdub pour se faire remarquer dans les espaces numériques de communication et, du coup, intéresser d’éventuels candidats à la chose répressive.
Pause technique: le lipdub, c’est cette chanson interprétée en «playback» par un groupe d’amateurs filmés dans un long plan séquence. C’est aussi une activité promotionnelle qui date d’une autre époque: 2006, sans doute.
Rédigé par Fabien Deglise le Jeudi 15 Avril 2010 à 19h17
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C’est la vidéo-choc de la semaine qui a fait le tour du monde pour attiser l’indignation. C’est la vidéo secrète qui dévoile aussi au grand jour une bavure de l’armée américaine en Irak qui, depuis un hélicoptère, tire sur un groupe d’hommes sans arme et sans reproche, mais avec des crayons: il y avait deux journalistes de l’agence Reuters dans le lot.
L’erreur est inhumaine. Elle a aussi été mise en lumière par un drôle de réseau, très de son temps, WikiLeaks, qui s’est donné pour mission de rendre public des documents secrets d’intérêt en utilisant la force de frappe du net et l’effet magique du web 2.0. Comment? Une petite vidéo de 2 minutes 42 qui a été placée sur Youtube il y a trois jours explique tout ça. Et bien sûr, elle vaut le déplacement…
Tout le monde veut sa télévision! Après le lancement remarqué dans les espaces numériques de communications de TOU.TV, cette grande bibliothèque d’émissions accessibles en ligne, c’est désormais au tour de l’Université de Montréal de lever le voile sur une créature du même genre. Son nom? UniversiTV. Sa vocation? Inscrire la circulation du savoir et favoriser les expérimentations télévisuelles et narratives dans un format qui semble devenir de plus en plus populaire.
Encore jeune, mais pleine d’ambition, cette web télévision offre pour le moment trois rendez-vous: un talk-show mettant en vedette les acteurs de l’actualité politique, sociale et culturelle, une émission humoristique sur la vie étudiante ainsi qu’une série documentaire ouvertement placée dans la marge culturelle montréalaise. Mais ses objectifs sont très élevés: devenir rien de moins qu’«une vraie chaine de télévision étudiante autonome et indépendante au Québec», écrivent les instigateurs de ce projet.
La démocratie en ligne poursuit sa lente construction. Un doute? À partir de la semaine prochaine, la ville de Montréal va commencer en effet à diffuser les délibérations du conseil municipal en direct sur Internet. C’est le bureau du maire, Gérald Tremblay, qui vient d’en faire l’annonce tout en présentant la chose comme un «projet pilote» visant à «mesurer l’intérêt des citoyens à suivre les débats du conseil, et ce, où qu’ils soient».
«L’Internet a beaucoup évolué ces dernières années et nous devons nous adapter à cette réalité, a résumé le maire. Ce canal d’information est aussi une belle occasion de rendre le processus démocratique plus transparent et plus accessible à tous les Montréalais», a indiqué le maire par voix de communiqué.
Dès lundi soir, 19 heures, les internautes pourront donc, sans se déplacer, prendre le pouls de la santé démocratique de la métropole en se rendant sur le site de la ville où la «mise en ondes» des travaux doit être soulignée en page d’accueil, prévient-on. Depuis 2007, les activités du conseil sont livrées aux citoyens en différé dans les univers numériques.
Rédigé par Fabien Deglise le Vendredi 19 Mars 2010 à 11h00
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La mutation la plus étonnante induite par le cyberespace, c’est certainement celle-là: les espaces numériques de communication donnent aujourd’hui la parole à tous. Et plusieurs groupes de laissés pour compte en donnent aujourd’hui une preuve vibrante avec Homeless Nation, un projet pan-canadien qui vise à mettre sur la place publique, dans les mondes virtuels, tous ceux qui sont rejetés ailleurs.
Une vitrine vient d’être ouverte ici.
Cette nation numérique des sans domicile fixe voit très grand avec, dans chaque grande ville du pays, dont Montréal, des équipes d’itinérants invités à filmer leur condition et à en faire part à l’humanité en format vidéo. L’endroit donne également un accès privilégié à une série de blogues sur la question de l’exclusion et de la vie dans la marge, livre des informations pratiques et des espaces pour aider dans la recherche d’itinérants disparus…
L’idée vient du documentariste Daniel Cross, un spécialiste de la mise en images de l’injustice sociale. Il a signé les incontournables The Street et S.P.I.T. - Squeegee Punks In Traffic, deux oeuvres qui l’ont sensibilisé à cette exclusion qu’il cherche à rendre désormais inclusive, avec l’aide de la technologie.
À monter soi-même! Le groupe Pink Martini n’est pas le premier à le faire, mais il le fait bien: pour faire mousser la sortie de sa récente galette, Splendor in the Grass, la formation originaire de Portland (Oregon) invite ses fidèles à «dépoussiérez [leurs] caméras, trouvez un preneur de son, montez une équipe de tournage et auditionnez [leurs] amis [...] pour réaliser son prochain vidéoclip» en prenant l’une des six pièces de l’album. Le concours qui vient d‘être lancé, alimente au passage une vague de fond dans la sphère culturelle qui, de plus en plus, fait appel aux fans pour prendre en charge la création de vidéo et en assurer la promotion en ligne.
L’appel est intéressé, mais il peut aussi être intéressant: l’assembleur du meilleur vidéo doit être récompensé avec classe, assure le groupe qui décrit sur son site le premier prix: «deux billets aller-retour pour Nice, France (départ d’un aéroport majeur de l’Amérique du Nord), trois nuitées pour deux à l’hôtel et deux billets pour assister au concert de Pink Martini au Festival de jazz de Nice le 24 juillet 2010».
Finalement, ça ressemble à du IKEA mais c’est de meilleure qualité!
Rédigé par Fabien Deglise le Jeudi 18 Mars 2010 à 10h57
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L’aventure PIB, cet incroyable web-documentaire de l’Office national du film (ONF) qui cherche à témoigner de l’impact humain de la crise économique, se poursuit avec la mise en ligne aujourd’hui d’un nouveau document vidéo consacré à la Boîte à bleuets, ce cabaret communautaire d’Alma au Lac-Saint-Jean frappé lui aussi par une économie qui vacille. Le portrait est attachant et mérite un détour de quelques minutes.
Depuis septembre dernier, des équipes de l’ONF sont partis à la conquête du pays pour mettre en image le visage humain de la crise, d’Edmonton en Alberta à Saint-George-de-Beauce au Québec en passant par Sudbury en Ontario et Cookville au Nouveau-Brunswick. On y parle finance, agriculture, arts et médias, main-d’oeuvre ou transport, le tout par l’entremise de récits vidéo mais également d’essais photographiques et de commentaires (écrits ou vidéo) laissés par les internautes. Parce que tout ça, se joue effectivement dans le web 2.0.
Rédigé par Fabien Deglise le Mardi 09 Mars 2010 à 16h30
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Quelle belle initiative que celle des cousins du Monde qui consacrent désormais sur une page complète de leur site aux webdocumentaires, ces documentaires conçus spécialement pour diffusion sur le Net.
Le catalogue est fort riche. On y retrouve ce document étonnant sur la jeunesse cubaine vivant séparée par 150 km entre La Havane et Miami, un retour sur la libération de Nelson Mandela ou encore sur la production d’oeufs en batterie ou sur les 20 ans de la chute du mur de Berlin. Entre autres.
Ces oeuvres font partie d’un tout, dont le quotidien explique les enjeux et origines ici. Elles marquent aussi un point tournant — un début de mutation, quoi! — dans la diffusion de l’informations et la mise en scène du documentaire au temps du 2.0. Une mutation qu’on rêve forcément voir se propager partout sur la Toile.