Éducation
À quoi rêve la génération de 15-24 ans en France? Que veut-elle? Où va-t-elle? Et en passant, par quel canal numérique, compte-t-elle s’y rendre? Voilà les grandes questions que se pose le gouvernement français qui a décidé, dans un geste étonnant, de tirer les choses au clair avec… La Grande Consult, un vaste sondage en ligne visant à mieux comprendre les aspirations de la génération branchée et montante. L’initiative mérite d’être soulignée.
Ça se passe comme ça: en ligne, à cet endroit, les «djeunsss», comme on dit là-bas, sont invités à répondre à près de 200 sondages différents portant sur des thèmes variés: études, santé, argent, famille, amis… Des espaces de conversation, parce qu’il faut bien vivre au temps du web 2.0, ont également été mis en place. Ce coup de sonde magistral a été mis en place avec la collaboration de la radio Skyrock, une antenne réputée pour sa capacité à faire vibrer les masses émergentes.
Tout le monde veut sa télévision! Après le lancement remarqué dans les espaces numériques de communications de TOU.TV, cette grande bibliothèque d’émissions accessibles en ligne, c’est désormais au tour de l’Université de Montréal de lever le voile sur une créature du même genre. Son nom? UniversiTV. Sa vocation? Inscrire la circulation du savoir et favoriser les expérimentations télévisuelles et narratives dans un format qui semble devenir de plus en plus populaire.
Encore jeune, mais pleine d’ambition, cette web télévision offre pour le moment trois rendez-vous: un talk-show mettant en vedette les acteurs de l’actualité politique, sociale et culturelle, une émission humoristique sur la vie étudiante ainsi qu’une série documentaire ouvertement placée dans la marge culturelle montréalaise. Mais ses objectifs sont très élevés: devenir rien de moins qu’«une vraie chaine de télévision étudiante autonome et indépendante au Québec», écrivent les instigateurs de ce projet.
Le projet est complètement fou mais il est fascinant: construire collectivement la mémoire socio-historique de la culture internet du Québec. C’est la mission que vient de se donner Pssstopedia, qui se présente, en ligne, comme est «un projet ludique, éducatif et historique».
L’idée est simple: sur la base des wiki, ces bassins numériques de connaissances bâtis collectivement sur la Toile, Pssstopedia souhaite documenter rien de moins que l’aventure du web au Québec avec ses «acteurs, URLs, sa mémétique, quelques projets cultes, ses ratés, ses succès ou ses trolls (non!!!)», le tout pour «le plaisir d’avoir connu ou de reconnaître ce qui s’est passé entre la version 0.1 à 2.0» de l’Internet, peut-on lire.
De 1970 à 2010, quelques grandes lignes ont pour le moment été posées, des lignes dans lesquelles Le Devoir — un des premiers quotidiens à avoir eu une existence numérique ici —, Branchez-Vous — un des premiers portails du Net — mais aussi La Toile du Québec, Copernic, L’Infobourg ou encore NetGraphe occupent une place de choix. Pour le moment, la suite et les détails sur ces acteurs- clefs, étant désormais entre les mains des internautes qui s’en souviennent, avec nostalgie ou pas.
Qui a dit qu’il fallait vivre avec son temps? Certainement l’université de Tufts au Massachussetts qui est sur le point de révolutionner le concept de d’admission. Comment? En permettant désormais à ses futurs élèves de soumettre leur candidature, en format vidéo et par l’entremise du réseau de partage Youtube. Non: on n’arrête pas le progrès.
C’est le Christian Science Monitor qui vient de lever le voile sur cette mutation sociale. La publication en ligne propose également quelques exemples de candidatures soumises qui révèlent autant la créativité des générations montantes que la popularité de ce nouveau mode d’admission. Depuis qu’elle a modifié ses règles administratives, pour les inscrire dans la logique du web 2.0, l’Université croule en effet sous les vidéo de 60 secondes. On ne s’en étonne pas.
La British Library mettra gratuitement en ligne plus de 65 000 romans du XIXe siècle. La bibliothèque numérisée comprendra notamment des œuvres de Jane Austen, Charles Dickens et Thomas Hardy. Le cadeau aux internautes du monde entier pourra être déballé dans quelques semaines.
Le projet est financé par Microsoft et fait évidemment directement concurrence aux mégaplans de Google, qui souhaite numériser et diffuser «tous les livres de tous les temps». La numérisation d’ouvrages du XIXe siècle paraît d’autant plus intéressante que les «vieux livres» demeurent négligés par les compagnies commerciales qui préfèrent se concentrer sur les ouvrages récents.
La bibliothèque nationale britannique a refusé de dévoiler les termes de l’entente avec Microsoft, tout en parlant d’une entente «extrêmement généreuse». Selon le Times de Londres, le projet pilote pourrait éventuellement s’étendre au livre du début du XXe siècle, du moins à ceux toujours libres de droit.
Les ouvrages du XIXe siècle ne sont plus protégés par le droit d’auteur. En Grande-Bretagne, la protection assure une couverture qui tient 70 ans après la mort de l’auteur.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Dimanche 07 Février 2010 à 22h47
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Ça se passe comme ça en 2010: pour trouver ses prochaines perles rares du marketing, de la comptabilité, des ressources humaines et de la création de produits, la multinationale du cosmétique, L’Oréal, a décidé de lancer… un jeu en ligne, à l’attention des jeunes diplômés. Simplement baptisé Reveal by L’Oréal, l’endroit propose une immersion numérique dans l’univers mondialisant et branchouillé du marchand de crèmes hydratantes et de lotions pour les cheveux. Le tout est accompagné d’un questionnaire qui subtilement évalue les compétences et la psychologie du candidat, en vue de séparer le bon grain de l’ivraie.
Avec sa facture franchement Second Life — un monde virtuel qui plait aux jeunes —, ce projet de recrutement se retrouve au croisement du jeu vidéo, du Web 2.0 et de l’apprentissage numérique — e-learning, comme disent les anglos. Il s’inscrit aussi dans une tendance lourde qui vise à mieux communiquer avec la e-génération qui se prépare à former les masses laborieuses de demain. «Ce sont des jeunes qui bousculent nos habitudes, mais qui sont à la fois ouverts sur l’international, passionnés d’Internet, optimistes, créatifs, entreprenants… Et qui nous intéressent beaucoup», résume François de Wazières, directeur international du recrutement chez L’Oréal, dans les pages du L’Echo.fr.
Au terme de cette balade dans le monde binaire du nouveau recrutement, les meilleurs participants peuvent être invités à soumettre un CV en ligne ou mieux à passer deux jours dans la filiale L’Oréal de leur pays. Parce que dans la vie, comme chez la multinationale, le jeu en ligne c’est bien. Mais il faut aussi en sortir.
Il faut vivre avec son temps. Le Cégep André-Laurendeau a décidé de ne pas manquer le virage de la télévision sur le Web mais également des médias interactifs en lançant deux nouveaux programmes pré-universitaires. Tout ça commence à l’automne 2010 et fait déjà saliver les adeptes du web 2.0. Un doute? Les étudiants vont en effet être plongés dans l’histoire et l’écologie des médias mais également se frotter à l’animation 2D et 3D, aux procédés expressifs de la web-télé et à la réalisation des contenus sonores, visuels et interactifs, prévient l’institution scolaire.
L’entrée des nouveaux espaces de communication à l’école n’est d’ailleurs pas un phénomène récent. En Grande-Bretagne, la récente réforme des programmes scolaires a décidé de faire une place de choix à l’enseignement de l’art du blogue, du microclavardage, du wiki et de la baladoffusion. Demain sera donc différent, et la mutation semble vouloir commencer aujourd’hui.
L’École de journalisme de l’université Columbia (The J-School) a réussi à financer la création d’un nouveau centre entièrement dédié au «journalisme numérique». Le Tow Center for Digital Journalism a amassé une quinzaine de millions $ pour mener à bien son projet.
L’École va mettre l’accent sur l’enseignement du journalisme pour les nouveaux médias et sur la recherche pour aider l’industrie des médias à plus facilement se convertir à cette pratique en ligne.
«En créant ce centre, nous pensons réussir à comprendre beaucoup mieux comment les médias se transforment et plus particulièrement comment la production journalistique est créée, lue, regardée et échangée en ligne», explique Bill Grueskin, doyen des affaires académiques de l’université new-yorkaise. «Notre but est d’utiliser ce centre à la fois pour bonifier le programme d’enseignement offert à nos étudiants et pour fournir des données et des idées dont l’industrie a besoin pour prospérer.»
L’École espère embaucher un directeur pour son Centre d’ici le début de l’été. La date officielle d’ouverture de la nouvelle institution n’a pas encore été annoncée.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Dimanche 17 Janvier 2010 à 11h51
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Qui a dit qu’il fallait vivre avec son temps? Certainement la jeune Tess Chapin, 15 ans, originaire du Queens de New York, qui vient de se faire priver de sortie pendant 5 semaines par ses parents pour ne pas être rentrée à l’heure prévue, un soir où en plus elle a consommé de l’alcool. Le problème, c’est que l’ado n’accepte pas la sanction et a décidé de riposter par l’entremise du site de socialisation en ligne Facebook où elle vient de créer un groupe pour qu’on lui vienne en aide. L’endroit a été baptisé «1000 to get tess ungrounded» (traduction libre : 1000 personnes pour libérer Tess). On n’arrête pas le progrès.
«C’est mon enfance qui se joue ici, écrit-elle en substance. S’il vous plait, joignez vous à ce groupe pour convaincre mes parents de lever la sanction, s’il vous plait, s’il vous plait...»
À ce jour, plus de 1100 personnes ont d’ailleurs répondu à l’appel de la jeune fille y allant même de quelques messages de réconfort ou de mises en perspective de la punition vécue difficilement et numériquement par l’ado: «Souviens toi Tess, dit Clifford Olney Sr. Maman et Papa vont toujours être là même quand tes amis vont te quitter». «Cinq semaines, c’est beaucoup, ajoute une certaine Lisa. Mais au moins tu as conservé le droit d’utiliser ton ordinateur.»
Toutefois, malgré le succès de son entreprise, Tess ne semble pas encore sur le point de retrouver sa liberté relate le New York Times qui a rencontré la jeune fille et sa «méchante» mère. «Son père voulait lui donner trois mois de punition, dit d’ailleurs Jennifer Iselin Chapin, une environnementaliste de la Grosse Pomme. Je réclamais un mois. Nous avons donc trouvé un compromis.» Quand à Tess, elle vient de découvrir que même en mode 2.0, la révolte des ados ne mène finalement pas très loin.
Rédigé par Fabien Deglise le Samedi 16 Janvier 2010 à 10h59
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3,5 millions de personnes affectées, 300 000 sans-abris, 10% des habitations de Port-au-Prince détruites et entre 40 000 et 50 000 morts: les premiers bilans officiels du tremblement de terre qui a frappé Haïti sont terribles. Les Nations Unies aussi sont directement touchées. Une centaine d’employés des différentes agences de l’organisation manque toujours à l’appel et plus de 35 décès de membres du personnel onusien ont déjà été confirmés.
L’Unesco, l’agence pour la science, la culture et l’éducation indique que huit des quatorze membres de son équipe dans le pays, tous Haïtiens, n’ont toujours pas été localisés.
Par ailleurs, l’agence plaide en faveur d’une reconstruction rapide du système d’éducation d’Haïti. «Si les efforts des secours d’urgence sont la priorité, l’Unesco prépare un plan d’action rapide pour remettre sur pied des services d’éducation», indique sa directrice générale, Irina Bokova. «La destruction de l’université de Port-au-Prince et de nombreuses écoles secondaires et primaires lors du tremblement de terre de mardi, ajoutée à la perte d’enseignants et d’élèves, constitue un recul dramatique pour un pays déjà affecté par d’autres catastrophes.»
La directrice générale a dépêché à Port-au-Prince un envoyé spécial, Bernard Hadjadj, pour évaluer les besoins immédiats.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Vendredi 15 Janvier 2010 à 09h06
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Le site de socialisation numérique Facebook ne fait pas encore d’argent, mais il continue encore d’en dépenser pour son avenir et celui désormais des générations montantes. L’entreprise américaine offre en effet depuis quelques jours des bourses d’étude généreuses aux étudiants de doctorat, de partout sur la planète, qui s’intéressent à l’économie de l’Internet, aux réseaux sociaux (bien entendu) mais aussi à la construction de bases de données et aux langages informatiques.
Baptisé simplement «Facebook Fellowship Program», l’aide financière du géant du réseautage, peut atteindre 40 000 $ qui permettent également de voyager et d’acquérir du nouveau matériel informatique, expose la note déposée sur son site.
En toute transparence, la compagnie met d’ailleurs les cartes sur table: «chaque jour Facebook fait face à des problèmes techniques complexes et nous croyons qu’une relation étroite avec les milieux académiques va nous permettre de résoudre la plupart d’entre-eux.»
Rédigé par Fabien Deglise le Lundi 11 Janvier 2010 à 06h15
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Inciter les enfants à avoir une bonne «hygiène numérique». Voilà ce qu’enseigne aux États-Unis l’organisme WiredSafety aux parents qui se préoccupent sérieusement de la vie virtuelle de leur progéniture.
Ces parents seraient d’ailleurs de plus en plus nombreux à chercher à mieux comprendre le phénomène des réseaux sociaux et autres espaces numériques de communication dans lesquels leurs enfants aiment se perdre, indiquent les collègues du quotidien belge Le Soir. Tellement, que la prestigieuse université californienne de Stanford vient d’ailleurs d’ouvrir une classe pour parents en quête de réponses sur Facebook. C’est normal: leurs enfants ne peuvent pas les renseigner sur le sujet, ils sont toujours en ligne.
Rédigé par Fabien Deglise le Jeudi 24 Décembre 2009 à 07h04
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Que font les enfants de 12 à 7 ans dans le cyberespace? Simple: ils s’intéressent à Youtube, Facebook mais aussi au sexe et à la pornographie.
C’est en tout cas le portrait étonnant d’une jeunesse décadente que trace la compagnie Symantec, spécialiste de la sécurité des réseaux, qui vient de dévoiler sa liste annuelle des mots clefs les plus utilisés dans les recherches des jeunes en ligne cette année. Et ce, on s’en doute, pour mieux sensibiliser les parents et leur vendre des systèmes de contrôle pour l’ordinateur familial.
Le Huffington Post détaille les résultats de cette analyse de contenu. En substance, on y découvre que le mot «porn» arrive au 4e rang des recherches les plus prisées par les 7 ans et moins — on répète: les 7 ans et moins — cette année. Juste devant «Facebook», «Google» et «Youtube». Les 12 à 8 ans, eux, sont déjà passés à autre chose en plaçant pour leur part le mot «sex» dans le top 5 des requêtes les plus fréquentes et relayant la «porn» au 11e rang. Belle jeunesse, comme dirait l’autre.
Rédigé par Fabien Deglise le Lundi 21 Décembre 2009 à 06h58
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L’université d’Ottawa ouvre son jeu. Elle devient «la première université canadienne à adopter un programme complet de mesures appuyant l’accès libre et gratuit à la recherche», selon son communiqué. Le nouveau programme promet un accès libre et gratuit à toutes les recherches universitaires et un fond d’aide aux éditeurs pour assurer la diffusion en libre accès des ouvrages parus sur papier. Le catalogue des Presses de l’Université d’Otttawa (PUO) sera numérisé et diffusé sur internet. Le matériel pédagogique sera aussi disponible librement. Ces projets découlent de la signature du Compact for Open-Access Publishing Equity qui force la diffusion massive d’informations par ailleurs toujours produites selon les règles savantes. L’université d’Ottawa rejoint les intstitutions universitaires de Cornell, Darmouth, Harvard et UCLA dans le pool des pionniers de la transparence.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mardi 15 Décembre 2009 à 12h52
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