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Une nouvelle dérive d’animateurs d’une radio de la capitale pousse le Conseil de presse du Québec à réclamer la tenue d’un débat public «sur la façon de pratiquer le journalisme d’opinion, notamment à la radio, tout en respectant les droits fondamentaux».
La proposition accompagne une décision diffusée hier par le tribunal d’honneur de la profession journalistique.
Des animateurs de l’émission «Dupont le midi» et la station CHOI 98,1 FM Radio X ont reçu un blâme du Conseil pour des propos jugés «méprisants» et «inexacts» à propos des assistés sociaux mais aussi des travailleurs sociaux…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Samedi 17 Avril 2010 à 08h39
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L’anonymat des commentaires laissés sur les sites d’information n’est peut-être pas là pour rester. Et comment! Exposés à des controverses induites par des internautes à visage couvert, désolé par l’agressivité de certaines phrases laissées, sous un pseudonyme, à la fin d’un article, plusieurs entreprises de presse remettent sérieusement en question ce principe du commentaire anonyme qui foisonne sur la Toile depuis des années.
Selon le New York Times, qui met le doigt sur le bobo, le Washington Post va revoir sa politique en la matière au cours des prochains mois et songe à donner plus de visibilité aux commentaires assumés par leurs auteurs plutôt qu’aux autres, peut-on lire. Le Huffington Post pourrait en faire autant alors que le New York Times et le Post demande désormais aux commentateurs de montrer pattes blanches.
Alors qu’aux États-Unis, une juge est aujourd’hui dans l’eau chaude à cause de commentaires anonymes, comme le Sismographe l’indiquait ici, une question s’impose: Sommes nous là devant le début d’une tendance?
C’est l’époque qui veut ça: La grammaire de l’information est en plein bouleversement et le journaliste Matthieu Dugal veut certainement en faire la preuve avec Tout le monde s’en fout (TLMSF), une émission expérimentale qui a pris son envol cette semaine sur les ondes du Canal Vox de Québec et, bien sûr, dans les espaces numériques de communication.
Diffusée sur le web, cette rencontre informative vise à amener la radio à la télévision et la télévision à la radio en passant par le Net. Les grandes lignes sont d’ailleurs exposées ici, dans le cadre du chapitre un de cette aventure.
En plus d’être la première émission de radio et/ou télé et/ou web «filmée avec des appareils photos», TLMSF veut également mettre à l’honneur «l’information sous le radar», ces «sujets intéressants sans tribune», résume le producteur Erik Tremblay. L’«emo-journalism», cette construction émotive de la nouvelle, est d’ailleurs au centre de ce premier volet diffusé depuis les bureaux d’iXmédia à Québec. «On connait la radio de Québec pour ses moins bons coups», dit M. Dugal qui, en prenant la barre de cette expérience médiatique cherche du coup à prouver que la Vieille Capitale, loin de la radio poubelle qui est la sienne, arrive aussi à se faire moderne. Bravo.
C’est fini. Les cinq journalistes-cobayes provenant de radios publiques francophones ont terminé l’expérience consistant à ne s’alimenter qu’à des réseaux sociaux pour obtenir des informations.
L’expérience a duré une semaine. Le quintette de pros était enfermé dans une ferme du Périgord d’où il jugeait le monde uniquement à partir des liens trouvés sur Twitter et Facebook.
Ce matin, sur les ondes de Radio-Canada, le participant québécois Janic Tremblay a tiré deux conclusions. Il a d’abord souligné que de suivre les flux constants était épuisant, confirmant du même coup l’importance de filtres professionnels (comme les journalistes) pour permettre à tous et chacun de s’y retrouver. Il a ensuite souligner l’importance de «cultiver» son réseau, de bien le constituer quoi, ce qui sort du tuyau dépendant de son branchement.
«Je savais que Twitter relayait l’info rapidement mais je ne me rendais pas compte à quelle vitesse», a résumé Benjamin Muller, de France Info, un autre participants. «Là, j’ai réalisé qu’une fois l’info tombée, en trois minutes une cinquantaine de personnes la relancent, et elle continue à se propager à une rapidité incroyable.»
Lui aussi a souligné que les médias traditionnels ont l’aventage de «décrypter» l’info tandis que les réseaux sociaux la relaient vite, mais sans discrimination. «C’est bien, ça va vite, c’est court, et on est au courant de tout. On peut dire que c’est le plus grand service de presse du monde ! Twitter est plus professionnel, plus informatif que Facebook, c’est un outil sérieux pour la promotion. Il ne faut pas opposer les réseaux sociaux aux médias traditionnels, ils se complètent.»
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Vendredi 05 Février 2010 à 13h10
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C’est aujourd’hui que débute l’expérience «Huis clos sur le net». Cinq journalistes des Radios francophones publiques (RFP) sont enfermés du 1er au 5 février dans un gîte du Périgord, en France. Ils sont coupés des médias traditionnels et n’ont accès qu’à Twitter et Facebook.
L’idée, c’est évidemment de découvrir comment on voit le monde à partir de ces lorgnettes virtuelles.
Janic Tremblay, de Radio-Canada, participe à l’expérience inédite, avec ses confrères de France Info, France Inter, RTS (Radio Télévision Suisse) et RTBF (Radiotélévision belge de la Communauté française). M. Tremblay a livré un premier témoignage ce matin, à l’émission Maisonneuve en direct. Il a proposé des manchettes glanées sur le net concernant la visite de Jean Charest en Inde et la contestation qui s’organise autour de l’amiante québécoise transformée par des ouvriers indiens, le prochain sommet du G20, un nouvel attentat meurtrier à Bagdad et le refus de l’administration Obama de financer des missions habitées vers la lune.
Pas mal. M. Tremblay a aussi et surtout déniché une information concernant des manifestants démocrates qui s’activent le dernier jour de chaque mois, à Moscou. Il a même réussi à joindre par téléphone, dans sa cellule, un des manifestants arrêtés hier par la police russe.
Les participants alimentent un blogue commun. «C’est un clin d’œil, évidemment ! Je le répète encore et encore : je ne participe pas au Huis Clos sur le Net pour démontrer la suprématie des médias dits “traditionnels” sur les nouveaux médias. C’est (re)dit.», y écrit Anne-Paule Martin, la seule femme du groupe de journalistes-cobayes. «Mais je dois avouer que moins de 24 heures après le début de l’expérience, je trouve aux journaux, aux flashs radio et aux téléjournaux une savoureuse qualité. Ils permettent au moins de dormir.» Elle explique ensuite avoir été suralimentée de gazouillis, pendant une partie de la nuit, au sujet des résultats des Grammy Awards.
L’expérience se poursuit toute la semaine. Janic Tremblay a promis de n’utiliser que Facebook et Twitter (sans remonter vers les sources des hyperliens) pendant une des quatre prochaines journées.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Lundi 01 Février 2010 à 12h56
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Minustah FM, la radio de l’ONU en Haïti, a recommencé à émettre ses programmes depuis hier soir. Des techniciens de Radio France ont aidé à remettre sur pied les installations de la station.
Sur le site de la radio des Nations unies, le journaliste Franklin Molibah-Sese explique comment les Français ont réussi à rendre fonctionnelles les installations.
Pour l’instant, la diffusion se limite à la capitale Port-au-Prince. Elle devrait s’étendre à d’autres régions après la réparation des grands émetteurs situés sur les hauteurs de la ville pour couvrir une zone beaucoup plus étendue. L’équipe de Radio France évalue également les besoins de plusieurs autres radios mises hors service afin de faciliter leur redémarrage.
Le FM onusien a réussi à obtenir deux fréquences locales à savoir les 106.1 et 94.9 FM. L’une d’elle appartient à Haïti inter, radio dont est propriétaire l’haïtienne Michèle Montas, ancienne porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.
Avant la tragédie, minustah FM diffusait un ensemble de programmes réalisés par l’unité radio de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, la MINUSTAH, précisément. Elle produisait des bulletins d’informations en français et en créole, «des débats et analyses, des reportages au plus près du quotidien des Haïtiens et Haïtiennes et des programmes musicaux et sportifs», précise la destription officielle qu’on peut lire ici.
La station onusienne va maintenant ouvrir ses studios aux animateurs des autres stations détruites ou inopérantes. Deux douzaines d’animateurs seraient déjà en mesure de reprendre le micro.
La radio s’avère un média essentiel pour rejoindre la population d’une zone dévastée par une catastrophe. Encore plus en Haïti où la radio demeure le média le plus populaire.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mardi 19 Janvier 2010 à 17h13
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La couverture du tremblement de terre qui a frappé Haïti est abondante. Mais elle est aussi parfois originale. À preuve, le New York Times vient de mettre en ligne une carte interactive et en construction permanente qui permet d’appréhender la catastrophe par la géographie de Port-au-Prince, la capitale. Comment? En cliquant ici sur le rue Pavee pour en voir quelques images désolantes, en déplaçant son curseur vers le sud pour un reportage à chaud sur un autre coin dévasté où sur un bâtiment qui a perdu ses bases. Entre autres.
Il n’y a pas que les nouveaux médias qui s’agitent pour relayer des informations sur la misère qui s’abat sur Haïti. La fédération cubaine des radioamateurs a activé une fréquence radio d’urgence pour témoigner des conséquences du séisme et pour planifier led mesures d’urgence. Les communications sont quasiment coupées sur l’île et le bon vieux système radio fait encore ses preuves de résistance aux pires conditions.
La fréquence radio (7045 kHz et 3720 kHz) est donc maintenant réservée aux radioamateurs haïtiens qui souhaiteraient l’utiliser comme moyen de communication vers l’extérieur, notamment en cas de répliques du séisme. Les sites internet spécialisés, comme International amateur radio union ou Onlineradio, ont relayé l’information. Les radioamateurs non-haïtiens sont priés de ne pas utiliser cette fréquence mais de l’écouter avec attention, selon ce qu’en dit le Nouvelobs.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mercredi 13 Janvier 2010 à 14h57
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Ça devait être le mariage du siècle, symbole d’une nouvelle façon de produire et de diffuser l’information au temps du presque web 2.0. Et pourtant, ça n’a pas fonctionné.
À l’occasion du 10e anniversaire de l’union manquée entre le géant de l’Internet AOL et le spécialiste des contenus, Time Warner, le New York Times revient aujourd’hui sur cet incroyable fiasco en donnant la parole à deux acteurs principaux de cette aventure: Stephen M. Case, co-fondateur d’AOL et Gerald M. Levin, ancien boss de Time Warner.
Sans compromis — ou presque — ils y exposent leurs motivations passées et surtout les raisons de leur divorce, le tout dans une sorte de leçon d’histoire à méditer, pour ne pas remettre les pieds au même endroit. Par exemple.
Selon une étude du Conference Board du Canada (CBC) dévoilée hier, la récession mondiale aura entraîné la perte d’environ 14 000 emplois en 2009 dans le secteur culturel au Canada et des baisses de revenus de quelque 3,1 milliards$. Ce sont les dépenses à la baisse des entreprises, tant pour l’achat de produits culturels que pour de la publicité, qui ont fait le plus mal aux organismes et industries du milieu culturel. Les plus grandes victimes: les médias écrits et le secteur de la radiodiffusion qui dépendent tout deux étroitement de la publicité. Quant aux autres organismes culturels, dont les musées, le CBC évalue à 16% la chute anticipée de leurs revenus issus de fonds de dotation ou de dons. L’emploi reculera de 2,3% dans le secteur culturel, un secteur de l’économie qui employait 1,1 million de personnes au Canada en 2007 et dont le quart était des travailleurs autonomes. Vivement 2010.
Rédigé par Isabelle Paré le Mercredi 16 Décembre 2009 à 16h40
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Quelle belle initiative que celle du Théâtre français — ça, c’est une «affaire» qui relève du Centre national des arts — qui, pour faire mousser sa programmation 2009-2010 a décidé de nous servir une série de rencontres en baladodiffusion. Oui, c’est pas parce qu’on a 40 ans qu’il faut s’abstenir de vivre avec son temps.
Le premier face-à-face de la saison vaut d’ailleurs fortement le détour puisqu’il met en vedette le génialissime dramaturge Wajdi Mouawad, actuellement directeur artistique du Théâtre français, et le critique des critiques Robert Lévesque, un ancien de la maison du Devoir, autour d’un thème simple: la critique théâtrale comme engagement et résistance. La rencontre, d’une heure, a été enregistrée en toute simplicité dans le cadre des rencontres du midi, présentées dans la Quatrième salle du CNA à Ottawa, au début du mois d’octobre. Elle persiste depuis dans le cyberespace pour permettre aux absents d’y assister plus tard, «comme si vous y étiez», prétend l’organisme fédéral. Avec raison.
Rédigé par Fabien Deglise le Vendredi 30 Octobre 2009 à 11h15
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Première exploration ce matin de l’Espace jazz, la webradio lancé hier par Radio-Canada.
Si vous aimez le jazz et ses dérivés, que vous êtes curieux et que vous appréciez qu’on vous surprenne, l’Espace jazz est pour vous. À la manière d’un lecteur en mode aléatoire, l’interface vous livre des pièces à la queue leu leu à partir de la vaste collection que la radio de Radio-Canada a accumulée avec les années. Pour calibrer la séquence des pièces, on a créé des listes aléatoires basées sur les genres, les instruments, les thèmes, les tons. Pas possible donc de chercher une pièce, un artiste ou un album en particulier. Par contre, si une pièce attire votre attention, un bouton permet d’envoyer la référence par courriel. Pratique si l’on veut se la procurer.
Rédigé par Benoît Munger le Jeudi 12 Mars 2009 à 08h47
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