On savait déjà que ce sont les vieux qui surfent sur la toile, enfin, en Occident, où l’âge moyen de l’utilisateur dépasse la quarantaine. En Chine par contre, c’est un outil des plus jeunes, de gens dans la vingtaine.
On se fait maintenant confirmer que le microblogage n’intéresse pas plus la belle jeunesse qui laisse ses parents juger le monde en 140 caractères.
À peine 8 % des ados américains utilisent Twitter selon les données d’une enquête du Pew Center dévoilée hier. Ils préfèrent de loin envoyer des textos et se brancher sur Facebook.
Les résultats d’une récente enquête du Centre d’étude sur les médias de l’université Laval Centre pointent vers les mêmes conclusions. Les jeunes québécois aussi boudent le macroréseau des minicommentaires.
Continuons. Les filles (13%) américaines sont un peu plus attirées par les gazouillis électroniques que les garçons (7%). Les plus «vieux» ados, plus près de la vingtaine, se laissent aussi un peu plus tenter.
Les blogues n’ont pas davantage la faveur des «teens». Ou de moins en moins en fait, ce qui paraît très étonnant. Ils étaient 28% à bloguer en 2006. Ils ne sont plus que 14%.
Pendant ce temps, le nombre de blogueurs adultes s’est stabilisé. Dans le cas des jeunes, les experts attribuent la chute au déclin de MySpace, qui n’attirent plus les ados maintenant drainés vers Facebook. MySpace, c’est tellement 2005…
Les experts cités dans le Washington Post relient ces données à différentes conception du réseau. Pour les vieux, à la limite professionnelle, la toile à la taille du monde. Pour les jeunes, les liens sociaux entretenus virtuellement ressemblent finalement assez à ceux développés réellement.
Bref, Twitter donne l’illusion de s’adresser à tous, tandis que Facebook permet de garder contact avec ses vrais amis.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Jeudi 04 Février 2010 à 09h05
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