Pour certains, c’est la suite normale des choses. Pour d’autres, c’est l’annonce du pire à venir: dans les prochains mois, le réseau de socialisation Facebook devrait permettre à ses 400 millions d’usagers — ça, c’est 57 fois la population du Québec! — de partager une nouvelle information par «status» interposés: l’endroit précis où ils se trouvent dans l’espace et le temps et ce, par l’entremise d’une application de géolocalisation.
C’est le New York Times qui l’a appris de sources sûres. Le dévoilement de cette nouvelle fonction devrait être faite fin avril lors de la rencontre annuelle des hauts placés de l’empire du réseautage numérique avec les développeurs de programmes — le f8 pour les intimes — organisée cette année à San Francisco.
Cette «mise à jour» semble d’ailleurs anticipée depuis novembre dernier, moment où Facebook a décidé de revoir sa politique de confidentialité et protection de renseignements personnelles. On y lit désormais que lorsque qu’un usager «partage [sa] position géographique avec quelqu’un d’autres ou qu’il ajoute cette information à un commentaire, cela va être traité comme n’importe quel autre contenu».
Dans des espaces de communication prônant la conversation perpétuelle et où la logique de transparence est poussée à l’extrême, le pas franchit par la maison du jeune Mark Zuckerberg est certainement perçu comme un outil de plus pour afficher son authenticité. Une quête qui pourrait toutefois avoir un prix: quelques entraves possible aux libertés individuelles, avec cette fonction qui risque vite, si elle est mal utilisée, de devenir une autre source de surveillance en mode 2.0. Qui sait?
Rédigé par Fabien Deglise le Jeudi 11 Mars 2010 à 07h04
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