Se payer un journaliste

imageFaire un tour de vélo avec Pierre Foglia? 1500$. C’est le même prix pour passer une journée à Wall Street en compagnie de Sophie Cousineau. Pour 1000 $, on peut boire du vin italien au restaurant Latini en compagnie de Vincent Marissal ou «critiquer une bonne table» avec Marie-Claude Lortie. Jogger avec Yves Boisvert ne coûte que 600 $, pour l’instant. Tous ces journalistes de La Presse ont décidé de se mettre eux-mêmes aux enchères dans le cadre de l’incontournable Grande Guignolée des médias. L’étonnant exercice mêlant la charité et l’autopromotion fait bien rigoler le clown acide de La Clique du Plateau. D’autres médias, comme Radio-Canada, offrent des prix alléchants sans pousser la prétention jusqu’à y mêler leurs reporters ou animateurs vedettes. 

  Vos commentaires

  1. c’est carrément devenu l’industrie de la charité.
    Presque dégoûtant de voir et d’entendre ce détournement ou cette manipulation de la générosité au profit de l’égo.

    http://lebloguedediane.blogspot.com

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La production, la diffusion et la consommation de la culture se transforment radicalement. Musique téléchargée, cinéma ou opéra numériques, livres dématérialisés, vente aux enchères ou télé sur internet, médias et industries culturelles en crise: ce blogue collectif des journalistes du Devoir propose de sonder les espaces culturels en mutation pour enregistrer les bouleversements en cours

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