Le chat sort finalement du sac: la révolution sociale induite par Facebook aurait finalement un énorme prix. Et c’est les p’tits couples qui se préparent à le payer.
En effet, le vaste réseau d’échange, et surtout de construction d’identité virtuelle, peut se révéler hautement dangereux pour… la vie amoureuse en attisant la jalousie, mais aussi en devenant source de conflits et de néfastes suspicions, indique une étude menée par le Département de psychologie de la chic Université de Guelph, en Ontario.
Plus de 300 adeptes de cet espace de socialisation, âgés de 17 à 24 ans, ont été soumis à la question par une équipe de recherche pilotée par Serge Desmarais. Les répondants passaient en moyenne 40 minutes par jour sur leur profil Facebook et possédaient entre 25 et 100 «amis». Et c’est bien là le drame pour ceux impliqués dans une relation sentimentale.
«Nos données montrent un lien significatif entre le temps passé sur Facebook et la croissance du sentiment de jalousie associé à des comportements à l’intérieur de ce réseau», écrivent les auteurs dans la dernière livraison de la revue CyberPsychology & Behavior.
Pour cause. La transparence qui vient avec Facebook permet désormais l’accès à des informations sensibles sur son partenaire, informations qui, dans le monde matériel, pouvaient être tenues secrètes. Il est question ici du passé sexuel, des amitiés, des détails de soirées d’filles ou d’gars, des photos de voyage dans le sud à d’autres époques… entre autres.
Conséquence: Facebook expose ses usagers en couple à des informations qui torturent l’esprit mais aussi qui les incitent à accroitre la surveillance de l’âme soeur alimentant encore plus la jalousie, indiquent les chercheurs. Ce qui confirme du coup ce qu’on savait déjà: la modernité, loin de nous aider à devenir meilleur — comme plusieurs le prétendent — nous permettrait simplement à rester humain!
Rédigé par Fabien Deglise le Mercredi 12 Août 2009 à 09h28
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