Pour une fois, la réglementation précède la révolution. La commission fédérale du commerce américain (FTC) veut imposer des règles sévères aux blogueurs et autres internautes qui font la promotion de produits ou de services contre rémunération, en argent ou en nature. À compter du 1er décembre prochain, ces activités commerciales vont devoir se faire dans la plus grande transparence, prévient l’organisme américain, sous peine d’amende pouvant atteindre 11 000$ US.
Dans ce nouveau cadre, un blogueur spécialisé en vin qui commente un produit qu’un vignoble lui a envoyé gratuitement va devoir l’indiquer clairement dans son billet. Même chose pour les tests de crèmes hydratantes, de gommes balounes, d’automobiles ou encore pour les commentaires élogieux sur le vélo-partage surtout s’ils sont motivés et financés par l’entreprise à l’origine du service.
Dans son document de 81 pages, la FTC dit vouloir ainsi faire le ménage dans le cyberespace en luttant contre la publicité déguisée. Une demande maintes fois formulée par les groupes de défense des consommateurs, aux États-Unis du moins, qui, face à la redéfinition des contours de la communication commerciale au temps de web 2.0 — comme Le Devoir l’exposait dans ses pages récemment — veulent assurer les arrières de leurs protégés.
Rédigé par Fabien Deglise le Vendredi 09 Octobre 2009 à 15h53
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