Sans tambour, ni trompette, Québécor vient de faire apparaître sur la Toile une version numérique de son célèbre quotidien Le Journal de Montréal. Rappelons que les journalistes de cette institution sont en lock-out depuis près d’un an et ont donné vie, dans ce contexte, à un journal web baptisé Rue Frontenac.
Le Journal de Montréal en ligne a pris discrètement son envol dans les espaces numériques de communication en début de semaine sous la bannière Canoë, la branche numérique de l’empire Péladeau. Outre les nouvelles habituelles, l’espace offre un accès à des galeries de photos liées à l’actualité, à des vidéos ainsi qu’aux chroniques de ses collaborateurs vedettes, dont Richard Martineau, Jean-Marc Léger ou Jean-Luc Mongrain font partie. Il entre directement en concurrence avec le site d’information produit chaque jour par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal.
Ironiquement, l’existence en ligne du Journal de Montréal est depuis plusieurs années au centre des discussions, mais également une source de tension entre la direction du quotidien et les journalistes du Journal de Montréal. À répétition, Québécor a refusé par le passé de donner une forme virtuelle à son quotidien préférant distiller son contenu dans son environnement en ligne Canoë, où convergent également les informations en provenance de TVA, LCN et des magazines de l’empire médiatique. La présence en ligne du Journal, sous son identité propre, indique donc un important changement de cap pour le tabloïd.
Rédigé par Fabien Deglise le Vendredi 15 Janvier 2010 à 12h15
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