Des pompiers français ont réussi ce week-end à extraire des oeuvres historiques des décombres du palais présidentiel d’Haïti détruit lors du séisme du 12 janvier. L’un des tableaux récupérés avec des dommages a été réalisé en 1822.
Port-au-Prince, la capitale, est endommagée à 70 %. La ville de Jacmel, qui englobe un centre historique important, serait détruite à 50 %.
Des bibliothèques, des archives et des musées font partie du lot endommagé ou en ruine. Les autorités patrimoniales s’inquiètent de leur pillage.
L’Unesco a demandé l’interdiction du commerce et du transfert de biens culturels haïtiens, ainsi que l’implication des Nations unies dans la lutte contre le pillage du patrimoine culturel du pays.
Il est ausis urgent de dresser la liste des trésors patrimoniaux du pays pour surveiller leur état et décider de leur sort. Une équipe de l’université Laval avait commencé ce travail l’automne dernier. Huit experts étaient chargés de décrire l’état du patrimoine du centre-ville historique de la ville de Jacmel et dedéterminer les actions urgentes à entreprendre en matière de conservation, de préservation et de gestion de ce patrimoine. les pros devaient aussi jeter les bases d’un projet d’inventaire complet du patrimoine matériel et immatériel haïtien.
L’équipe va maintenant réorienter son travail pour aider à décider du sort des édifices endommagés. «Dans de telles situations, on serait peut-être tenté de tout raser et de repartir à zéro. Mais ce serait une catastrophe. Il doit y avoir un effort pour cibler et restaurer les édifices», a plaidé en entrevue au Journal de Québec Laurier Turgeon, directeur de l’Institut du patrimoine culturel de l’Université Laval.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Dimanche 07 Février 2010 à 13h29
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