Survival International, un groupe de défense des dernières communautés isolées du monde, utilise le succès du film «Avatar» pour promouvoir sa cause. L’organisme vient de faire paraître un communiqué et un encart publicitaire dans la revue «Variety» pour dénoncer le sort fait à une société du sous-continent indien menacée par un développement minier.
L’«Appel à James Cameron» se lit ainsi: «Avatar est une fiction… bien réelle. En Inde, la tribu des Dongria Kondh lutte pour défendre sa terre contre une compagnie minière qui s’apprête à détruire sa montagne sacrée. Venez en aide aux Dongria Kondh.»
Le lien de Survival International (SI) renvoie à son court-métrage d’une dizaine de minutes intitulé «Mine: histoire d’une montagne sacrée».
Le parallèle vise évidemment le drame des Na’vis de la planète Pandora dans le film de science-fiction. Le long-métrage en 3D raconte l’histoire futuriste d’une compagnie véreuse qui tente par tous les moyens de s’emparer d’un territoire sacré et enchanté, dans une galaxie près de chez-nous.
SI a été encore plus loin en interviewant des représentants de «peuples indigènes du monde» sur leur vision d’Aavatar. Il a ainsi regroupé plusieurs témoignages d’indigènes qui associent leur culture à celle de Pandora, et qui voient dans Avatar un véritable message pour la terre, selon la présentation du magazine Première. qui cite un Penan du Sarawak (partie malaisienne de l’île de Bornéo).
«Nous, le peuple penan, ne pouvons vivre sans la forêt, dit la célcaration. Elle nous protège et nous la protégeons. Nous comprenons les plantes et les animaux parce que nous habitons ici depuis de nombreuses années, depuis des temps immémoriaux. Les Na’vi d’Avatar se lamentent parce que leur forêt est détruite. Il en est de même pour nous, les Penan. Les compagnies d’exploitation forestière abattent nos grands arbres, polluent nos rivières et font disparaître notre gibier.»
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Lundi 08 Février 2010 à 10h07
Archivé sous:
Contributeurs •
Stéphane Baillargeon •
Cinéma •
(1) Commentaires • Lien permanent





