Éthique des médias
La question est désormais sur toutes les lèvres: la Cour suprême des États-Unis va-t-elle réussir à décapiter un adversaire de taille, soit l’industrie du jeu vidéo violent?
Aujourd’hui, le plus haut tribunal au pays de Barack Obama a accepté en effet de se prononcer sur la viabilité d’une loi adoptée par la Californie en 2005, loi interdisant la vente et la location de jeux vidéo «violents» aux moins de 18 ans. L’État américain oblige aussi les fabricants à apposer un avertissement sur l’emballage de ces jeux.
Là où tout est mauvais, ça doit être bien d’être le pire, dit un célèbre aphorisme.
Les collègues belges tablent sur ce principe universel pour lancer un festival de reconnaissance du «meilleur des pires» de la télévision et du cinéma.
Il y en a pour tous les dégoûts, y compris en matière journalistique…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Jeudi 22 Avril 2010 à 07h13
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Le titan américain Google Inc. joue de la semi-transparence en dévoilant une liste des pays lui ayant adressé des demandes d’information au sujet d’internautes ou des requêtes de retrait de données, soit pour son moteur de recherche Google, soit pour différents autres sites comme YouTube.
Surprise: c’est le Brésil qui arrive en tête de liste dans les deux cas.
Et le Canada?…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mercredi 21 Avril 2010 à 10h12
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Les commissaires à la vie privée (ou l’équivalent) d’une dizaine de pays, dont le Canada, interpellent le géant américain Google Inc. pour lui demander de respecter les lois nationales en la matière.
La démarche exceptionnelle est stimulée par le lancement d’un nouveau service de réseau social de Google baptisé Buzz.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mardi 20 Avril 2010 à 08h48
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Un petit rien peut cacher un grand tout. Et il ne faut pas jouer les riches quand on a pas le sou…
À preuve. Un jugement du Conseil de presse du Québec sur le bon usage de la notion d’exclusivité expose certains des travers les plus loufoques de la profession journalistique.
La décision toute récente porte sur la mention «exclusif» apparue dans un titre d’un article publié par le quotidien «La Presse» le 9 juillet 2009. Le même jour, le «Journal de Montréal» publiait la même nouvelle, mais sans revendiquer son exclusivité puisque l’information était disponible sur le site internet de la Commission des relations du travail.
D’où la plainte d’un lecteur qui y voyait une pratique inexacte et sensationnaliste…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Samedi 17 Avril 2010 à 12h02
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Une nouvelle dérive d’animateurs d’une radio de la capitale pousse le Conseil de presse du Québec à réclamer la tenue d’un débat public «sur la façon de pratiquer le journalisme d’opinion, notamment à la radio, tout en respectant les droits fondamentaux».
La proposition accompagne une décision diffusée hier par le tribunal d’honneur de la profession journalistique.
Des animateurs de l’émission «Dupont le midi» et la station CHOI 98,1 FM Radio X ont reçu un blâme du Conseil pour des propos jugés «méprisants» et «inexacts» à propos des assistés sociaux mais aussi des travailleurs sociaux…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Samedi 17 Avril 2010 à 08h39
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Et si les nouveaux médias avaient embrouillé une histoire déjà bien compliquée?
En traçant le bilan de la crise autour de la grippe H1N1, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a pointé du doigt twitter, les blogues ou YouTube comme responsables de certains dérapages.
Une pandémie malade d’un virus virtuel… On aura donc tout subi…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mardi 13 Avril 2010 à 21h26
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Benoît Munger •
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Autre signe de mutation:lundi soir à New York, pour la première fois dans l’histoire des célèbres prix Pulitzer, ce Nobel du journalisme d’enquête a été remis à un web-journaliste, pour son enquête de deux ans sur l’après-Katrina, l’ouragan qui a frappé la Nouvelle-Orléans. Tout le monde en parle, y compris le magazine gauchisant et branchouillé français Télérama.
Publié en ligne sur le site ProPublica, l’article de 90 000 caractères est signé par Sheri Fink qui a enquêté en profondeur sur les services médicaux désastreux qui ont été légion dans l’état américain après la tempête. L’article a été lu par plus d’un million d’internaute. Il a aussi amené le procureur général de Louisiane à ouvrir une enquête judiciaire.
L’affaire fait couler beaucoup d’encre aux États-Unis: Shirley Strickland Saffold, juge de Cleveland présidant l’important procès d’un tueur en série dans ce coin du monde est aujourd’hui sur la sellette. Et pour cause: la justice la soupçonne d’avoir émis des commentaires en format numérique sur cette cause sur le site du Cleveland Plain Dealer. La magistrate opérait sous le pseudonyme «Lawmiss», a rapporté hier la radio publique américaine, la nécessaire NPR. Elle aurait été démasquée simplement par son adresse de courriel AOL.
La chose fait tache puisque les juges, aux États-Unis comme au Canada, ont un devoir de réserve en général et sur les dossiers qu’ils président en particulier, même quand cette cause met en scène un certain Anthony Sowell suspecté du meurtre de 11 femmes.
Les médias doivent-ils et peuvent-ils objectivement couvrir la crise des médias?
Jusqu’où peuvent-ils s’impliquer dans un combat, aussi juste soit-il, qui les touche directement?
Un ancien dirigeant du «New York Times» affirme qu’il est grand temps pour les médias et les journalistes de couvrir en long et en large la mutation actuelle de leur monde puisque cette grande transformation a et aura des conséquences profondes sur la démocratie…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Lundi 12 Avril 2010 à 09h14
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L’émission française «Les Infiltrés» (voir la dernière entrée sur Le Sismographe) qui a repéré et dénonçé les membres d’un réseau de pédophiles a des liens importants avec le Québec.
Radio-Canada a participé à une partie de l’enquête controversée notamment pour se questionner sur la possibilité de réhabiliter les pédophiles.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mercredi 07 Avril 2010 à 12h12
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Voilà un débat qui devrait faire réfléchir ici itou. En France, une émission de journalistes-enquêteurs suscite de vives débats sur la responsabilité sociale du reporter et son obligation de toujours avancer visière levée.
La polémique est née autour d’une enquête journalistique sur un réseau de pédophiles qui a mené à la dénonciation à la police d’une vingtaine de présumés agresseurs d’enfants…
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mercredi 07 Avril 2010 à 08h33
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Le Conseil de presse du Québec blâme le journal «Accès Laurentides» pour la publication d’une manchette jugée «inexacte, sensationnaliste et raciste à l’égard des juifs de Val-David». La décision a été rendue publique vendredi par le tribunal d’honneur de la profession journalistique.
La manchette en question (notre photo), publiée le 3 juillet 2009, disait: «École, synagogue… Les juifs de Val-David condamnés — Plus de 20 000 $ d’amendes!»
Harold C. Lehrer a porté plainte en déplorant que ce titre amalgamait tous les juifs, alors que la condamnation visait les seuls membres de la Communauté des disciples des rabbins de Belz pour renforcer la Torah.
Le Conseil blâme aussi le rédacteur en chef de l’hebdomadaire, Eric-Olivier Dallard, pour cette manchette «inexacte, sensationnaliste et raciste ainsi que pour absence de rectification».
Par ailleurs, le Conseil rejette une plainte de la Ville de Montréal contre le quotidien «La Presse», concernant des allégations de corruption à l’hôtel de ville de Montréal. Cinq autres plaintes sont rejetées. Un blâme est par contre prononcé contre le journal «Le Bruchésien».
Le détail des décisions, issues de la dernière réunion du comité des plaintes et de l’éthique de l’information du Conseil de presse, peut être consulté ICI.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Lundi 15 Mars 2010 à 15h47
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C’est un truisme: les journalistes investissent de plus en plus les réseaux sociaux dans leur pratique quotidienne. Au cas où vous en doutiez, plus de 300 journalistes d’ici sont d’ailleurs très actifs dans le réseau de micro-clavardage Twitter. Le temps est au 2.0, mais pour l’agence de presse Reuters, ce n’est pas une raison pour y succomber les yeux fermés. À preuve: le géant de la nouvelle vient de mettre en ligne un guide d’utilisation des réseaux sociaux à l’attention de son personnel. But de l’opération? Que l’un ne vienne pas nuire à l’autre.
Le New York Times a déjà produit le sien. Reuters confirme le tir en rappelant que le caractère personnel des échanges en ces lieux, l’appel à l’authenticité (qui amène les internautes à se dévoiler énormément), tout comme la facilité et la rapidité des échanges ne sont pas toujours compatibles avec la distance, l’indépendance et l’intégrité nécessaire à la pratique du journalisme.
En substance, Reuters suggère entre autres de ne pas afficher ses préférences sur son profil Facebook, par l’adhésion à des groupes politiquement teintés, par exemple et conseille du coup de créer un compte professionnel et un autre pour les échanges privés. Aucun scoop ne devrait aussi être diffusé sur Twitter, ces nouvelles fortes gagant à rester sur le fil de presse de l’agence, poursuit-elle.
Côtés commentaires, Reuters appelle ses troupes à la retenue: «résistez à la tentation de répondre par la colère», peut-on lire, «n’oubliez pas que, lorsque vous commentez quelque chose en ligne, votre commentaire peut être cité par un journal ou un blog comme une déclaration officielle venant de Reuters» et «gardez votre distance critique. Il est très simple de partager un lien sur Twitter ou Facebook, mais si ce lien se révèle être un canular, vous engagez votre crédibilité et celle de Reuters».
Comme quoi, on l’avait peut-être oublié: «mutation» et «interrogation», finalement, ça rime.
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