L’équivalent de cinq millions d’heures de travail ont été consacrées la semaine dernière à jouer sur une version de Pac-Man que Google avait mis en entête de son site pour marquer le trentième anniversaire du jeu. Effet de nostalgie pour l’un des plus vieux jeu électronique ou irrésistible envie de sauver la petite bouche jaune des méchants fantômes? L’histoire ne le dit pas. Quoi qu’il en soit, Google a trouvé une place permanente à sa version de Pac-Man, question de nous laisser perdre encore quelques heures.
On a demandé aux citoyens britanniques de désigner les plus grandes inventions de l’Histoire. La roue, bien sûr, suivi de l’avion, de l’ampoule électrique, d’Internet, des ordinateurs personnels, du téléphone, de la pénicilline… et du iPhone. Avant la chasse d’eau, le moteur à combustion et la pilule contraceptive. Ce qu’il y a de remarquable au sujet de ce choix, c’est que l’appareil a été mis en marché par Apple il y a trois ans à peine. À ce jour, 42 millions d’appareils ont été vendus.
The Onion, le site satirique américain, a mis en ligne un vidéo tordant sur un nouveau service de Google pour téléphone cellulaire qui chuchotera des messages publicitaires aux utilisateurs pendant leurs conversations téléphoniques. Satirique, bien sûr, mais juste assez vraisemblable pour qu’on se dise qu’après tout, l’idée n’est pas si farfelue.
L’explosion était à prévoir. D’ici cinq ans, le nombre d’internautes sur la planète terre qui va se perdre dans le cyberespace à partir d’un téléphone intelligent devrait se multiplier comme les codes binaires dans le monde de l’information, en passant de 400 millions aujourd’hui à… 3,5 milliards en 2015, soit près de la moitié de la population du globe! C’est en tout cas les prévisions que le fabricant suédois de cellulaires Ericsson a dévoilées aujourd’hui.
La tentaculaire multinationale de la recherche en ligne, Google, n’a pas l’intention d’en rester là. Elle veut désormais trouver sa place dans le monde de la télévision et se prépare même à intégrer un nouveau logiciel de diffusion vidéo dans son téléphone intelligent Android, vient d’apprendre le Wall Street Journal. Précis, le quotidien prétend même que la mise à jour de cet ambitieux projet va se faire le 19 et 20 mai prochain à l’occasion d’une conférence à San Francisco où la firme de Mountain View va présenter son application à des développeurs potentiels de contenus.
Coupable! Le tribunal de Koxville au Tennessee vient de trancher: David Kernel, un étudiant de 22 ans, est reconnu coupable d’intrusion dans la messagerie électronique de l’ex-candidate à la Maison Blanche, Sarah Palin. Il est passible d’un an de prison et d’une amende de 100 000 $, rapporte Le Monde dans sa livraison numérique du jour.
L’affaire remonte à la campagne de 2008. Kernell, fils d’un député démocrate agissant sous le pseudonyme Rubico, se fait prendre la main dans le compte de courriels de l’aspirante vice-présidente républicaine.
On le savait déjà mais ce n’est pas mauvais de se le faire répéter: Mark Zuckerberg, président et fondateur de l’épidémique réseau de socialisation numérique Facebook ne croit pas à la vie privée et surtout à son respect. C’est du moins ce qui ressort d’un échange entre un journaliste du New York Times, Nick Bilton pour le nommer, et un employé de l’empire américain, pour ne pas le nommer, dont un extrait fait désormais le tour de la micro-blogosphère par l’entremise de Twitter. Le nécessaire Huffington Post en parle ici.
Internet sert à tout même à faire languir. En prévision du lancement du volume 2 de la bande dessinée Burquette (Les 400 coups), qui a mis sur la carte bédé le jeune et talentueux auteur Francis Desharnais en 2008, la jeune Alberte (héroïne de cette série) a décidé de se faire aguicheuse en format numérique avec cette vidéo qui circule actuellement sur la Toile.
Il n’y a rien de très étonnant, mais en 30 secondes, l’auteur y expose quelques vignettes (en primeur) sur fond de musique binaire composée par Philippe Venne. C’est frais, c’est jeune, c’est dynamique et c’est une nouvelle fois la preuve que la mise en marché de la littérature — la bande dessinée en fait partie — est bel et bien en mutation…
Qui a dit que la modernité rendait amnésique? Les archives nationales russes ont en effet décidé de livrer sur la Toile une série de documents relatifs au tristement célèbre massacre de Katyn afin d’apaiser ses relations avec son voisin polonais. Souvenir: ce jour de 1940, 22.000 officiers polonais ont été tués de sang-froid par la police secrète soviétique de Staline, rappelle l’Associated Press.
C’est le président russe lui-même, Dimitri Medvedev, qui a ordonné ce dévoilement numérique d’archives militaires qui depuis des années sont source de tensions entre la Russie et la Pologne. Cette dernière demande d’ailleurs que l’ensemble des documents liés à ce sombre moment de l’histoire stalinienne soit tous sortis des voutes de la Fédération.
Ça a pris du temps, mais voilà la chose faite: le Québec a finalement cédé à la tentation hautement numérique des offres d’emplois lancées dans le cyberespace pour faire la promotion d’un produit ou d’un service. Et cette contamination, largement alimentée par les réseaux sociaux, vient de frapper de plein fouet la région de Sorel-Tracy.
Ce beau coin de la Montérégie a décidé en effet de partir à la recherche du candidat idéal pour La meilleur job d’été au monde. L’affaire vient d’être lancé, ce matin, sous la neige.
La question est désormais sur toutes les lèvres: la Cour suprême des États-Unis va-t-elle réussir à décapiter un adversaire de taille, soit l’industrie du jeu vidéo violent?
Aujourd’hui, le plus haut tribunal au pays de Barack Obama a accepté en effet de se prononcer sur la viabilité d’une loi adoptée par la Californie en 2005, loi interdisant la vente et la location de jeux vidéo «violents» aux moins de 18 ans. L’État américain oblige aussi les fabricants à apposer un avertissement sur l’emballage de ces jeux.
C’est un petit pas pour l’illustrateur américain Mark Fiore, mais un grand pas pour la liberté d’expression: après des mois de tergiversation, le géant Apple vient finalement de donner son feu vert à la diffusion sur son site d’applications pour téléphones intelligents, le fameux App Store, de son NewsToons. Le programme avait été initialement refusé par la multinationale parce qu’elle ridiculisait des personnalités publiques, chose qu’Apple refuse de cautionner, indiquent les documents relatifs à la mise en partage de ces applications.
On le savait. On en a maintenant la preuve: chaque année, plusieurs États demandent à la multinationale de la recherche numérique, Google, de retirer de son moteur de recherche mais aussi du site de partage vidéo Youtube des contenus qui les dérangent. Ce n’est pas de la censure, mais presque.
Qui le fait? Avec quelle vigueur? Pour répondre à ces questions, Google a décidé de produire une carte dynamique des demandes de retraits des contenus qui lui ont été adressées. Et ce, entre le 1er juillet et le 31 décembre 2009. On y découvre que le Brésil, l’Allemagne, l’Inde et les États-Unis sont de grands demandeurs. Le Canada, lui, l’est beaucoup moins.
Là où tout est mauvais, ça doit être bien d’être le pire, dit un célèbre aphorisme.
Les collègues belges tablent sur ce principe universel pour lancer un festival de reconnaissance du «meilleur des pires» de la télévision et du cinéma.
Il y en a pour tous les dégoûts, y compris en matière journalistique…
La production, la diffusion et la consommation de la culture se transforment radicalement. Musique téléchargée, cinéma ou opéra numériques, livres dématérialisés, vente aux enchères ou télé sur internet, médias et industries culturelles en crise: ce blogue collectif des journalistes du Devoir propose de sonder les espaces culturels en mutation pour enregistrer les bouleversements en cours