Vaches sacrées

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Mot du jour et Ruse du jour : «Vaches sacrées», comme dans «il va falloir revoir certaines vaches sacrées», selon ce que le péquiste François Legault a soutenu hier. Aujourd’hui, le premier ministre a repris l’expression avec délectation en soutenant que le Parti québécois voulait «faire mal aux citoyens du Québec» en coupant dans la Santé et l’Éducation (mais M. Legault est-il au pouvoir? Et au fait, M. Charest n’avait-il pas applaudi les Lucides?). Michelle Courchesne a demandé à Pierre Curzi «où le député de Rousseau couperait dans la vache sacrée de l’éducation». François Legault, s’égosillant (photo), a plus tard rétorqué : «La vache sacrée : c’est l’hypocrisie libérale!».
Étoiles du match : François Legault et Amir Khadir (qui fut décapant sur les mines).
Expressions du jour : Amir Khadir au sujet de la politique des mines au Québec, a parlé de «bar ouvert» et de «république de bananes». //// Au sujet de l’échangeur en PPP, Sylvain Simard a parlé de la politique «des petits pas vers l’arrière» de la ministre Monique Gagnon-Tremblay.
Meilleurs mots hors micro :  «La tienne c’est quoi?», ont lancé des députés péquistes à Jean Charest lorsqu’il a demandé à l’opposition officielle quelle était sa vision. «As-tu une idée du Québec, toi?», a-t-on entendu dans les banquettes péquistes. //// François Legault a multiplié les «cynique!» quand le premier ministre parlait de déficit et de dette.
Copeaux de langue de bois : Tout le monde au gouvernement veut que les enquêtes sur l’administration de Montréal progressent avec «diligence», ont répété Jacques Dupuis et Jean Charest.
Expressions étranges : «Tout le monde est à l’action», a soutenu Michelle Courchesne.
Plus belles fautes de français : Jean Charest a eu du mal avec ses genres aujourd’hui : «La même prudence auquelle...», a-t-il dit. Plus tard, il a parlé d’«un année de déficit...»

  Vos commentaires

  1. J’aime bien l’idée de ce carnet, mais depuis quelques semaines, il ressemble de plus en plus à un règlement de comptes contre les libéraux qu’autre chose. Je suis conscient que la neutralité journalistique ne s’applique pas ici et que de plus nous sommes sur le site du Devoir, mais je trouve ça navrant de n’avoir que des commentaires positifs sur le PQ et des négatifs sur le PLQ.

    Il me semble que la performance de Claude Béchard sur le régime minier était digne de mention, et que les réponses du Premier Ministre méritaient plus qu’un simple coup d’œil aux erreurs de français. Mais ça, ce n’est que mon humble opinion.

  2. Cher MadChien,

    Si vous achetiez et lisiez les articles de Mr Robitaille dans Le Devoir, vous vous rendriez compte que la version gouvernementale libârale est systématiquement et d’abondance mise de l’avant, et que la réplique de l’Opposition vient toujours ensuite, et rapportée de manière équilibrée.

    Ce qu’on ne voit pas dans cet organe de propagande libârale fédâraliste qu’est LaGrossePresseSalissanteÀDesMarais, où l’existence de l’Opposition se résume généralement en une phrase courte en fin d’article, la rédaction ne jugeant manifestement pas digne d’intérêt de rapporter les propos de ses porte-parole.

    Et non, ce blogue ne sera pas modéré (ou si peu, si vous osez dépeindre les accoutrements à la créole de certaines ministres comparables à ceux de la défunte mairesse Boucher, par ex.) wink)).

  3. Pour ce qui est de la vision de John J Charest, elle se précise de plus en plus de jour en jour: il compte faire du Québec le phare du développement économique, politique et social des années ... ‘70’s !

    En effet, finir les projets d’autoroute conçus dans les années SOIXANTE, ignorer complètement le développement du transport en commun sinon comme support bien secondaire au réseau routier supérieur, soutenir le mal-développement généralisé des banlieues sous la coupe de porteurEs de cravates rouges en général qui privilégient les gens qui ont un avoir net financier (très) positif, encourager et étendre ce mal-développement en tentant de brader des espaces verts offerts gracieusement à un gouvernement en mal d’occupation de territoire (voir Orford de 1938 à 2009, bientôt l’île Charron), promouvoir des dinosaures énergétiques dépassés qui peuvent se transformer inopinément en dragons de l’Apocalypse (voir Rabaska, Cacouna, Grande-Baie, les super-tankers classe Goliath dans le fleuve et j’en passe), ouvrir le Nord à la prochaine ruée où le Citoyen n’aura aucun droit de cité, faisant place aux tout-puissants barons du mal-développement qui vont continuer de perpétrer les crimes habituels antiécologiques pour lesquels ils sont toujours impunis en Bas, l’affirmation culturelle de plus en plus nécessaire devant l’île de MOntréal REDEVENUE bilingue dans ce qui compte, c-à-d les milieux financiers, bancaires, économiques et immobiliers, c-à-d l’anglais en public et le français à la maison, franchement, John J Charest nous fait RECULER vers le futur avec ses solutions dépassées aux problèmes de la société d’aujourd’hui et nous fait même regretter Robert Bourassa, ce qui, pour un nationaliste indépendantiste, n’est VRAIMENT pas peu dire !?!

    L’Opérateur-de-Bulldozer-Caterpillar-en-Chef fera de Nous (qui sommes-Nous, au fait ?) la première société rétrofuturiste du XXI ème siècle car nous sommes bien en 1969, n’est-ce pas ?

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À propos

Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

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