Un policier de la SQ inspiré par André Boisclair

image «Coffre à outils» : le président du syndicat des policiers de la Sûreté du Québec, Jean-Guy Dagenais, a dû répéter l’expression quarante fois ce matin, dans les différentes interviews qu’il a accordées pour réclamer une enquête publique sur la construction et les municipalités. Évoquant l’opération Marteau, il a soutenu ce qui suit : «Dans un coffre à outils, on peut avoir un marteau, ce qui fait un bon travail. Mais c’est pas défendu d’avoir une scie, c’est pas défendu d’avoir une pince. Le résultat ne peut en être que meilleur». Selon des «sources proches du dossier» (pour utiliser la langue de bois journalistique...), on s’amusait ferme de ce «coffre à outils» policier dans la salle de rédaction de Radio-Canada à Québec, ce matin. On y voyait une étrange influence à retardement de l’ancien chef péquiste André Boisclair, qui raffolait de l’expression. Quant au gouvernement du Québec, il aimerait bien avoir une pince pour clore le bec à M. Dagenais. (Photo: M. Dagenais, lors de son interview à la SRC)

  Vos commentaires

  1. Proverbe:

    « Un méchant ouvrier ne saurait trouver de bons outils...»,

    Extrait du dictionnaire Littré

  2. «Selon des «sources proches du dossier»

    Hum..

    Si les sources sont si proches…

    Faudrait-il en conclure que ces dossiers auraient trempé dans l’affaire..?  ohh

    Après les pétards mouillés… Nous aurions désormais droit à des «dossiers mouillés» ?

    Toute cette affaire va finir par sentir le moisi…

  3. Plus le temps passe plus CHAREST est isolé de ne pas vouloir d une commission d enquete.
    Quand nous voyons la police qui est impliqué directement pour faire les enquetes «MARTEAU» DEMANDER UNE COMMISSION D ENQUETE.
    Les libéraux et CHAREST montrent qu ils sont completement pris dans ses scandales car il feraient la commission d enquete immidiatement sans tarder

  4. Rendons à César ce qui appartient à César. Bien avant André Boisclair, c’est René Lévesque qui demandait souvent aux Québécois de l’aider à aller chercher à Ottawa tout ce qui leur manquait pour se donner le « coffre à outils » complet leur permettant de construire le pays du Québec…

  5. Une autre expression qu’André Boiscllair affectionnait particulièrement:

    ...  la suite des choses!

    Utilisée à toutes les sauces, on ne saissisait pas tjrs le sens exact de l’expression

  6. Si je comprends bien, monsieur Robitaille philosophe sur le coffre à outils de M. dagenais qui emprunterait cette expression à M. Boisclair qui lui l’aurait empruntée à feux M. Lévesque qui lui, l’empruntait aux monde de la construction. Comme dirait un certain monsieur deux-mains-sur-le-volant, la profondeur du philosophe du Devoir n’a pas besoin d’enquête. C’est toujours ça de gagné !

  7. Une boîte à outils?  Ce que M. Charest craint par dessus tout d’y voir… le kit qui creusera sa tombe, politiquement, s’entend.  Mais la devise du Québec étant Je me souviens (quoiqu’on puisse en douter), espérons que de tourner le dos à cette boîte ne lui sera pas davantage bénéfique.

  8. Juste un petit rappel !

    De qui ce premier ministre du Québec était-il le sous-fifre quand il était au Fédéral...?

    Répondre à cette simple question permettra de tout comprendre sur les procédures que celui-ci tolère dans la “réingénierie” de la façon d’allouer des contrats.

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À propos

Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.


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