Rivière-du-Loup dans la bergerie?

image EN DIRECT DU PARLEMENT : Première période de question de 2010 plutôt ennuyeuse. À part peut-être une envolée d’Agnès Maltais (voir plus bas) et un quasi-lapsus du chef de l’ADQ, Gérard Deltell, qui rappelle une lessarderie passée : «Nous estimons que le gouvernement doit procéder de façon rapide, efficace et constructive à une révision générale des politiques publiques. Ça fait déjà un bon moment que le député de Bona… le député de Shefford, pardon, le réclame.» Éclat de rire. C’était «Bona...» comme dans Bonnardel (député de Shefford) ou comme dans Bonaventure (autrement dit, Nathalie Normandeau)? Deltell tentant de se dépêtrer : «Eu égard à l’extraordinaire performance du député de Shefford, je suis sûr que les générations futures vont nommer un comté en son honneur.» Jean Charest, lui, a compris vite et comme toujours, a voulu s’amuser de la situation : «La première chose que j’aimerais noter au passage, c’est le très haut niveau de concertation entre certains députés de l’ADQ avec notre gouvernement sur les questions budgétaires entre autres.» //// Agnès Maltais s’est indigné que le gouvernement s’apprête à déposer «une motion suggérant que le député de Rivière-du-Loup [Jean D’Amour] soit membre de la Commission d’administration publique. La commission qui voit tous les appels d’offre, qui voit tous les contrats du gouvernement, la commission qui exige non seulement de l’intégrité, mais la confiance de ses pairs. Est-ce qu’on va mettre le loup dans la bergerie?» Le Rivière-du-Loup dans la bergerie?

  Vos commentaires

  1. Les gens du beau comté de Rivière-du-Loup voulaient un député sur le bon bord qui connaît ça les affaires politiques payantes. C’est justement ce qu’ils ont élu avec D’Amour.

  2. Le loup dans la bergerie! La blague est trop facile! Le “show” ne doit pas être très bon au salon de la race. Autre temps, autres moeurs.

    Petite question à la rédaction : pourquoi la petite fenêtre à reproduire est généralement en anglais? Un peu bizarre pour un quotidien grand défenseur du français!

  3. Moi aux prochaines élections, je vote D’Amour pour premier ministre, comme ceux de Rivières du loup. Quand à passée pour une épaisse, j’aime autant l’être.  Et une petite vite par D’Amour, je n’haïrais pas pas cela.

    Et vive l’amour, on est proche de la saint valentin.  Et félicitation aux gens de Rivières du loup.  Même le premier ministre rit d’eux.  Tourlou

  4. «Le petit chaperon rouge et grand-mère loup»
    C’est pour mieux te dévorer (d’Amour) mon enfant (je suis prêt en 2001) dit Jean.

  5. À la première journée parlementaire, le gouvernement récompense le manque de jugement pour ne pas dire le manque d’intégrité : le député Jean D’Amour siégera à la Commission de l’administration publique, tribunal administratif et organisme de surveillance en matière de gestion des ressources humaines dans la fonction publique québécoise. Après avoir ouvertement défendu l’incompétence des dirigeants de la Caisse de dépôt, l’implication conflictuelle de plusieurs gestionnaires de FIER et le manque d’éthique de plusieurs de ses ministres, ce même gouvernement continue de minimiser les problèmes de lobbyisme, de collusion et même d’infiltration des organisations criminelles de certaines institutions gouvernementales (municipalité et ministères). Un tel climat public ne peut que mener au désabusement de la population et pire, des forces vives du Québec. Des milliers de bénévoles comme moi qui oeuvrent ou ont oeuvré au développement des régions commencent à quitter le bateau. Quand d’ex-maires, préfets, dirigeants d’organismes, gens d’affaires et bénévoles affirment qu’il n’y a plus rien à faire, que l’intérêt des lobbyistes, de certains politiciens et mêmes des partis politiques passe avant le bien-être commun, il y a de quoi s’alarmer. Quand verrons-nous des députés au pouvoir se lever pour le peuple, défendre la justice et honorer leur serment d’élu même au risque de briser la ligne de parti?

  6. Y a que Khadir Roussel qui peut le faire, M. Lemay.  Et encore là…

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À propos

Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.


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