Boursouflé, comme cette grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf, le style de Jean Charest et du Parti libéral. Le PLQ veut faire du Québec «la première puissance mondiale des énergies propres et renouvelables». Il sacre son chef «grand bâtisseur» du Québec au même titre qu’Adélard Godbout, Jean Lesage et Robert Bourassa… tellement que M. Charest semblait lui-même encombré par son aura de légende ambulante, hier. On s’est même demandé s’il ne s’apprêtait pas à quitter la politique. Après tout, les hommages, c’est pour ceux qui partent, non? Je n’ai pu résister à lui demander à quel barrage il souhaitait donner son nom. Un épisode raconté ainsi par un collègue : «Le chef libéral semblait déjà mal à l’aise face à ces supputations quand un reporter lui a demandé quel barrage il souhaitait voir nommer en sa mémoire. “Merci d’y avoir pensé”, a-t-il répondu du tac au tac tandis que, prestement, son attaché de presse appelait la question suivante.» Il fallait entendre le discours du premier ministre, hier. Le vocable historique était convoqué à chaque page; bref, un style très… boursouflé. Au fait, pourquoi ce mot ? C’est celui choisi par Alexis de Tocqueville dans son chapitre «pourquoi les écrivains et les orateurs américains sont souvent boursouflés». Un texte tout à fait pertinent encore aujourd’hui pour comprendre l’enflure libérale. On pourrait même en faire le thème d’un Devoir de philo. (Photo : votre humble serviteur posant comme l’admirateur béat qu’il est d’A. de Tocqueville, à Paris, près de la rue baptisée du nom de ce grand écrivain.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Lundi 25 Mai 2009 à 07h48
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(5) Commentaires •
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« Grand bâtisseur » MON ŒIL !
Fort pompeux et fort prétentieux le discours libéral sur « la propreté et le renouvelable ».
SALOPERIES libérales :
Les libéraux ont sans doute été les premiers à charcuter un Parc national (Mont-Orford).
À forcer l’établissement d’un dangereux port méthanier (Rabaska) à proximité de la population.
À avoir raté le bateau de la modernité en donnant l’énergie éolienne au privé, laissant les agriculteurs se faire littéralement entuber par des compagnies privées, souvent étrangères par-dessus le marché !
DESTRUCTIONS libérales :
Les libéraux seront sans doute les derniers à avoir détruit une grande partie de ce qui nous reste en rares terres agricoles pour y construire des autoroutes.
Les libéraux seront peut-être les derniers à détruire des écosystèmes fragiles en proposant des barrages (Romaine, Petit-Mécatina) pour alimenter les USA en électricité.
Des milliards qui auraient plutôt dûs être investis en mesures + intelligentes (éolien, géothermie, isolation des maisons améliorée…)
Rédigé par le 05/25 à 10:59 AM
Des invectives qui tiennent lieu d’arguments.
Je crois, alors que l’on évoque Mr Tocqueville, que votre commentaire pouvait être plus leste, sans perdre sa partialité.
P.s. Merci Mr Robitaille pour l’allusion au texte «De la démocratie en Amérique»; je le redécouvre sans les réticences et persiflages de la jeunesse.
Rédigé par le 05/25 à 11:45 AM
Ces boursouflures verbales et discursives sont gracieusement (?) offertes au bonzes du Parti libâral provincial par l’École Internationale de Communication-Marketing-Agit-Propagande Göebbels-Parisella.
Pour ce qui est de qualifier l’État ou le Pays du Québec, John J Charest Nous crève la pustule en ânonnant cette turpitude inexistentielle (sic) qui consiste à dire que ledit Québec est «le meilleur «ENDROIT» pour développer / investir / construire au Canada /en Amérique du Nord / de l’ALENA / de l’OCDE / de l’UNESCO / dans l’hémisphère nord / en Occident / dans le monde développé / dans le monde civilisé / au monde / dans l’Univers connu », «où le Soleil ne se couche jamais», quant à délirer solide…
P-Ê s’il nommait le Mal comme il le perçoit (Nation / Peuple / Majorité Francophone / Pays, notamment) il pourrait mieux l’apprivoiser et faire partie des Nôtres…
Rédigé par le 05/25 à 03:20 PM
Pour ce qui est de l’«embarras» après le fait de John J Charest, comment se fait-il qu’il n’ait eu aucunement vent de cette hagiographie qui se préparait dans les bureaux du parti lîbâral, avec moult attachéEs politiques de Québec et d’ailleurs, comme le veut la pratique de détournement de fonds publics que le parti ministériel a légalisé, et qu’il n’ait pas stoppé cet ode à la turpitude intellectuelle et à l’inertie systémique turbocapitaliste destructrice d’environnement et de qualité de vie écologique pour la multitude qui souffre et qui peine et qui paie des impôts au complet à la cenne près, elle…
C’est donc d’une modestie feinte et actée dont John J Charest a fait étalage car,quant à moi, il ne pouvait être tenu dans l’ignorance de l’envergure de cette photo-op digne de la propagande nazie ou stalinienne, ce qui me démontre qu’en plus d’être suffisant, il est sournois et hypocrite et digne de ma détestation et de mon mépris les plus profonds.
«Disspicable», diraient nos amiEs Anglos et Daffy Duck…
Rédigé par le 05/25 à 03:44 PM
Je ne voudrais pas en rajouter inutilement mais les mots se bousculent au bout de mes humbles doigts…
Je crois que c’est tout simple, tout le temps, avec le Libéral Party du Québec de Jean James. Le LPQ est une mascarade, de bout en bout. Il n’y a plus de débats d’idées au LPQ parce qu’il n’y a plus d’idées. L’eau, l’or bleu, les barrages, des mots comme des bulles de savon, totalement insignifiants, utiles qu’à combler le vide…
En fait, Charest n’a jamais eu d’autre projet que celui de détourner le Québec de sa destinée. Et ça, il y est parvenu.
Le reste, que du vent…
Rédigé par le 05/26 à 10:28 PM
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