«Obama de Dollarama»

image EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRAL LIBÉRAL : Les collègues sont méchants. C’est épouvantable. Prenez Don Macpherson, de The Gazette. Vous savez ce qu’il a dit, ce matin, après avoir entendu le président des jeunes libéraux Julien Gagnon, (photo PLQ) lancer la phrase suivante : «Voilà un rêve que les grands fondateurs de notre nation nous ont laissé. Nous avons aujourd’hui la responsabilité et le courage de le porter. Parce que chers amis, notre tour est arrivé. En effet, c’est à notre tour de reprendre ce rêve, de le porter encore plus loin pour être en mesure de le poser dans les mains de la prochaine génération.»? «C’est du Obama de Dollarama.»

  Vos commentaires

  1. C’est dollarama, comme dans dollar, et non Dollorama.  wink

  2. Oups, pardon. On va classer ça dans les Robitailleries !

  3. Certains journalistes me font parfois pitié. Ils ne seraient même pas capable de rendre un discours qui a de l’allure devant une assemblée de plusieurs centaines de personnes et ils se permettent de parler comme si vous feriez mieux. Ils accusent les politiciens d’utiliser un vocabulaire technocrate et javelisé et quand quelqu’un ose utiliser un vocabulaire plus porteur on l’accuse de vouloir en faire trop. Comme si ce n’était pas sincère. Comme si ce n’était jamais assez. À vouloir toujours être critique ces journalistes ont perdu la capacité de distinguer le vrai du faux. Tout n’est plus qu’apparat et leurs yeux et plus rien ne vient du coeur. Avec ce mépris, ils tuent la démocratie. C’est pourquoi en retour ils ne méritent que d’avantage de mépris. J’ai longtemps cru que la politique était surement un des milieu les plus sales qui pouvait y avoir, mais maintenant je sais le journalisme est bien souvent tout aussi sale ou encore plus méprisable.

  4. Tu as tout à fait raison cher Simon, pour etre un jeune libéral et avoir été présent tout le weekend au conseil général, je peux affirmer que la performance que nous a livré Julien est loin d’etre du «Obama de Dollarama» ce fut un discours brillant et éclairant… J’aimerais bien voir le talent oratoire de ce Don Macpherson wink

  5. Certains internautes s’exercent à communiquer leurs émotions passagères avant que celles-ci ne soient révisées.

    Meurtre de la démocratie, la pitié éprouvée par une action ou une réalité, la superficialité d’une tâche, ad libitum: ces lieux communs et votre rhétorique captieuse sert-elle à autre fin qu’une thérapeutique intime?

    Trompez-nous, fabulez s’il vous plaît, mais avec élégance et quelques accents de sagesse. Le manichéisme en politique sert bien mal l’intérêt commun.

  6. Pour résumer (car semble-t’il qu’il faille que je me résume wink ), l’enflure verbale au Parti libâral provincial, c’est du Parisella-de-Obama-Rama…

  7. Pour ce qui est de rêver, et pour reprendre et paraphraser partiellement les mots du célebre discours de René Lévesque du 20 mai 1980: non seulement ce Vieux Québec n’en finit plus de mourir, en plus, et pour Notre plus grand malheur, de surcroît, il a eu le temps de se reproduire…

    Misère !

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Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

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