Nouveau carnet d’un gars peu «ordinaire»

image Nous attendions ce moment depuis trop longtemps… «Nous», c’est-à-dire les admirateurs de Benoît Melançon (et c’est là un nous inclusif); le professeur du département des littératures de langue française de l’UdM a ouvert un carnet intitulé L’oreille tendue. En exergue, ou plutôt au fronton de ce carnet, cette géniale phrase d’André Belleau : «Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler.» Du reste, L’oreille tendue me fait penser à une formule de Roland Barthes (que je reproduis ici de mémoire), qui m’inspire : «Ils ne s’entendent pas ne pas s’entendreGrande nouvelle que l’apparition de ce carnet. On doit à Melançon le Dictionnaire québécois instantané, (Montréal, Fides, 2004, 234 p.), dont on retrouve le ton et l’humour dans L’oreille tendue. Allez lire cette entrée sur l’utilisation de l’adjectif «ordinaire» par François Beauchemin, joueur de hockey. À propos de hockey, Benoît Melançon a aussi publié un formidable livre sur le culte de Maurice Richard. Le professeur s’est aussi intéressé très tôt aux effets de l’Internet, et plus précisément du courriel, sur le français (voir Sevigne@Internet, Remarques sur le courrier électronique et la lettre, Fides, 1996,). Une grande nouvelle, je vous dis.

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Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.


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