Le «petit ministre» fait la «sale job»… et ça vire au bordel

image EN DIRECT DU PARLEMENT : On parle souvent de périodes de «questions». On comprend ce matin pourquoi, il y a quelques années, on a ajouté «et de réponses orales». Car parfois, le gouvernement veut éviter de donner des réponses et pour ce faire, se met à poser des questions à son tour. Ce matin, c’est le ministre Claude Béchard qui s’est levé en réponse aux premières questions de Pauline Marois. Il n’a pas du tout abordé le sujet de la question, soit le rapport accablant du Vérificateur général sur la gestion des contrats au ministère des transports. Il a plutôt posé questions sur questions au sujet des actions que le mari de Pauline Marois, Claude Blanchet, aurait eu de «plusieurs sociétés publiques avec lesquelles la SGF ou ses filiales brassaient des affaires» (selon un article publié dans Le Soleil). Pauline Marois a rétorqué : «On envoie un p’tit dernier pour faire la sale job.» Le Leader Stéphane Bédard a ensuite parlé du «petit ministre». ////// Puis, ça a dérapé comme rarement au salon bleu. Les leaders parlementaires se sont levés les uns après les autres, posant de fausses questions de règlement. Le président Yvon Vallières avait du mal à maintenir l’ordre, les députés s’invectivant à qui mieux mieux. Le péquiste Jean-Martin Aussant a soudainement lancé, hors micro, à la ministre Nathalie Normandeau: «Ferme ta gueule!» Jacques Dupuis exigé des excuses pendant plus de cinq minutes. L’opposition y a vu un stratagème pour tuer le temps. Le président Vallières n’avait alors plus de contrôle du tout. Triste spectacle. Et Jean Charest ne s’est jamais levé pour répondre aux questions. (Photo Le Devoir)

  Vos commentaires

  1. Quand on a rien à cacher on répond aux questions il me semble. Alors pourquoi ne répondent-ils pas aux questions ?

  2. Bien oui, la période des questions mais pas des réponses. Faudrait changer le nom de cette période là qui ne sert qu’à faire valoir son parti et à dénigrer l’autre, contribuant au cynisme des chers électeurs et au fait que la réputation de nos dirigeants est en bas de tout, avec raison.

  3. Voila pouquoi CHAREST voulait les deux sur le volant, car OUI IL «CHAREST »tous les scandales sortiraent un jour «CDP, CONSTRUCTION, CHUM, ETC.»
    Non le premier ministre ne fera jamais de commission d enquete aussi longtemps que les gens ne feront pas de marche dans les rues pour lui dire assez c est assez.

  4. « Et Jean Charest ne s’est jamais levé pour répondre aux questions. »

    Quel leader charismatique ! Petit premier ministre.

    C’est vrai que, selon la Loi électorale et les coutumes du parlementarisme britannique, il n’y a qu’à Sherbrooke qu’on a voté pour lui.

  5. Lorsque l’on a rien à dire on se crie des noms… Triste…

  6. La question à 1 ou 2 milliard $: combien tout ce camouflage de données au Ministère des Transports et ce copinage avec des entreprises plus ou moins mafieuses,combien cela nous a t-il couté?
    TVA nous casse les oreilles par les temps qui courent concernant la dette publique,pourtant personne ne parle de la grande évasion fiscale facilitée par des lois faites sur mesure pour les grands fraudeurs qui ont les moyens d’embaucher des firmes spécialisées pour encore mieux les contourner.

  7. Ce gouvernement a perdu les pédales. Il n’a plus sa place à Québec mais comment s’en débarrasser rapidement ?
    Voila la question qu’il faut se poser !

  8. Belle illusion de démocratie… Quand est-ce que l’Assemblée Nationale va vendre des billets pour assister au show de boucane? Ça serait une meilleure solution pour soulager les gaffes économiques plutôt que de hausser les tarifs!

  9. Chaque fois que nous votons aux élections, un parti politique prend le pouvoir. L’engagement des politiciens se limite dans le temps au mandat où ils ont gagné l’élection.

    Ils peuvent faire beaucoup de saccage ou de bien pendant ce mandat où ils sont au pouvoir. Dépendant si les choses tournent mal, ils se demandent ensuite pourquoi on perd confiance en eux.

  10. Pourquoi le président de l’Assemblée nationale ne peut-il pas exiger du ministre qu’il réponde à la question posée? Ça tomberait sous le sens, surtout si son rôle est de s’assurer que les débats sont fructueux…

  11. ... et, ayant mis les deux mains sur le manant, fier de sa ruse, le roi Pétaud s’assoupit. Ainsi naquit la cour du roi Pétaud et sa pétaudière.

    Froissart de Commu(y)nes, XIVe siècle

  12. La montée de lait de Mme Normandeau est tout à fait déplacée. Le «Ferme ta gueule» qu’aurait dit Monsieur Aussant à une remarque «d’épais» formulée par Normandeau n’avait rien de sexiste. Encore s’il avait dit «épaisse»!Insulte peut-être, mais pas insulte sexiste!

    Ce n’est pas comme le terme de «chienne» que Jean Charest a utilisé il y a quelques années à l’endroit de la députée Elsie Lefèvre, où la vraiment la connotation sexiste existait bel et bien…

  13. D’ailleurs, qu’est-ce que le mari de Madame Marois vient faire dans le débat à propos de la corruption? C’est comme si on blâmait la femme de Jean Charest pour son rôle actif à la campagne de financement de Croix Rouge en 2005(On se rappellera que la députée Lefebvre a voulu savoir si la femme de Jean Charest, Michèle Dionne, était intervenue pour appuyer la demande de la Croix-Rouge pour obtenir, la déduction des dons à la source pour les employés de l’État).

  14. Comme l’a écrit R. B.-G. sur Vigile, quelqu’un devrait relever avec force le sexisme de ces libéraux pas libérés.  On attaque Marois par son mari, inadmissible à l’inverse!

    La maîtresse de Bonardel se cache sous le parapluie de toutes les femmes du Québec alors que ses bavardages seuls lui ont mérité la taloche à une seule et unique pimbèche.

  15. M. Vallières aurait dû suspendre les débats
    Y avait-il des étudiants présents ?
    Cette pièce d’anthologie devrait figurer au Guiness pour le nombre de ‘’S’il vous plaït’’ du président en spasme
    Mme Normandeau n’avait pas la gueule fermée,confirme Jacques Dupuis.
    Les règles de télédiffusion violent le droit du public à l’info.  Voir les pitreries des élus sur Youtube favoriserait le décorum plutôt que le délirium

  16. Des scandales qui débordent de partout.
    Ce gouvernent ressemble de plus en plus penser à la petite maison lors du déluge au Saguenay.

  17. Ce n’est qu’une tentative de diversion pour tuer le temps et sortir ce gouvernement d’incompétents du trouble que le vérificateur général les a plongé ! Cette foire d’empoigne n’est pas honorable mais cela arrive malheureusement a chaque année . Une commission d’enquête nettoierait ce paysage politique si Jean Charest n’avait pas cette peur de la décréter ....

  18. Dimanche le 22 novembre à 17heures devant Hydro Québec il y aura un événement politico-médiatique. Venez voir il y aura des surprises.
    MCN21

  19. que de temps perdu...à se chicaner d’un bord à l’autre de la classe et à se faire des grimaces. Il ne reste plus qu’à monter sur les pupîtres… Ce sera peut-être pour la prochaine séance???
    Le prof Vallières n’est pas un modèle à suivre pour les étudiants en pédagogie...que de mollesse, d’hésitations...J’avais peine à croire que celà se passait à L’assemblée nationale.
    Tout à fait d’accord pour y aller avec Youtube.

  20. Finis les partis politiques et l’urticaire. Élisons des indépendants sans attache. Les régions seront servies et la démocratie plus près de nous.

    Si l’idée n’est pas explorée, nous, éternels endoloris de magouilles, de tricheries, n’avons aucune raison de nous plaindre.

    Allez à . Prenez connaissance des quelque 88 raisons de mettre notre système politique séculaire au rancart. Sans avoir à toucher à la sacrée Constitution. Documents sur demande.

  21. Ce fragment rend l’essence du capital-parlementarisme assez limpide merci.

    Mafia A accuse Mafia B de verser dans les pratiques mafieuses. Mafia B se dérobe avec des accusations symétriques, innovant par là en matière d’Omertà. En résulte un mauvais spectacle, que le rythme des petites prestations bourgeoises rend définitivement indigeste—même pour le plus fier des citoyens.

    Ça, c’est du mauvais grabuge, du petit nihilisme.

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Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

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