La langue du «démarcheur» Bois

image Monsieur Robert Bois vient d’être embauché par les ministres Nathalie Normandeau et Serge Simard en tant que «démarcheur». Et quelle sera sa «mission»? Vous l’avez deviné sans doute, puisque vous savez que nous ne restons pas de bois devant un bel aptonyme. Eh oui : «Promouvoir l’utilisation du matériau bois par l’industrie de la construction.» C’est écrit dans le communiqué : «”M. Bois fera la promotion du bois comme matériau de construction écologique, un matériau qui favorise la réduction des émissions de gaz à effet de serre”, a indiqué la ministre Normandeau.» Venant d’une championne de la langue de bois, cela ne nous surprend guère. Et Serge Simard d’ajouter : «”Le travail de M. Bois consistera à stimuler la demande de bois par l’industrie de la construction et à consolider des emplois dans notre région, en plus de mettre en valeur l’expertise de nos entreprises de deuxième et de troisième transformation du bois.» Ça se boit comme du petit lait tout ça. (Merci à Enveloppe brune pour la référence.)

  Vos commentaires

  1. De rien wink

  2. Le bois diminue l’effet de serre, seulement quand il est debout, dans le bois, pas, après avoir été coupé et installé dans les constructions...genre.

    Fait que, plus M. Bois va nous faire vendre de bois, moins notre environnement va être...accueillant.

  3. Avenir du bois :

    « Dans notre société où la prudence encourage le laxisme, où la législation incite à la paresse et où la grève est tenue pour une forme majeure d’expression, il n’y aura bientôt plus que le bois pour travailler quoi qu’il arrive...»

    Mille et une pensées (2005)

    Philippe Bouvard

  4. M. Bousquet.

    Pas du tout. Le carbone capturé par l’arbre reste dans le bois coupé et utilisé pour faire œuvre de charpente, par exemple. Dans la forêt, un autre arbre capture du carbone, ce qui fait qu’au bout du compte + de bois, moins de CO2 dans l’atmosphère.

  5. Si j’ai bien compris M. Boucher, plus nous coupons du bois, mieux c’est pour l’environnement ? Est-ce qu’il faudrait alors raser toutes nos forêts pour aider l’environnement ?

  6. Promenons-nous dans le bois pendant que ...  Jean n’y es pas!

    Y a-t’il un Jean au parlement?

  7. Désolé..
    Je sous-entendais avec le chant; Jean Leloup..

  8. Comme disait l’autre, on n’est pas sorti du bois! Mais comme disait aussi un autre: Eppur si muove: et pourtant elle tourne… et pourtant elle fonctionne notre boule!

  9. Y a pas à dire, le régime libâral, en plus de manier la langue de bois, il nous offre un gouvernement et des projets en toc-toc-toc…

  10. @ M. Bousquet

    M. Boucher a tout à fait raison. Dans les normes LEED ( nouvelles normes de la construction très vertes) une charpente de bois est beaucoup plus désirable qu’une en acier ou en béton et donne des crédits.

  11. Découverte stupéfiante:

    Discours creux, langage creux, idées creuses, langue de bois, le Québec avec les libârals frappe un noeud !

  12. La forêt, elle repousse. C’est quand elle jeune et en pleine croissance qu’elle accumule le plus de carbone. Une fois l’arbre coupé, le carbone reste emprisonné pour longtemps. Ça ne veut pas dire couper toutes nos forêts… mais ça veut dire que ça peut avoir des côtés positifs d’un point de vue environnemental.

    Pour être plus dans le sujet, pour être en foresterie, on rencontre souvent des noms bien a-propos. J’ai eu un prof Laforest, une amie Duchesne,… : )

  13. Ça me crève le coeur quand je vois passer dans ma petite ville des camions avec des arbres fraîchement coupés. Tout ça me rappelle que des millions d’animaux, d’oiseaux et d’insectes se font voler leur habitat hectare par hectare. Les humains se croient les maîtres de cette planète et considèrent qu’ils peuvent disposer des richesses naturelles sans égard pour les autres espèces. Je me promène souvent en bicyclette et je constate que des aires qui étaient, il n’y a pas si longtemps, couvertes d’arbres et d’arbustes, ont fait place à de nouvelles maisons avec leurs parterres tout verts et pas un arbre autour. L’empreinte écologique que les humains ont sur l’environnement dépasse tout entendement et avec le boom économique que connaissent certains pays comme l’Inde et la Chine, on est en droit de penser que l’on se dirige tout droit vers une catastrophe environnementale planétaire. On sait que plus il y a d’habitants sur notre planète plus les besoins en énergie et en ressources naturelles augementent. Des politiques de contrôle des naissances strictes auraient dûes être mises sur pied depuis déjà longtemps
    et cela implique de mettre à la disposition de toutes les femmes des moyens contraceptifs.

    P.S. Je crois que les compagnies forestières devraient avoir l’obligation de reboiser tout lopin de terre qu’elles ont exploités et ce, sans subventions gouvernementales.

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Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

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