Trouvée, dans Le Soleil de ce matin, de la matière pour l’hilarant Cabaret biodégradable : le récit que l’ex-mannequin et animatrice Dominique Bertrand fait de la visite que Dieu lui a rendue. Ça se trouve dans son autobiographie Démaquillée : «Je fus saisis soudainement et sans avertissement d’une violente sensation vibratoire. J’eus l’impression de ressentir un choc électrique fulgurant de la tête aux pieds. Pendant ces secondes ou ces minutes pétrifiantes, j’avais le sentiment que se déversait sur ma tête une invisible coulée de miel chaud et lumineux. [...] Quelque chose me rentrait dedans par je ne sais où avec une force qu’il m’est encore aujourd’hui impossible de dépeindre. [...] J’étais secouée de sanglots profonds qui trouvaient leur source dans une émotion plus que submergeante, dans la parfaite pureté de la vérité qui s’imposait à moi : Dieu existe.»
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 05 Février 2010 à 08h04
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(34) Commentaires •
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La pénétration divine ressentie par Mme Bertrand n’était peut être pas celle qu’elle nous décrit...et attention au miel chaud ; à ne pas confondre avec l’autre substance de type mâle!
Rédigé par le 02/05 à 09:48 AM
Bizarre de ressentir ainsi le non-être.
Ça ressemble étrangement au maquillage de la dame démaquilliée qu’on voit sur la photo.
Pour mon information, est-ce que quelqu’un peut si on utilise des drogues dans la production de cosmétiques et, si oui, quel type est utilisé?
Rédigé par le 02/05 à 10:20 AM
Jadis, étudiant universitaire en sciences po, je suivis un cours de littérature intitulé «Érotisme et mysticisme». Que voilà un livre à mettre illico dans le curriculum. J’appelle mon professeur. Merci madame Bertrand et monsieur Robitaille!
Rédigé par le 02/05 à 10:31 AM
Crime poffe. La turbo-Pentecôte qu’elle a ressentie la madame. Moi, j’aime bien que la coulée de miel sur la tête soit à la fois “invisible” et “lumineuse”. Ce qui m’inquiète par contre, c’est que cette forme d’illumination, du moins dans son expression formelle, semble faire accéder à un état supérieur de l’imbécilité.
Enfin, soyons pragmatiques pour le moment, on envoie ça à Ste-Anne, à RND ou à l’Écono-musée de l’abeille ?
Rédigé par le 02/05 à 10:36 AM
Je viens de lire les commentaires des lecteurs. Et l’ignorance est évidente ! L’ignorant est celui qui parle sans réfléchir et qui agit sans se servir de son intelligence. Quand on ignore, on se tait. Heureuse la personne qui expérimente car seule, elle, sait. Voila un principe de Vie.
Rédigé par le 02/05 à 11:15 AM
@jaqueline Lussier
Pourquoi ces insultes ? Nul n’est obligé de la croire.
Tant mieux si cela vous rejoint. Profitez-en. Mais n’insultez pas les autres.
La divine pénétration ne s’adresse peut-être pas
à tout le monde, mais qu’à d’heureuses élues…
L’ignorance alors serait normale.
Rédigé par le 02/05 à 01:13 PM
Bon, cette citation a-t’elle été rendue hors du contexte qui est que cette gente dame a perdu tragiquement son conjoint, et que son cheminement sprituel l’ait amené à expérimenter une sensation inexplicable pour qui n’a jamais vécu une émotion intense comme ça, ou son nègre (Josélito Michaud ? Joël Legendre ?? Éric Salvail ???) est inspiré et transporté par toute cette prose pompière déversée dans les romans Harlequin et semblables et dirigée à la clientèle formeé la p’tite médème infirmière/professeure/policière reraitée de la rue Mario à Brossard-Fabreville-Terrebonne-Blainville-etc.-etc-etc ?
Rédigé par le 02/05 à 01:18 PM
Messieurs les hommes,
Il ne faut pas voir de pénis partout.
Il n’y a pas que çà dans la tête des femmes et des hommes.
Il existe des états d’être et des états d’âme plus sublimes que ce que vous pouvez imaginer.
Ce dont parle Mme Bertrand a été expérimenté par de nombreuses personnes qui en ont déjà témoigné: des prisonniers, des hommes et des femmes en fin de vie, des gens en détresse qui avait supplié leur Créateur de les secourir, etc.
Si un homme vous avait confié la même expérience, l’auriez-vous qualifié d’homosexuel en quête de pénétration?
Mme Bertrand a été carrément insultée en tant que femme par certains d’entre vous et je ne comprends pas que le Devoir n’aie pas respecté sa ligne d’action #3.
Rédigé par le 02/05 à 02:31 PM
@Spirit
Madame Bertrand dit peut-être ce qu’elle a réellement vécu. Mettons…
Mais en rendant public de telles émotions, la madame s’expose à tout et à rien. À cause des mots choisis pour traduire l’indicible, lequel ne se traduit pas.
Elle n’a pas à se sentir insulter. Elle reçoit tout simplement les tomates qui acompagnent la présomption et la vantardise… qui accompagne de tels propos.
Rédigé par le 02/05 à 03:17 PM
@Spirit
Le féminisme suintant et dégoûlinant de vos propos est sûrement un beaume pour la madame enchantée.
Mais se servir du sublime pour occulter le phallus est une grave erreur. Pardonable.
L’époque classique appelait l’imagination : la folle du logis.
L’imagination n’est pas toujours sublime.
Qu’est-ce que le sublime féminin ?
Rédigé par le 02/05 à 03:56 PM
@spirit
Le phallus est un signifiant. Sublime n’est-ce pas ?
Rédigé par le 02/05 à 04:09 PM
Le reste n’étant qu’un passage, plus ou moins obligé…
Rédigé par le 02/05 à 04:11 PM
Et si tout cela était impénétrable.
Rédigé par le 02/05 à 04:24 PM
Complétement pathétique…
Rédigé par le 02/05 à 04:29 PM
@Spirit
Se poser comme preuve de l’existence de Dieu n’a rien de sublime.
Le contraire serait plus juste.
C’est grotesque et vulgaire : d’autres diraient romantiques.
Rédigé par le 02/05 à 05:21 PM
IL me semble tout de même plus intéressant de tenter de partager ce qui ne se partage pas, à savoir l’expérience intime de Dieu, que toutes sortes de conneries issues de la partie la plus basse de l’homme (et de la femme aussi...).
Rédigé par le 02/06 à 12:41 AM
J’ai ressenti la même chose, la même sensation vibratoire, chez le bon docteur Tagucci la semaine dernière.
Rédigé par le 02/06 à 08:24 AM
«Au niveau» de l’Immaculée conception, l’archange Gabriel avait lui aussi apporté un petit pot de miel...au cas où la béatification ne pourrait être réalisée par les VOIES naturelles.
Amen
Rédigé par le 02/06 à 10:16 AM
Hi! Hi! Hi! Quel beau pipi!
Je suis tombée dans une drôle de talle qui ne comprend rien au miel.
Par chance que j’ai tassé ma tête à temps.
Rédigé par le 02/06 à 10:19 AM
Ummmmmmm.....c’est sexuelle et mystique en même temps. Et pour ceux qui penses qu’elle parle vraiment de Dieu, je vous recommande de lâcher la drogue!
Rédigé par le 02/06 à 10:21 AM
Joselito nous parle du bon Dr Tagucci. C’est une bonne idée. Devrait l’inviter à son émission On prend toujours un arrière-train pour qu’il puisse nous éclairer sur le rôle des sensations vibratoires dans l’évolution de la pensée chrétienne. Ou catholique. On ne sait jamais, peut-être bien qu’il saurait nous renseigner par la science sur l’illumination soudaine de Mme Bertrand ? Peut-être que non aussi. C’est pas pareil.
Rédigé par le 02/06 à 10:41 AM
Une chance que cette dame me confirme que Dieu existe, moi qui n’y croyais plus.
Maintenant qu’on me dit que c’est chaud et que ça vibre et que ça ne fait pas mal, alors je pourrais peut-être me laisser tenter.
Pas avec n’importe qui cependant.
Rédigé par le 02/06 à 11:14 AM
“Mots et maux de la politique”? Je constante à regret que les journalistes politiques s’attribuent la fonction de juger de l’authenticité des extases mystiques. Par son cynisme la presse québécoise a déjà affaibli la qualité du débat politique; la voilà qui menace de s’en prendre aux dernières traces de spiritualité dans la Belle province, flambeau des Lumières au sein du continent nouveau. Je ne sais pas ce que Voltaire eût pensé, en lisant les commentaires suscités par le billet d’Antoine Robitaille, du niveau intellectuel atteint par les honnêtes hommes de nos quelques arpents de neige.
En 1683, Mme Guyon, qui deviendra plus tard l’amie de Fénelon, commentait ainsi le 1er verset du 5e chapitre du Cantique des cantiques: “J’AI, ajoute-t-il, MANGÉ MON RAYON DE MIEL. Ce qui s’entend de ses actions et de sa doctrine car il pratiquait ce qu’il annonçait [...]. De sorte que la vie de Jésus-Christ était comme un rayon de miel, dont l’ordre divin, aussi bien que la douceur, faisait sa nourriture et sa félicité, dans la vue de la gloire que son père en recevait et de l’utilité qui en revenait aux hommes.”
Les états d’âme de Dominique Bertrand ne m’intéressent pas; mais l’opinion des journalistes sur le mysticisme, même celui de nos célébrités, m’intéresse encore moins. Or cette opinion m’attriste quand elle offre une tribune au mépris de la sensibilité féminine, au délire psychanalytique et à la colère anti-théologique.
Rédigé par le 02/06 à 02:41 PM
@Julia;
Ah ouais! Voltaire. Ce <<lumineux>> suprematiste qui disait, apres sa journee a lusine, que seul le travail rend libre. En allemand, on traduit ca par <<Arbeit macht frei.>> Vous savez sur quelles portes ce slogan etait inscrit?
Quon eteigne les lumieres qui se demenent dans notre <<Belle province>> une fois pour toute. ca fera moins de pollution visuelle pis on pourra admirer nos cochonneries celestes dans le ciel, la nuit.
(Desole pour les accents et la ponctuation deficiente, je suis dans un pays ou ca existe pas...)
Rédigé par le 02/06 à 11:04 PM
On dirait un gang-bang.
Plusieurs gars, une fille.
Le sacré est mis à la porte.
On sent la joie sourde de la cruauté sans entraves.
Le sexe est dans l’air, mêlé au mépris et à la fébrilité d’une sorte de vengeance.
Une femme s’est exposée. On se persuade qu’elle a fait une erreur et on la traite comme elle le mérite.
Un gang-band virtuel, dans un blog du Devoir.
Je vous dit le fond de ma pensée, ici tout semble permis.
Rédigé par le 02/07 à 12:42 AM