Charest a-t-il la «p’lotte à terre»?

image Il fut une époque où un politicien français, c’était presque à coup sûr une personne qui avait un français élégant, en public comme en privé. Les temps changent. Pierre Lasbordes, élu de l’UMP (parti de Sarkozy), a lancé aujourd’hui publiquement à notre premier ministre:  «J’espère que vous n’avez pas la p’lotte à terre.» On dira qu’il voulut parler québécois, ce qui n’est certainement pas pour nous flatter. Hier, c’est le président de la République qui désavouait la politique québécoise de la France, la non-ingérence et non-indifférence, en ces termes: «Honnêtement, c’est pas trop mon truc!» Ajoutons à cela cette manie de Nicolas Sarkozy de tutoyer nos dirigeants. La France cool, festiviste, qui veut absolument faire décoincée est peut-être sympa, ne va pas à la cheville de cette époque révolue où un Malraux pouvait déclarer: «La France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle l’est pour tous les hommes.»

  Vos commentaires

  1. Ah! la nostalgie du bon vieux temps.
    Il parlait tellement bien Monsieur Malraux… il aurait dû écrire des livres! wink

  2. Ben voyons, les livres, c’était pas son truc à M. Malraux.
    Ha ha!

  3. Le mari de la chanteuse n’en loupe pas une :
    http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2009/02/sarkozy-une-mco.html
    mais c’est un pote à Desmarais. Eux se tutoient. Fâcheuse habitude qu’il a notre Touptit 1er.

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Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

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