Il fut une époque où un politicien français, c’était presque à coup sûr une personne qui avait un français élégant, en public comme en privé. Les temps changent. Pierre Lasbordes, élu de l’UMP (parti de Sarkozy), a lancé aujourd’hui publiquement à notre premier ministre: «J’espère que vous n’avez pas la p’lotte à terre.» On dira qu’il voulut parler québécois, ce qui n’est certainement pas pour nous flatter. Hier, c’est le président de la République qui désavouait la politique québécoise de la France, la non-ingérence et non-indifférence, en ces termes: «Honnêtement, c’est pas trop mon truc!» Ajoutons à cela cette manie de Nicolas Sarkozy de tutoyer nos dirigeants. La France cool, festiviste, qui veut absolument faire décoincée est peut-être sympa, ne va pas à la cheville de cette époque révolue où un Malraux pouvait déclarer: «La France n’est jamais aussi grande que lorsqu’elle l’est pour tous les hommes.»
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 03 Février 2009 à 15h41
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Perles, lapsus, peronneries et perronismes •
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