Bizarrerie dans un cahier d’exercice d’«Éthique et culture religieuse»

image Question posée à des élèves de deuxième secondaire dans un cahier d’exercice :«Indiques tes caractéristiques, tes goûts et tes intérêts : 1) Je suis un garçon:_________, Une fille: __________ Je ne sais pas encore ________» C’est tiré de l’ouvrage Voyage vers les valeurs. Cahier d’activités Éthique et culture religieuse, 2e secondaire (LIDEC, 2008, p.10). L’auteur est Daniel Gougeon. Non seulement il est l’auteur de cette étrange question, mais a-t-il aussi conçu la faute d’orthographe? «IndiqueS»? (Pour l’information et l’image, merci à Joëlle Quérin, aussi l’auteur de l’étude: Le cours Éthique et culture religieuse : transmission des connaissances ou endoctrinement?, de l’Institut d’études sur le Québec.)

  Vos commentaires

  1. Eh bien, c’est une forme de recrutement par tous les refoulés ou homosexuels qui fleurissent et sévissent dans les cours de religion et qui s’assurent ainsi d’orienter à leur profit la sexualité naissante de jeunes garçons.
    C’est visiblement pour répondre plus à des impératifs libidineux qu’à la correction des impératifs grammaticaux…
    Un petit minaret avec ça?

  2. Pourriez-vous m’expliquer en quoi “indiques” est une faute d’orthographe? Par contre je suis d’accord de dénoncer la pertinence d’instaurer cette réflexion dans l’esprit d’un adolescent(e) quand on devrait savoir, en tant que “spécialiste”, que ce questionnement peut susciter le doute chez les jeunes de cette catégorie d’âge.

  3. @Yvan Schmidt
    Indique ne prends pas de s!

  4. @ Willilys

    “Indique ne prends pas de s!”

    ... “prend” non plus, d’ailleurs !

    PS: ce n’est pas une faute d’orthographe, mais de conjugaison

  5. La deuxième personne du singulier des verbes du 3e groupe ne prend pas de «s».

  6. @ Élizabeth

    Je ne suis malheureusement pas d’accord avec vous:

    c’est la troisième personne du singulier qui ne prend pas de «s», alors que la deuxième le prend, et ceci est valable pour les verbes de tous les groupes ...

    une exception, cependant: la deuxième personne du singulier de l’impératif des verbes du 1er groupe ne prend pas de s ... comme dans “Indique tes caractéristiques”, précisément.

  7. Qu’est-ce que cette connerie? Ne pas savoir si on est un garçon ou une fille à cet âge-là!? Mais enfin, il y aura toujours des zigotos pour se poser des questions biscornues. Quant à l’orthographe des impératifs comme des sujonctifs, ça souvent été un casse-tête pour moi. Mais avec l’effort, on y arrive!

  8. Si des élèves de cet âge ne savent pas encore s’ils sont un garçon ou une fille, il serait grand temps de leur donner un cours sur le massacre des saints Innocents par le roi Hérode.

    Quelques précisions d’ordre grammatical : à la deuxième personne du singulier du présent de l’impératif, le verbe «indiquer», du premier groupe, ne prend pas de «s»; le verbe «prendre», du troisième groupe, en prend un.

  9. La faute.
    Sauf votre respect, cette faute n’est qu’une «chiure de mouches». Pas très important que les verbes du 1er groupe ne prennent pas de «s» à la 2è personne du singulier de l’impératif présent. Seriez-vous un peu scrupuleux ? Le tutoiement est plus agaçant.

    Le genre indécis.
    Une «éduconnerie». Le voyage vers les valeurs… un «bad» trip finalement.
    L’analyse freudienne appliquée au choix d’un métier pourrait peut-être vous fournir des explications.

  10. J’espère que M. Gougeon nous dira ce qu’il cherche avec cette question… Peut-être que «je ne sais pas encore» est une réponse «transgenre»… rolleyes

  11. Les gens croient à une réforme. Pauvres Québécois. Ce n’est pas une réforme, c’est la révolution permanente. J’ai complété mon secondaire à la fin des années 1990. Nous avons du subir ‘Formation Personnelle et Sociale’. Autre nom, même idéologie.

  12. Un peu hors contexte, mais si ce Daniel Gougeon est le même qui m’a enseigné il y a une vingtaine d’année (au Collège Beaubois), je tiens a souligner l’excellence de son enseignement et l’ouverture qu’il a su m’insuffler eu égard aux autres traditions religieuses et spirituelles.

    Cela dit, la transexualité est-elle un sujet si tabou qu’il faudrait le mettre à l’index. Come on, nous nous sommes plus en 1950!

  13. D’accord avec yannick n.

    Ceux qui ne se sentent pas concerné par la question la trouveront drôle, les autres se sentiront reconnus, au moins.

    De toute façon, dans la société dans laquelle nous vivons… il y a des choses beaucoup plus troublantes que cette question, choses auxquelles les ados ont accès, veux veux pas.

    Je serais aussi pour l’emploi du vous, moins condescendant et paternaliste.

  14. Je suis étonné de voir que plusieurs lecteurs de ce billet ne savent pas conjuguer.

  15. Je trouve que cette question est un excellent outil pour discuter en classe de la question du genre. Aborder l’identité et l’orientation sexuelle devant une classe d’adolescent-e-s n’a rien d’évident. Le côté étonnant de la question vient justement permettre la réflexion. Même s’il est fort probable que peu de personne s’y reconnaisse, elle devrait faire réfléchir tout le monde : c’est quoi, “un homme”, c’est quoi, “une femme”, quel genre de personne je veux être ?

  16. Pourquoi ne pas carrément demandez la question suivante: ton sexe est-il déconstruit ou es-tu victime des normes dominantes de la société patriarcale? Le mot victime est très important ici.

  17. Si en deuxième secondaire, on ne sait pas encore si on est un gârçon ou une fille, c’est inquiétant.  On peut être homo mais on reste un garçon ou une fille.

    Indique ne prend pas de S et prend non plus.
    Une faute de orthographe.

    Le cours sur les religions est inutile car on devrait plutôt interdire les religions qui sont responsables des malaises de la société.

  18. Par erreur j’ai mis un accent circonflexe sur garçon.

    Une faute de conjugaison est une faute d’orthographe.

    Je corrige avant que d’autres me lancent la pierre…

  19. Exactement conforme à la recette du Nouvel Ordre Mondial décrite dans un document de 1864 qui, peu importe quel est l’auteur, a prédit le futur sans aucune erreur depuis presque 150 ans: les PROTOCOLES DE SION.

    Faîtes vous votre propre opinion : http://www.abbc.net fournit des copies dont seule l’introduction a été altérée, sautez au premier protocole; le reste est conforme à ma copie de 1912.

    Le drapeau d’Israël affiche publiquement que le Sionisme est contre Dieu. Ça vous surprends ?

  20. M.Lauzon, les Protocoles des Sept Sages de Sion sont un faux produit par la police tsariste, lui-même copié sur “Le dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesqieu”, de Maurice Joly, pamphlet produit sous Napoléon III et visant à dénoncer les manipulations politico-financières du régime.

    Mais il faut convenir que ce fut un faux fécond : tous les paranoïaques calquent leur dernière théorie du complot sur ce torchon depuis un siècle.
    Bravo…

  21. D’abord, la faute me semble mineure, même le Devoir a certainement un correcteur, alors j’en conclut (conclût? conclue?) que même au Devoir tout le monde n’est pas parfait.

    Secundo (deuxièmement? deuxio?) pourrait-on laisser les professeurs travailler en paix?

    Quant à l’orientation sexuelle, je crois qu’il est mieux de l’apprendre en classe que dans la cour d’école.

  22. “J’en conclus.”
    Quant à l’impératif, il me semble avoir appris ça en première ou en deuxième année.
    Et je me demande encore pourquoi le mot qu’on nous demander de reproduire pour valider une contribution est toujours un mot angliche.

  23. @ M. Chaput : La faute est cocasse, c’est tout. Dans un cahier d’exercice, il ne devrait pas y en avoir, non? Comme dans un journal, je vous l’accorde. Mais celui-ci est fait dans une urgence inimaginable pour les gens de l’édition scolaire. Quant à la question, bizarre, elle ne concerne pas l’orientation sexuelle, mais le genre. La poser ainsi, à des jeunes de 12-13 ans, sous-tend des postulats sur la «diversité» et la «déconstruction de l’identité» pour le moins surprenants.

  24. C’est fou comme ce billet est marrant. Je me bidonne.

  25. Je remarque que dans certains commentaires, la conjuguaison nous porte à croire que certains ne savent pas à quel sexe ils appartiennent.

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Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

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