Après les aptonymes, les «apto… chansons»?

image Il y a des aptonymes, les noms prédestinés. Et il y a des chansons de circonstance. Pourrions-nous dire… apto...chansons? Devinez quelle ritournelle bien connue jouait au sol, dans les hauts-parleurs, lorsque le F-18 s’est écrasé en Alberta, pendant une séance d’entraînement pour un spectacle aérien? Avion de chasse dont le pilote Brian Bews a réussi à s’éjecter une seconde avant le crash? Staying Alive, des Bee Gees! La preuve, dans ce vidéo trouvé dans le site du Edmonton Journal.

  Vos commentaires

  1. Mais je ne serais pas étonnée d’apprendre que les militaires écoutent cette chanson très souvent, comme un mentra, pour se porter bonheur. Ce qui ne les protège pas toujours d’y passer.

  2. Voici un couplet de la chanson “Staying Alive” :

    “Well now, I get low and I get high,
    and if I can’t get either, I really try.
    Got the wings of heaven on my shoes.
    I’m a dancin’ man and I just can’t lose.
    You know it’s all right. It’s OK.
    I’ll live to see another day.
    We can try to understand
    the New York Times’ effect on man.”

    Oui, on peut dire une “apto...chanson”

  3. Dans l’approche jungienne, on pourrait pratiquement appeler ça un phénomène de synchronicité…

    Quand on joue avec des fusils…
    Faut s’attendre à ce qu’il y ait des morts..

    Synchronicité, Jung la définit ainsi :

    «Les événements synchronistiques reposent sur la simultanéité des deux états psychiques différents.»

    On peut, par analyse, trouver, dans la notion de synchronicité, les éléments suivants :

    - a) acausalité : l’événement ne s’explique pas par la causalité

    - b) atemporalité : l’événement semble annuler le temps, il est aussi imprévisible

    - c) sens subjectif : l’événement revêt pour l’observateur une signification

    Source :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Synchronicité

    .

  4. Tant qu’à être dans le néologisme, je parlerais d’aptoune: une toune apte à décrire la situation vécue. Une toune appropriée au moment.

  5. Plutôt que “apto...chanson”, terme passablement désagréable à l’oreille, puis-je humblement suggérer celui de “aptoune”?

  6. «Aptoune»! HA! Merci «Bout de mots» et «Baptiste Foisy». C’est très bien trouvé. Je songe à créer une catégorie.

  7. Une autre «aptoune» qui reste collée en mémoire c’est la «Chevauchée des Walkyries» dans le film de Francis Ford Coppola, «Apocalypse Now». La mythique cavalerie nordique aux accents wagnériens doublée de l’attaque américaine aéroportée américaine, cela laisse des traces de vers parasites…

    C’est déjà désagréable d’avoir un «ver d’oreille» quand la « toune » nous plait plus ou moins, imaginez quand en plus elle se double d’images pas très rassurantes!…

    (Un «ver d’oreille» est un refrain qui nous contamine le cerveau comme un véritable virus, pas moyen de s’en débarrasser, et cela peut durer des heures, voire des jours de déplaisir, cf. l’intéressante recherche d’Andréane McNally-Gagnon au site de l’UdeM :  http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-sociales-psychologie/20100525-le-ver-doreille-ca-fait-rire-les-oiseaux.html

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Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

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