EN DIRECT DU COLLOQUE DU PQ À LÉVIS (version 10h15) Pauline Marois ne veut plus du SPQ-libre ni de tout autre club politique dans son parti. C’est ce qu’elle a annoncé aux dirigeants de cette organisation particulière, hier soir. Le président du club, Marc Laviolette (photo), contestera cette décision ce matin lors d’une réunion tenue à huis clos de la Conférence des présidents et des présidentes du parti, à laquelle un représentant du club est en droit de participer. Il n’a pas voulu remettre en question son adhésion au parti, mais le secrétaire du club, Pierre Dubuc, n’a pas exclu de claquer la porte du PQ dans les prochaines heures. S’il peut refuser de reconduire la reconnaissance d’un club politique, l’exécutif du parti ne peut toutefois pas décider seul de changer les statuts de la formation politique qui rendent possible depuis 2005 la présence des clubs politiques au sein de la formation politique. Un débat sur le sujet se tiendra donc au congrès du parti, qui doit se tenir en 2011.
Les clubs politiques au PQ est un héritage du dernier congrès, où Bernard Landry était chef. M. Landry cherchait à retenir une certaine gauche tentée de joindre un nouveau parti alors en gestation, et qui aboutira en janvier 2006 à la fondation de Québec solidaire. Le SPQ-libre n’a jamais compté un grand nombre de membres (il revendique actuellement quelque 400) et s’est surtout fait remarquer par ses prises de position très hostiles au chef. M. Laviolette et Dubuc ont par exemple, en 2007, réclamé la tête d’André Boisclair.
Depuis l’arrivée de Pauline Marois à la direction du PQ, le SPQ-libre s’était montré plus discret. Mais à la fin janvier, dans une entrevue au Devoir, son président Marc Laviolette avait fustigé Mme Marois après que cette dernière eut soutenu que les demandes des syndicats du secteur public en négociations avec le gouvernement, étaient «un peu élevées» et qu’il était temps de procéder à un «dégraissage» de l’État.
Le président du PQ, Jonathan Valois doit faire une conférence de presse à 10h45 et la chef vers 13h30.
(Plus de détails à venir)
Rédigé par Antoine Robitaille le Dimanche 14 Mars 2010 à 09h12
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EN DIRECT DU COLLOQUE DU PQ À LÉVIS (version augmentée 17h45)
Pauline Marois a laissé entendre ce matin que Jean Charest était corrompu. «Comment voulez-vous que les Québécois fassent confiance à ce gouvernement et à ce premier ministre?», a-t-elle lancé. La chef péquiste a souligné que M. Charest reçoit «183 000 dollars comme premier ministre, un salaire qui lui est versé par la nation québécoise». Par conséquent, a-t-elle insisté, cette nation devrait être son seul patron. «Mais depuis dix ans, M. Charest a aussi empoché trois quarts de millions versés par le Parti libéral», car il reçoit un salaire d’au moins 75 000$ par année de la part du PLQ. «La question que tout le Québec se pose est celle-ci : M. Charest, pour qui travaillez-vous? Travaillez-vous pour les Québécois qui payent votre salaire de premier ministre ou pour les amis du Parti libéral qui payent votre autre salaire? Serait-ce possible que Jean Charest hésite à mordre la main qui le nourrit? Ça expliquerait pourquoi le premier ministre refuse de déclencher une enquête publique. Tant que le gouvernement ne fera pas la lumière sur les scandales dans la construction, cette odeur tenace de corruption qui flotte sur le gouvernement ne s’effacera pas.»
Rédigé par Antoine Robitaille le Samedi 13 Mars 2010 à 15h48
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EN DIRECT DU COLLOQUE DU PQ À LÉVIS : La candidate du PQ dans Vachon, Martine Ouellet (nullement la version féminine de Martin Ouellet), n’est pas seulement une adepte des «çal’a» (comme dans «ça l’a pas de bon sens») et autres hideux «kankon» (dénoncés de manière efficace par Bazzo.tv, cette semaine), fautes qu’elle a multipliées dans son intervention de tout à l’heure au colloque du PQ. Elle semble aussi raffoler des vieux slogans libéraux, comme «Nous sommes prêts». Une preuve? Ce clip vidéo du lancement de sa campagne. (à 4:53 précise).
(Revenez visiter ce carnet pour plus de nouvelles sur le colloque du PQ tout au long de la fin de semaine.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Samedi 13 Mars 2010 à 13h22
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Grâce à notre grand ami Tony Tomassi, j’ai eu l’impression de revivre un des plus intenses moments de ma carrière de correspondant parlementaire, cette semaine. C’était le 31 octobre 2006, lorsque, en conférence de presse, au sujet des critiques d’Ottawa sur le plan de réduction des gaz à effet de serre de Québec, j’avais lancé au ministre Claude Béchard : «Vous n’avez pas l’air pugnace.» M. Béchard avait dit : «Pardon?» J’avais répété : «Vous n’avez pas l’air pugnace.» M. Béchard, légèrement froissé, avait mis fin à l’échange ainsi : «Non, non. N’entrez pas dans toutes sortes de mots, là. Mais je veux juste vous… Je veux juste vous dire qu’on est surpris, on est déçu.» Mercredi dernier, 10 mars, conférence de presse du ministre de la famille qui soutenait le contraire de ce qu’il défendait la veille. Je lui lance : «Le prosélytisme, c’est inacceptable, c’est ça?» M. Tomassi répond : «Pardon?» Je répète : «Le prosélytisme est inacceptable, c’est ça?» M. Tomassi: «Comment vous dites?» Je reviens à la charge : «Le prosélytisme.» Rien à faire, M. Tomassi reprend sa cassette : «Bien, je vous dis que dorénavant la religion n’aura plus sa place dans les services de garde subventionnés par le gouvernement du Québec.» Vous l’avez deviné: au sujet du prosélytisme, le ministre Tomassi est devenu pugnace!
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 12 Mars 2010 à 18h19
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Tomasseries •
Un mot et son sens •
«Qu'est-ce que tu dis?» ou propos étonnants •
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Confusion de Sam Hamad lors d’une commission parlementaire, en novembre 2009 : «J’aimerais ça vous entendre là-dessus. Et ça, ce n’est pas sorti du chat du sac, là.» Le ministre du Travail travaille hésite, devant l’hilarité des collègues: «Je ne sais pas trop, le chat du sac?» Celui qui préside la commission, François Ouimet tente de l’aider : «Le lapin du chapeau?» Sam Hamad accepte le coup de main et ajoute : «O.K. Mais il y a quelque chose qui est sorti de quelque part avec une surprise.» Merci de la précision, Sam. (Photo : détail d’un cliché paru sur QuebecHebdo.com)
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 11 Mars 2010 à 14h48
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Nostalgie: perles du passé •
Perles, lapsus, peronneries et perronismes •
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Certains se souviennent que je me passionne depuis longtemps pour les noms de garderies et de CPE. L’actualité nous pousse à imaginer des raisons sociales de tels établissements qui oseraient se dévoiler et s’avouer carrément religieux: «Le CPE les petits apôtres», «La Garderie les mini-burqa» ou encore le «CPE Au jardin des niqabs». Mettons : «Les enfants du sabbat»? D’autres idées? (Publiables SVP.) (Image : détail d’une caricature de Garnotte.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 10 Mars 2010 à 13h44
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Mot insolite •
Néologisme •
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«La madame»: à chaque fois que Yolande James parle de Naïma, cet être portant le niqab (comment peut-on être certain que c’est une femme ou un homme? Son visage est caché!), c’est le terme que cette ministre de l’Immigration utilise. «La madame a été rencontrée, on lui a clairement indiqué: [...] les cours de francisation se donnent à visage découvert», a lancé Mme James tout à l’heure. (Au fait, qu’est-ce qu’un cours de francisation? Je sais ce qu’un cours de français peut être, mais de francisation? AJOUT : on me soumet que c’est l’expression consacrée, mais elle semble boiteuse. On y enseigne la «francisation»?) Puis, la ministre a lancé : «Dans le cas qui nous préoccupe, il n’y a pas de cas par cas.» Dans le cas qui nous occupe, soit cette dernière phrase, le manque de clarté est préoccupant.
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 09 Mars 2010 à 17h20
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Les problèmes concernant le financement des partis politiques? Le ministre Robert Dutil a pris position tout à l’heure à la période de questions : c’est «beaucoup plus un problème de perception qu’autrement» (Il voulait sans doute dire «qu’autre chose»). Éclat de rire explosif dans l’opposition. Le ministre, après avoir été interrompu, insista : «La perception est un point important.» Puis, le critique en matière de sécurité publique, Bertrand —il-faut-une-enquête-publique— St-Arnaud, a eu un mot d’esprit (chose rare à l’Assemblée nationale): «M. le Président, il est effectivement question de perception; de perception de 100 000 $ pour chacun des ministres de ce gouvernement libéral.» Un problème, aussi, pour le ministre du Revenu qu’est Robert Dutil.
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 09 Mars 2010 à 16h50
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Mot d'esprit •
Le mot juste •
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EN DIRECT DU PARLEMENT : Bombardé de questions par les oppositions au sujet de quatre cas de décès dans les urgences, Yves Bolduc s’est mis un pied dans la bouche, tout à l’heure, à la période de questions : «Les quatre cas [...] qu’il a mentionnés, c’est des cas qu’on regrette et là-dessus, M. Pitre, c’est certainement le cas qui est inacceptable.» Et les autres? «Les autres ne sont pas plus acceptables et on travaille pour régler la situation», s’est-il repris tout de suite. Le ministre de la Santé a aussi soutenu que «93 % des gens sont opérés à l’intérieur du délai de six mois». Une des raisons pour lesquelles certains ne sont pas opérés à temps est la suivante: «Souvent, le patient n’est pas disponible, entre autres c’est l’opération parmi la période d’été». Ah, si seulement les patients étaient plus disponibles!
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 09 Mars 2010 à 15h57
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Bolducries •
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Moment cocasse, hier, à la conférence de presse des ministres Nathalie Normandeau et Clément Gignac. Ces derniers réclamaient le plus sérieusement du monde que le PQ «refasse ses devoirs» et propose un plan de retour à l’équilibre budgétaire. Avec sagacité, Robert Plouffe, de TVA, a demandé à la vice-première ministre de réagir aux propos d’«un M. Bonnardel [qui] a dit que c’était au gouvernement à faire ses devoirs». (Propos étant ici synonyme de gibelotte.) Réponse de Mme Normandeau: «C’est ce à quoi on s’emploie tous les jours comme gouvernement.» Morale de l’histoire? Arrêtez de vous demander mutuellement de faire votre devoir. Lisez-le plutôt!
Il faut absolument aller voir le site Internet du ministre délégué aux Transports Norm MacMillan. Pour les photos où il prend la pose (tout en gardant le sourire), surtout, car sur le plan de l’information, c’est mince. «M. MacMillan participe chaque mercredi au caucus des députés de l’aile parlementaire libérale. [...] M. Macmillan assiste une fois par semaine au Conseil des ministres.» (AJOUT, 8 mars : notons que si M. MacMillan «participe» au caucus libéral, il ne fait qu’«assister» au conseil des ministres.) On trouve aussi, sur ce site, une chose rare : un cliché où Lucien Bouchard s’esclaffe… en rencontrant Norm.
Rédigé par Antoine Robitaille le Samedi 06 Mars 2010 à 20h58
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Langue de bois •
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L’affaire du niqab au cégep Saint-Laurent m’a rappelé une question que Sylvain Simard avait posée à Monique Gagnon-Tremblay, le 13 mai 2009: «Est-ce que la présidente du Conseil du trésor, qui est responsable de l’Administration publique [...] a l’intention de préciser à tous les fonctionnaires quels sont exactement les signes qui sont acceptables? Est-ce que, par exemple, elle accepte que des gens portent des signes qui empêchent leur propre identification?» C’était Christine St-Pierre qui avait répondu en épousant une stratégie rhétorique qu’on pourrait qualifier de confusion mentale:
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 05 Mars 2010 à 08h18
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Gibelotte •
Mots usés et clichés •
«Qu'est-ce que tu dis?» ou propos étonnants •
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«Ne pas voir la figure pose un certain nombre de problèmes de transparence», ai-je lu ce matin dans mon journal. C’est une phrase de Donna Varrica, porte-parole du collège Dawson. Question à vous, cher/chère lecteur/trice (comme le disait Pierre Bourgault jadis), source de tant de connaissances : vous y voyez, 1) un euphémisme, 2) une litote, 3) un pléonasme? Ou 4) toutes ces réponses?
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 03 Mars 2010 à 11h23
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Mots à la mode •
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Monsieur Robert Bois vient d’être embauché par les ministres Nathalie Normandeau et Serge Simard en tant que «démarcheur». Et quelle sera sa «mission»? Vous l’avez deviné sans doute, puisque vous savez que nous ne restons pas de bois devant un bel aptonyme. Eh oui : «Promouvoir l’utilisation du matériau bois par l’industrie de la construction.» C’est écrit dans le communiqué : «”M. Bois fera la promotion du bois comme matériau de construction écologique, un matériau qui favorise la réduction des émissions de gaz à effet de serre”, a indiqué la ministre Normandeau.» Venant d’une championne de la langue de bois, cela ne nous surprend guère. Et Serge Simard d’ajouter : «”Le travail de M. Bois consistera à stimuler la demande de bois par l’industrie de la construction et à consolider des emplois dans notre région, en plus de mettre en valeur l’expertise de nos entreprises de deuxième et de troisième transformation du bois”.» Ça se boit comme du petit lait tout ça. (Merci à Enveloppe brune pour la référence.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 02 Mars 2010 à 16h27
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Simarderies •
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