Mercredi 07 Juillet 2010

Nathalie Normandeau fait une bonnardellerie

image EN REPRISE (publié une première fois le 13 avril 2010) Envoyée au front par le gouvernement pour attaquer son ancien collègue Marc Bellemare, Nathalie Normandeau est très fâchée. Et quand elle est très fâchée, la vice-première ministre a tendance à faire… des bonnardelleries. Exemple: «Marc Bellemare ne peut pas se substituer au-dessus des lois», entendu ce matin à Radio-Canada. Dans ses interventions, elle utilise l’expression «agenda de Marc Bellemare». En français, agenda, c’est un «carnet prédaté sur lequel on peut noter les choses à faire ou déjà faites». Comme celui du premier ministre Jean Charest, où il est sans doute indiqué qu’en 2003, 2004 et peut-être même 2005, il a rencontré Marc Bellemare. Mais au sens où Mme Normandeau l’emploie? C’est un faux ami: 

Mardi 13 Avril 2010

Nathalie Normandeau fait une bonnardellerie

image Envoyée au front par le gouvernement pour attaquer son ancien collègue Marc Bellemare, Nathalie Normandeau est très fâchée. Et quand elle est très fâchée, la vice-première ministre a tendance à faire… des bonnardelleries. Exemple: «Marc Bellemare ne peut pas se substituer au-dessus des lois», entendu ce matin à Radio-Canada. Dans ses interventions, elle utilise l’expression «agenda de Marc Bellemare». En français, agenda, c’est un «carnet prédaté sur lequel on peut noter les choses à faire ou déjà faites». Comme celui du premier ministre Jean Charest, où il est sans doute indiqué qu’en 2003, 2004 et peut-être même 2005, il a rencontré Marc Bellemare. Mais au sens où Mme Normandeau l’emploie? C’est un faux ami: 

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Jeudi 25 Mars 2010

Deux nuits valent mieux qu’une

image On sait que la nuit porte conseil. Or, François Bonnardel — un des derniers adéquistes vivants— croit que la nuit, c’est comme le lait: deux, c’est mieux! Il intervenait hier après-midi en faveur de la motion par laquelle aurait été convoqué l’ex-ministre Marc Bellemare devant la Commission de l’administration publique : «Je pense [...] que le vote, ce soir, va être important — s’il est ce soir ou demain [il s’est tenu hier soir, finalement]— qu’encore une fois une deuxième nuit peut porter conseil, pour que la partie ministérielle et les députés du Parti libéral, quand ils vont rentrer dans leurs circonscriptions vendredi soir, vont regarder, chacun leurs citoyens dans les yeux et vont dire: “J’ai voté pour entendre Marc Bellemare à une commission parlementaire”.» Une remarque comme ça : ça doit être long et fatigant de regarder chacun de ses électeurs dans les yeux. Nul doute qu’après, on ait besoin de deux nuits pour s’en remettre!

Mardi 09 Mars 2010

Bonnardel demande à Charest de faire ses «devoirs». Normandeau répond.

image Moment cocasse, hier, à la conférence de presse des ministres Nathalie Normandeau et Clément Gignac. Ces derniers réclamaient le plus sérieusement du monde que le PQ «refasse ses devoirs» et propose un plan de retour à l’équilibre budgétaire. Avec sagacité, Robert Plouffe, de TVA, a demandé à la vice-première ministre de réagir aux propos d’«un M. Bonnardel [qui] a dit que c’était au gouvernement à faire ses devoirs». (Propos étant ici synonyme de gibelotte.) Réponse de Mme Normandeau: «C’est ce à quoi on s’emploie tous les jours comme gouvernement.» Morale de l’histoire? Arrêtez de vous demander mutuellement de faire votre devoir. Lisez-le plutôt!

Lundi 01 Mars 2010

Gibelotte de bonnardelleries sur les finances publiques

image Conférence de presse du chef de l’ADQ et du critique adéquiste François Bonnardel, aujourd’hui. Le reporter de TVA, Robert Plouffe, pose cette question trois fois : «Vous voulez alléger le fardeau fiscal de la classe moyenne et des familles. [...] De combien? Et, si oui, vous [priveriez] le gouvernement de rentrées d’argent. Or, on est déjà en déficit.» Il n’obtient pas de réponse. Martin Ouellet revient à la charge. Et à ce moment, il y a eu illumination: François Bonnardel a tout expliqué et tout est devenu parfaitement clair

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Lundi 15 Février 2010

L’émulation de Bonnardel

image Mercredi dernier, le député adéquiste François Bonnardel dénonçait la sous-ministre «aux trois maisons», Louise Pagé: «Mme Pagé, qui, bon, qui a des émulations de près de 190 000 $, qui a reçu pendant presque sept ans 11 000 $ par année pour subvenir à ses frais de logement, où madame habite… elle habite près de Québec. Il y a certainement des questions à se demander.» Des émulations pareilles nous forcent à nous demander des questions sur les émoluments de la dame. C’est certain.

Vendredi 02 Octobre 2009

Pelleter un débat sur le dos des contribuables

image Quelques petites bonnardelleries, pour finir la semaine en beauté? «C’est un débat qu’un jour ou l’autre on devra faire, mais, avant de faire ça, là, puis de le pelleter encore sur les familles du Québec, sur le dos des contribuables de la classe moyenne, qu’on fasse le travail dans nos finances publiques de nos dépenses, on est rendus à cette étape-ci. Ça va être difficile dans les prochaines années. Avant que le Québec soit en faillite, là, puis qu’on ait des décotes de la part des agences de crédit, on est rendus à cette étape où est-ce que les Québécois veulent voir du leadership de la part du premier ministre, puis qu’on arrête de rigoler à l’Assemblée nationale quand on pose ces questions.»
À voir ce collier de perles, on comprend quand même pourquoi ça rigole parfois, même si l’heure est grave. Du reste, ce matin, le critique adéquiste a expliqué sa bonnardellerie d’hier: il avait affirmé qu’il y avait huit ministères en trop à Québec : «C’était un lapsus où je faisais un peu mention au régime minceur que le gouvernement s’était imposé avec ses ministères lors de l’élection de son gouvernement minoritaire.»

Lundi 29 Juin 2009

Quelques bonnardelleries estivales

image François Bonnardel avait été peu fécond «au niveau» bonnardellerie, ces derniers temps. Mais il nous a gratifié la semaine dernière, lorsqu’il a commenté le départ de François Legault, de quelques tournures de phrases sublimes dont il a le secret. Il a suggéré par exemple que M. Legault «prenne le temps de voir où il pourrait apporter pour le Québec, dans les prochaines années, son apport.» Autres bijoux : «Qu’on constate que le Québec s’enlise dans une saine gestion des finances publiques, qui n’existe pas, dans un concept de réingénierie de l’État, qui n’existe pas, et c’est là-dessus que je vous amène, où le gouvernement en place...» Et si Bonnardel n’existait pas? Il faudrait l’inventer.

Samedi 30 Mai 2009

Une lessarderie pour le couple Normandeau-Bonnardel

image Authentique lessarderie, prononcée jeudi soir. Le ministre Laurent Lessard lance, au salon bleu, alors que les élus discutent d’un projet de loi: «Alors, merci, M. le Président. Juste avant qu’on passe à l’autre article, je voudrais quand même saluer trois collègues, ici, quand même qui ont 10 ans de vie politique, alors notre collègue de Bertrand qui fêtait son 10e anniversaire, notre collègue de Vaudreuil, et notre collègue de Bonnardel… de Bonaventure.» La transcription officielle de l’Assemblée nationale, très fidèle, note : «Des voix: Ha, ha, ha!» Et M. Lessard d’ajouter : «Ça m’a échappé, M. le Président. Ça m’a échappé.» Yeah!

Mercredi 06 Mai 2009

Période de questions, de perles et d’os

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EN DIRECT DU SALON BLEU : Le président Yvon Vallières vient de faire un appel au calme, en chambre, en soulignant qu’il y a «une seule personne qui a la parole en même temps». Il a souligné que les députés sont «dissipés aujourd’hui». Sylvain Simard venait de lancer, à micro fermé, à propos de la controverse des fonds FIER : «Ça sent les écuries.» Il faisait référence à un article d’un chroniqueur, cité par sa chef, qui réclamait que le gouvernement devait «nettoyer ces écuries». Parlant de mauvaise odeur, François Legault vient d’ouvrir un autre front FIER. D’ailleurs, le ministre Bachand vient de demander à Investissement Québec de s’auto-vérifier… Le gouvernement refusant de faire faire le travail par le Vérificateur général. Agnès Maltais, elle, a révélé qu’un FIER de l’Estrie avait investi dans l’hôtel Muzo, «hôtel pour chats et chiens urbains» à Montréal. «On tient un os !», a lancé Sylvain Simard. Oh oui, et à propos du dossier des FIER, voici une bonnardellerie, prononcée plus tôt à RDI par l’ami de cœur de Nathalie Normandeau : «On a mis un peu le gouvernement les culottes à terre». Et j’ajouterais «jusqu’au cou».

Jeudi 23 Avril 2009

Parlement de collaboration, disait Jean Charest

imageimage «Au risque de causer une commotion dans le petit monde qu’est l’Assemblée nationale, la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, fréquente depuis quelque temps le député adéquiste François Bonnardel», écrit le Journal de Québec. Gilbert Lavoie pose une bonne question, dans Le Soleil : «Imaginez un peu que le caucus de l’ADQ décide, la semaine prochaine, d’une stratégie pour mettre la ministre Normandeau dans l’embarras sur un dossier scabreux concernant son ministère. Les adéquistes pourraient-ils préparer leur plan d’attaque en toute confiance, en présence de leur collègue Bonnardel?» Parlement de collaboration, disait Jean Charest… AJOUT 9h49 : Lorsqu’on a demandé au président du caucus adéquiste Janvier Grondin, ce matin, si c’était là un exemple de parlement de collaboration ou de cohabitation, M. Grondin a répondu «collaboration, ça va faire!». Il a aussi rappelé que les politiciens étaient des «êtres humains» et qu’il n’était pas nécessaire pour eux, avant de plonger en politique, d’aller chez le médecin pour «se faire castrer pour ne pas regarder les autres femmes»!

Mardi 21 Avril 2009

L’équipe Caire fait des «caireries»

image Pressé par Gilles Taillon, qui devrait plonger incessamment, le candidat à la direction de l’ADQ, Éric Caire, ce matin, a présenté son équipe pour la course à la direction. Il a parlé d’un «modèle» qui inspire beaucoup l’idée d’autonomie adéquiste, celui de la «Catalagne». Puis, le co-président de sa campagne à la direction, Richard Merlini (photo) a inventé un mot, «tournitruance», concept qu’il a opposé à la rigueur et à la cohérence. Ça m’a rappelé que cet esprit créatif avait déjà dénoncé «l’appétit gargantuante de l’industrie» pétrolière au Salon bleu. M. Merlini a aussi forgé un slogan pour la campagne de l’adéquiste : «Avec Caire, c’est clair.» Quant au penseur qui appuie M. Caire, Denis Julien, co-réalisateur de L’Illusion tranquille, il estime que le modèle québécois est un «gros GM social». À l’instar du fabricant automobile, il risque de faire faillite bientôt. Ça a le mérite d’être clair. Plus que dans le communiqué de l’équipe Caire, où l’on peut lire : «Tant qu’à M. Benjamin, il a lui aussi...» AJOUT 18h02 : le communiqué comportait une dizaine de fautes.

Lundi 20 Avril 2009

Une bonnardellerie de la part du non-candidat qui appuie un non-candidat

image Merci aux lecteurs qui m’ont rappelé à mon Devoir : le député de Shefford a commis une jolie bonnardellerie ce matin en annonçant qu’il appuiera, dans la course à la chefferie, un non-candidat (Gilles Taillon, qui ne s’est pas encore déclaré). Il a dit vouloir «activer la préparation active» de l’ancien député de Chauveau. Radio-Canada le souligne aussi. (Photo de Radio-Canada. On y voit Linda Lapointe, ancienne députée adéquiste de Groulx et, évidemment, François Bonnardel, dans le Hall du Parlement, ce matin.)

Vendredi 27 Mars 2009

Les «bonnardelleries» sèment la zizanie chez les bleus

image Nos bonnardelleries sèment la zizanie dans la blogosphère. Un blogue conservateur, Les Bleus.qc.ca, qui a cité une de nos entrées sur François Bonnardel en plus d’ajouter une trouvaille désopilante au sujet du député de Shefford, a été banni du blogue d’un fervent militant adéquiste, Blogue bleu Québec. Ce dernier, dont l’auteur est nul autre que Pierre —Élodie— Morin, était insulté du traitement réservé au député de Shefford. Bleu.qc.ca, indigné à son tour, a dénoncé «les méthodes staliniennes de l’ADQ». Ça joue dur chez les bleus. Précisons que dans le présent carnet, nous recueillons des perles de toutes les couleurs.

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À propos

Correspondant du Devoir à l'Assemblée nationale, le journaliste Antoine Robitaille s'intéresse aux mots qui sortent de la bouche des acteurs de la classe politique. Il est aussi à l'origine du Devoir de philo, une série de textes inspirés des idées des grands philosophes qui trouve aussi son écho dans ce carnet.

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