Image capturée sur le site des archives de Radio-Canada. «De 1988 à 1993, Régis Labeaume a dirigé la société d’exploitation minière Mazarin. Dans cet extrait de l’émission Le Point, il parle d’éventuels projets pour assurer la survie de la ville de Fermont. Quelques années plus tôt, en 1984, la ville de Gagnon disparaissait à la suite de la fermeture de sa mine de fer.» Regardez-le constater que les gens de cette région ont le «syndrome de la fermeture» mais que ces mêmes personnes vont trouver un projet qu’il s’apprête à leur présenter «excessivement intéressant». Un colisée tout neuf? Une nouvelle coiffure? Excessivement! (Merci à Isabelle Porter pour le tuyau)
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 30 Octobre 2009 à 15h36
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Expressions célèbres •
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En chambre ce matin, le nouveau chef parlementaire adéquiste François Bonnardel a soutenu que les routes coûtent plus cher ici, à cause de la corruption et la collusion. Transports Canada (TC), a-t-il ajouté, soutient que «le kilomètre de route coûte 37 % plus cher au Québec qu’ailleurs au Canada». La réponse de la ministre des Transports, Julie Boulet? Ce n’est pas la corruption, mais le froid qui explique les coûts supplémentaires! Elle soutient que dans l’étude de TC, «il y a des éléments qui n’ont pas été considérés, notamment la géographie au Québec. Les périodes de gel et de dégel et la profondeur des gels dans le sol font en sorte que les coûts de construction sont différents. [...] On a des périodes de gel et de dégel [...] qui sont plus fréquentes. On a une profondeur de gel qui ne se compare pas avec aucune [autre au Canada]. [...] L’épaisseur moyenne de l’asphalte au Québec est deux fois et demie plus importante que ce qu’on met sur les routes en Colombie-Britannique». Ce que je retiens : que la ministre croit que l’épaisseur est deux fois et demie plus importante au Québec que dans le ROC. (Image : détail de la caricature de Garnotte de ce matin.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 29 Octobre 2009 à 15h59
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«Qu'est-ce que tu dis?» ou propos étonnants •
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Surprise: le ministre Serge Simard a annoncé aujourd’hui qu’il protégerait un SATYRE. Oui, oui, et nul autre que le satyre fauve des Maritimes qui, dit-on, se promène dans les marais salants de la baie des Chaleurs en Gaspésie. De quoi s’agit-il? D’un pédophile avec un surnom à la mode Hell’s Angels? Non, d’un insecte. Qui fait maintenant partie de la liste des trente-huit espèces menacées et vulnérables au Québec. Notons que «le statut du caribou de la Gaspésie est passé de vulnérable à menacé en raison des dangers permanents qui nuisent à sa survie, telle la prédation exercée sur les faons par les ours noirs». Ah, les ours!
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 29 Octobre 2009 à 13h24
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Simarderies •
Mot insolite •
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EN DIRECT DU SALON BLEU : Il est rare que Pauline Marois propose une métaphore juste. Aujourd’hui en chambre, à quoi a-t-elle comparé l’argumentaire de Jacques Dupuis qui s’époumone quotidiennement à refuser une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction et les municipalités? À la ligne Maginot, «il n’y a plus plus personne que ça convainc», a-t-elle dit. Le ministre Dupuis a par la suite multiplié les antiphrases qui ne faisaient que rendre plus légitime l’image de la chef de l’opposition: «c’est injuste de prendre un cas particulier et de généraliser» ; «on n’a jamais rejeté la tenue d’une enquête publique. Il n’y a pas d’entêtement, là»; «la seule question qui est pertinente, c’est celle de l’intérêt public», ce à quoi Angès Maltais a répondu hors micro : «Vas dire ça à Gomery!». //// La perle du jour : le ministre des relations internationales Pierre Arcand qui a dit qu’il ne fallait pas «simplifier les cas trop compliqués». (Photo vient du site historique et touristique alsacemaginot.com)
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 29 Octobre 2009 à 09h36
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110% politique •
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Pour qualifier Sylvie Roy, Jean Lapierre a repris hier une de ses expressions fétiches qu’il réserve aux personnes à ses yeux vraiment débiles ou ayant perdu la carte : «Elle est capotée sur le rack à skis» (prononcer «‘Est capotée su’l rack à skis») À ma connaissance, la dernière fois qu’il a usée de ce qualificatif, c’était pour désigner… Lise Thibault. Autrement dit, ce n’est pas un compliment. Photo : la marionnette de Jean Lapierre à l’émission Laflaque. J’ai capturé l’image au moment où la marionnette exprime son bonheur de joindre l’équipe de la célèbre émission : «J’me sens comme un poussin, le jour de ses noces.» Avec des amis de la Tribune de la presse, nous collectionnons ces fausses lapierreries parfois plus vraies que les vraies : «Une brouette, ça n’a pas coffre à gants!» Chers lecteurs de Mots et maux, n’hésitez pas à partager vos lapierreries, les vraies ou les fausses, avec nous. La section commentaire est là pour ça. (pour les discrets, utilisez l’adresse électronique ci-joint)
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 29 Octobre 2009 à 07h28
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Lapierreries •
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L’expression est sortie de la bouche du maire Gérald Tremblay lors du débat, ce midi, à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Contexte : Louise Harel lui reproche de proposer le statu quo, sorte de malédiction en politique, de nos jours. Et Tremblay de rétorquer, convaincu : «Jamais je ne vais privilégier le statu quo. Je privilégie une stabilité évolutive et dynamique» Après la langue de bois, la langue de «conteur d’eau»? (Merci à la collègue Jeanne Corriveau pour le filon)
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 27 Octobre 2009 à 17h16
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Mot insolite •
Langue de bois •
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Le ministre des Finances Raymond Bachand a affirmé tout à l’heure que l’actuel député de Rousseau, Nicolas Marceau, se comportait comme «l’autre député de Rousseau», l’ancien, François Legault. La péquiste Danielle Doyer a alors lancé, hors micro, «nous, on veut l’autre Raymond Bachand», faisant référence au passé péquiste du ministre, qui a été notamment secrétaire particulier au cabinet du premier ministre du Québec René Lévesque (1979-1981). //// Parlant du député de Rousseau, Nicolas Marceau, il vient de faire, pour sa première intervention en chambre, une belle liaison mal-«Tà»-propos, une de ces horreurs dans la même famille que «ça l’a». Il a dit «quelle va-T-être? la croissance de la dette directe du gouvernement». Ouach.
Il faut lire les Six détestations du lundi matin de Benoît Melançon.
Rédigé par Antoine Robitaille le Lundi 26 Octobre 2009 à 13h18
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Je viens d’entendre Bernard Généreux (président de la FQM) à Mongrain parler de «nettoyer l’abcès» au lieu de «crever» pour parler de la corruption dans le monde municipal. C’est joli. Et plus propre. En faveur d’une enquête publique sur la construction/corruption-municipale-politique, M. Généreux avait précédemment, de façon efficace, comparé le gouvernement Charest à l’écureuil de L’Ère de glace: il tente de boucher, avec ses doigts, ses orteils, son nez, etc., les trous qui se multiplient dans un barrage sous pression. Mais le barrage craquera de toute façon.
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 23 Octobre 2009 à 09h50
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Perles, lapsus, peronneries et perronismes •
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Il y aurait beaucoup à dire sur le mot «escouade». Sur le fait par exemple qu’il est presque autant à la mode que celui de commissaire. Le plus drôle? Ce que les Dupuis, Hamad et Dutil annonceront aujourd’hui, c’est exactement ce que le désormais pestiféré Benoît Labonté réclamait le 5 septembre.
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 22 Octobre 2009 à 07h31
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EN DIRECT DU SALON BLEU : Le ministre Claude Béchard a confondu coite et coït, tout à l’heure, en répondant à une question de Stéphane Bédard. Les débats ont été enrayés en raison de la rigolade généralisée. Reprenant la parole, Claude Béchard a relancé la rigolade en lançant un «j’ai été interrompu». Le président Vallières, déconcerté, a déclaré «il faut souhaiter que les gens qui nous écoutent comprennent ce qui se passe». Après le lapsus du ministre, on les imagine de toute façon, ces téléspectateurs, absents, comme dans une annonce de Cialis… //// Plus tôt, beau pléonasme de la ministre de la Justice Kathleen Weil, qui n’est pas une habituée de ce carnet : «L’évolution du code criminel est un processus évolutif.» Puis, elle a lancé un «faux ami» : «J’anticipe la rencontre de la semaine prochaine» avec ses homologues du reste du Canada. Elle a peur ou elle a hâte?
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 21 Octobre 2009 à 09h46
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Faux amis •
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Il ne faut pas confondre charte et chatte. Surtout quand on présente un sujet sérieux portant sur l’apparence des femmes, comme l’orwélienne «Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée», de la ministre de la condition féminine Christine St-Pierre. Mais c’est le formidable lapsus que nous a offert la non moins formidable journaliste culturelle Marie-Christine Proulx (notre photo-capture d’écran), à LCN, vers 17h20 aujourd’hui. Elle l’a commis alors qu’elle terminait son reportage en conversation avec le nasal Pierre Bruneau. Elle fut instantanément prise de convulsions dues à un fou rire. Bruneau, en homme de rigueur, rigueur, rigueur, a souligné la chose par un discret «beau lapsus!» qui a failli déclencher une rigolade générale en studio. Mais tout le monde s’est retenu lorsque l’animateur a dit à Jean-Paul Chartrand, des sports, qu’il fallait reprendre son sérieux. Rigueur! (Défi aux cracks d’informatique: il faut retrouver cet extrait.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 16 Octobre 2009 à 16h36
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Perles, lapsus, peronneries et perronismes •
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Ils appellent ça des «unfortunately named professionnal» parce qu’il n’y a pas de traduction pour aptonymes. Ce qui est certain, c’est que c’est aussi drôle. Par exemple, ce Docteur Richard —Dick— Chopp, qui fait des vasectomies.
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 16 Octobre 2009 à 12h46
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Aptonymes •
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Ce qui se produit avec le Plan nord, qui devient la Démarche Nor...mandeau, rappelle un vieux truc utilisé par l’ancien collègue de la ministre, Jean-Marc Fournier : il avait cessé de parler de «défusion» pour adopter le terme «démembrement». Classique: on fait muter le vocabulaire dans l’espoir de changer une perception. La ministre Nathalie Normandeau, elle, tout en continuant de glisser au passage l’expression «Plan nord», nous dit qu’au fond, s’il n’existe pas de document qui l’expose clairement, c’est qu’il s’agit d’une «démarche». Un peu plus et elle parlait de «cheminement» (Voir la définition dans Le Dictionnaire québécois instantané). Un lecteur, au bas de mon texte, souligne ce matin l’avalanche de «mots de javel» —ces mots qui lavent plus blanc— qui émaillent le discours de la ministre: «Plan, démarche, multimédia, avenir, nouveau genre, paradigme, partenaire, concertation, vision, mécanique, évolution, s’asseoir avec les communautés, mobiliser, chantier, ...» Et le lecteur de gentiment nous inviter à découvrir le Bullshit Bingo. Une version vidéo? C’est par ici qu’on se roule par terre. Oh, et ici aussi. AJOUT : Au 98.5, Paul Arcand a décrit les choses ainsi ce matin : «Le Plan nord, c’est du vent, c’est un Plan éolien, au fond.» (Photo Jacques Nadeau, Le Devoir)
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 14 Octobre 2009 à 09h04
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