François Bonnardel avait été peu fécond «au niveau» bonnardellerie, ces derniers temps. Mais il nous a gratifié la semaine dernière, lorsqu’il a commenté le départ de François Legault, de quelques tournures de phrases sublimes dont il a le secret. Il a suggéré par exemple que M. Legault «prenne le temps de voir où il pourrait apporter pour le Québec, dans les prochaines années, son apport.» Autres bijoux : «Qu’on constate que le Québec s’enlise dans une saine gestion des finances publiques, qui n’existe pas, dans un concept de réingénierie de l’État, qui n’existe pas, et c’est là-dessus que je vous amène, où le gouvernement en place...» Et si Bonnardel n’existait pas? Il faudrait l’inventer.
Rédigé par Antoine Robitaille le Lundi 29 Juin 2009 à 08h39
Archivé sous:
Bonnardelleries •
(3) Commentaires •
Lien permanent
C’est exactement le genre de nouvelle qui tombe un 23 juin : «M. Pierre Michel Auger est nommé, à compter du 6 juillet 2009, vice-président de la Régie du bâtiment du Québec. M. Auger est actuellement professeur au Collège Laflèche.» La défection de M. Auger de l’ADQ avait beaucoup nui au parti de Mario Dumont. Après avoir été «inclus» par l’équipe libérale, M. Auger a été battu dans Champlain le 8 décembre. Pas grave, doit-il se dire, maintenant qu’il est récompensé. Rappelons la phrase de Mario Dumont, le jour de la défection d’Auger et d’André Riedel : «Vous me permettrez [...] de noter au passage que le premier ministre Charest [...] a toujours été très hautain avec l’équipe adéquiste. Soudainement il en ramasse deux, pas nécessairement les meilleurs, et là [ils deviennent] des talents extraordinaires. Alors, j’imagine le bassin incroyable de talents qui m’entourent...»
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 24 Juin 2009 à 11h22
Archivé sous:
(3) Commentaires •
Lien permanent
«L’ADQ n’est pas le véhicule de la droite. Sinon, j’en descends aussitôt», a déclaré l’ancien leader adéquiste Sébastien Proulx au Soleil. Pour lui, cette formation est de «centre-droit». Le candidat Jean-François Plante n’est pas d’accord, comme on le voit dans son communiqué de ce matin où il explicite quelque peu «l’action adroite et efficace» qu’il propose. N’est-il pas vrai que l’ADQ a eu de bons résultats seulement lorsqu’elle a plaidé pour l’autonomie (contre le souverainisme, en 1998 et 2002) et pour l’identité québécoise (en 2006 contre les accommodements déraisonnables)? La pensée libertaire ne fait pas florès au Québec. Et même aux États-Unis, il y a plus de think tank libertariens que de libertariens convaincus, semble-t-il: «The reason that we have so many well-funded libertarians in America these days is not because libertarianism suddenly acquired an enormous grass-roots following, but because it appeals to those who are able to fund ideas. … Libertarianism is a politics born to be subsidized.» (de Thomas Frank dans The Wrecking Crew, How Conservatives Rule, Metropolitan Books, Henry Holt & Company, 2008, 369 pp.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 23 Juin 2009 à 08h03
Archivé sous:
Aptonymes •
(1) Commentaires •
Lien permanent
Selon ce qu’un habitué de ce carnet, l’avocat Stéphane Rochette, me fait remarquer, le ministre fédéral Lawrence Cannon a récemment expliqué ce qu’il entend par «clémence» (propos rapportés ici par Manon Cornellier). Voilà l’histoire : en mars dernier, un juge de la Cour fédérale déclarait illégal le refus du gouvernement Harper de demander la clémence pour Ronald Smith, Canadien condamné à mort pour deux meurtres commis au Montana. Au début de juin, un comité des Nations unies demandait au Canada de renouer avec sa politique traditionnelle d’opposition systématique à la peine de mort et d’abandonner l’approche du cas par cas adoptée par les conservateurs. La position du ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon? «Dans le cas de M. Smith [...], le gouvernement sera assujetti à la décision des tribunaux, mais dans tous les autres cas, et je vais être très clair, la clémence n’est pas une obligation. La clémence doit nécessairement se mériter.» Commentaire très juste de M. Rochette : «La clémence n’est accordée qu’à celui qui est coupable et qui, par définition, ne la “mérite” pas. Elle ne dépend pas du “mérite” de qui la reçoit, mais des valeurs de qui la donne. Or, l’opposition à la peine de mort ne semble plus faire partie de nos valeurs officielles. Le citoyen canadien jugé à l’étranger doit être innocent, en pratique, pour “mériter” que notre gouvernement intervienne par voie diplomatique afin que sa peine de mort soit commuée en emprisonnement à perpétuité. Le principe même de la clémence s’en trouve perverti, car elle tient désormais à la valeur du verdict étranger plutôt qu’aux valeurs canadiennes.» (Photo lawrencecannon.com)
Rédigé par Antoine Robitaille le Lundi 22 Juin 2009 à 06h58
Archivé sous:
Le mot juste •
Un mot et son sens •
(0) Commentaires •
Lien permanent
EN DIRECT DU SALON BLEU :
• Mot du jour : «Lucides» : leur spectre hantait le salon bleu aujourd’hui.
• Expressions du jour : «L’ambiance est bonne, j’espère que ça va se maintenir», a dit, inquiet, le président Vallières, à cette dernière période de questions du printemps 2009. //// «Écoutez-moi!!!», a imploré la ministre Boulet alors qu’elle lisait une lettre du maire de Montréal la louant. //// «La ministre a des grands talents d’animatrice», a déclaré Lisette Lapointe au sujet de Marguerite Blais.
• Meilleurs mots hors micro : «Michelle, Michelle, on va te donner le numéro de Marc Laviolette», a lancé François Legault à Michelle Courchesne. Intéressant : le député de Rousseau voulait dire qu’en condamnant toute coupure dans les «vaches sacrées», la ministre de l’Éducation a la même position que l’éminent membre du SPQ-Libre Marc Laviolette, dont les propos ont été rapportés dans Le Devoir ce matin : «Il n’y a aucune position du parti qui lui [François Legault] permet de dire ça [...]. Ces débats ne sont pas faits au Parti québécois et il est clair qu’on est pour le maintien des services publics.» D’ailleurs, François Bonnardel (photo) a parlé du «très lucide député de Rousseau». Et Raymond Bernier, député libéral, a suggéré hors micro que M. Legault devienne «chef de l’ADQ». //// Jacques Dupuis a chargé sans ménagement deux députés de l’ADQ : «On savait que le député de La Peltrie ne savait pas écrire, on sait maintenant que le député de Shefford ne sait pas lire.» Le leader adéquiste Marc Picard a laissé dire. //// Commentaire adéquiste entendu : «Legault était-il en pénitence aujourd’hui? Est-ce le signe que les Marc Laviolette reprennent le contrôle du PQ?»
• Lapsus du jour : «Pour s’occuper des poumons… euh… poupons», a lancé Bernard Drainville à propos de l’été dans les maternités des hôpitaux.
• Expressions étranges du jour : «Qu’on puisse passer un été dans un climat social» : Jacques Dupuis à propos de Montréal nord. //// «...pas simplement le patcher ici et là», a noté Stéphane Bergeron, dont la langue est habituellement châtiée, à propos du projet de l’échangeur Turcot.
•Accusation grave : Jean Charest a soutenu que François Bonnardel a, dans le dossier des FIER, «profité de son immunité parlementaire pour abuser de la bonne foi des gens»
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 18 Juin 2009 à 10h06
Archivé sous:
110% politique •
(1) Commentaires •
Lien permanent
EN DIRECT DU SALON BLEU : «Au moins, tu aurais pu me mettre un D», vient de lancer à Michel David, assis dans le perchoir des journalistes, le ministre délégué aux Transports Norm Macmillan. Le collègue (je ne sais pas pourquoi, j’entends toujours Yvon Vallières quand je prononce ce mot) ... le collègue, donc, publiait ce matin son très attendu Bulletin ministériel. Certains libéraux avaient la mine basse dans les couloirs ce matin. Surtout qu’il n’y a aucun A. Les ministres délégués, parmi lesquels Macmillan, n’ont pas droit à une note. C’est une tradition, a expliqué Michel David.
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 18 Juin 2009 à 09h12
Archivé sous:
110% politique •
(0) Commentaires •
Lien permanent
EN DIRECT DU SALON ROUGE : Voilà le geste que Mario Lemieux a fait lorsque le premier ministre lui a dit qu’il était «l’un des plus grands joueurs de hockey de l’histoire», avant de le faire chevalier de l’Ordre national du Québec. C’est vrai qu’il est grand, quand même ! Cependant, je ne sais pas pourquoi, mais l’adjectif grand semble faire problème au Québec, où on raffole par ailleurs du mot «petit», comme dans «petit café», «petite madame», «Ti-poil», etc. Grandeur, chez nous, c’est plus souvent qu’autrement «large, extra-large, et extra-extra-large». On en oublie le mot «taille».
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 17 Juin 2009 à 13h38
Archivé sous:
Le mot juste •
Un mot et son sens •
(2) Commentaires •
Lien permanent
EN DIRECT DU SALON BLEU :
• Mot du jour et Ruse du jour : «Vaches sacrées», comme dans «il va falloir revoir certaines vaches sacrées», selon ce que le péquiste François Legault a soutenu hier. Aujourd’hui, le premier ministre a repris l’expression avec délectation en soutenant que le Parti québécois voulait «faire mal aux citoyens du Québec» en coupant dans la Santé et l’Éducation (mais M. Legault est-il au pouvoir? Et au fait, M. Charest n’avait-il pas applaudi les Lucides?). Michelle Courchesne a demandé à Pierre Curzi «où le député de Rousseau couperait dans la vache sacrée de l’éducation». François Legault, s’égosillant (photo), a plus tard rétorqué : «La vache sacrée : c’est l’hypocrisie libérale!».
• Étoiles du match : François Legault et Amir Khadir (qui fut décapant sur les mines).
• Expressions du jour : Amir Khadir au sujet de la politique des mines au Québec, a parlé de «bar ouvert» et de «république de bananes». //// Au sujet de l’échangeur en PPP, Sylvain Simard a parlé de la politique «des petits pas vers l’arrière» de la ministre Monique Gagnon-Tremblay.
• Meilleurs mots hors micro : «La tienne c’est quoi?», ont lancé des députés péquistes à Jean Charest lorsqu’il a demandé à l’opposition officielle quelle était sa vision. «As-tu une idée du Québec, toi?», a-t-on entendu dans les banquettes péquistes. //// François Legault a multiplié les «cynique!» quand le premier ministre parlait de déficit et de dette.
•Copeaux de langue de bois : Tout le monde au gouvernement veut que les enquêtes sur l’administration de Montréal progressent avec «diligence», ont répété Jacques Dupuis et Jean Charest.
•Expressions étranges : «Tout le monde est à l’action», a soutenu Michelle Courchesne.
•Plus belles fautes de français : Jean Charest a eu du mal avec ses genres aujourd’hui : «La même prudence auquelle...», a-t-il dit. Plus tard, il a parlé d’«un année de déficit...»
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 17 Juin 2009 à 09h12
Archivé sous:
110% politique •
(3) Commentaires •
Lien permanent
Nous attendions ce moment depuis trop longtemps… «Nous», c’est-à-dire les admirateurs de Benoît Melançon (et c’est là un nous inclusif); le professeur du département des littératures de langue française de l’UdM a ouvert un carnet intitulé L’oreille tendue. En exergue, ou plutôt au fronton de ce carnet, cette géniale phrase d’André Belleau : «Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler.» Du reste, L’oreille tendue me fait penser à une formule de Roland Barthes (que je reproduis ici de mémoire), qui m’inspire : «Ils ne s’entendent pas ne pas s’entendre.» Grande nouvelle que l’apparition de ce carnet. On doit à Melançon le Dictionnaire québécois instantané, (Montréal, Fides, 2004, 234 p.), dont on retrouve le ton et l’humour dans L’oreille tendue. Allez lire cette entrée sur l’utilisation de l’adjectif «ordinaire» par François Beauchemin, joueur de hockey. À propos de hockey, Benoît Melançon a aussi publié un formidable livre sur le culte de Maurice Richard. Le professeur s’est aussi intéressé très tôt aux effets de l’Internet, et plus précisément du courriel, sur le français (voir Sevigne@Internet, Remarques sur le courrier électronique et la lettre, Fides, 1996,). Une grande nouvelle, je vous dis.
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 17 Juin 2009 à 08h00
Archivé sous:
Le mot juste •
Mots en l'ère •
(0) Commentaires •
Lien permanent
EN DIRECT DU SALON BLEU :
• Mot du jour : «Religion», comme dans «Les PPP ce n’est pas une religion pour notre parti», selon le mot d’Yves Bolduc inspiré par Monique Gagnon-Tremblay, qui en a fait son mantra depuis que l’autre Monique (Jérôme-Forget) est partie. «Je comprends qu’on est en train de sortir de la religion, mais on n’est pas plus en construction», a rétorqué la chef de l’opposition Pauline Marois au sujet du CHUM.
• Ruse du jour : Rusé, le leader péquiste Stéphane Bédard (photo) a déposé ce matin le Rapport annuel du conseil des aînés, «document en impression», a-t-il dit, dont le président Georges Lalande vient de démissionner justement parce que la ministre Marguerite Blais bloque sa publication.
• Meilleurs mots hors micro : «Ça fait deux ans qu’on attend!»: Agnès Maltais sur le Super Peps, alors que la ministre Michelle Courchesne se réjouissait qu’on l’ait annoncé une septième fois. //// «Essayez de finir celui-là», a dit le péquiste Sylvain Simard lorsque le ministre des Finances Raymond Bachand a évoqué un éventuel quatrième mandat libéral. //// «Il ne sortait pas directement de nos rangs», a crié Pauline Marois lorsque Raymond Bachand a fait remarquer que le gouvernement avait nommé Gilles Corbeil président par interim de la SODEC. Il voulait démontrer que le gouvernement Charest n’est pas toujours partisan dans ses nominations. Il commentait la nomination à la Caisse de dépôt de l’ancienne attachée politique et ancienne candidate libérale Véronique Mercier.
•Copeaux de langue de bois : La ministre Michelle Courchesne a encore parlé de «persévérance scolaire» pour éviter de parler de décrochage. D’ailleurs, dans une envolée théâtrale, le critique péquiste Pierre Curzi a lancé, en disant que l’on attend depuis six mois le plan national contre le décrochage : «Est-ce que la ministre a décroché?»
•Le PM brillait par son absence : On a compris pourquoi, grâce à un communiqué diffusé à l’instant : «Le premier ministre Charest inaugure le nouveau centre de distribution de Canadian Tire»
•Plus belles fautes de français : le ministre de la Santé Yves Bolduc a fait un beau «ça l’a» et a répété à de multiples reprises l’expression «Les symptômes gripal».
•Lecture de chevet : la députée de Pontiac Charlotte L’Écuyer avait un exemplaire de Fascination de la série Twilight sur son bureau.
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 16 Juin 2009 à 09h22
Archivé sous:
Le mot juste •
110% politique •
Perles, lapsus, peronneries et perronismes •
(2) Commentaires •
Lien permanent
Je viens d’entendre à Radio-Canada, à RDI plus précisément, qu’on recherche «un homme de race noire» en lien avec quelque meurtre. Il me semble que ça fait longtemps qu’on sait que les races n’existent pas ! N’y aurait-il pas d’autres façons de dire les choses? Ou est-ce que je donne dans la rectitude politique? (Photo : image provenant de la célèbre série Roots —dont je garde des souvenirs poignants de petit garçon de 11 ans— sur museum.tv)
Rédigé par Antoine Robitaille le Lundi 15 Juin 2009 à 13h40
Archivé sous:
Un mot et son sens •
(5) Commentaires •
Lien permanent
Le ministre de la Santé a une langue malade. Ou peut-être que le français n’est pas sa langue maternelle? Non seulement utilise-t-il «au niveau» à tous les niveaux, mais très souvent, ses phrases sont incompréhensibles. Jeudi dernier, sur la pénurie d’isotopes, il dit : «L’échéancier est en fonction du temps qu’on va réussir pour avoir nos isotopes le plus rapidement possible avec un approvisionnement normal.» Sur les tests pathologiques du cancer du sein, le 29 mai, il a débité quelques phrases qui ont failli rendre fous les journalistes forcés de dégager du sens de cet amoncellement de mots : «Je ne voudrais pas mélanger, là, le côté revendications du côté présentement qu’est-ce qu’on fait pour la problématique que nous avons actuellement?» Il a attrapé toutes les pandémies, le bon docteur. Non seulement raffole-t-il de l’insupportable «au niveau», mais il s’est entiché du galvaudé «problématique». Remarquez, c’est pratique, il n’y a, dans son monde, plus de problème… que des «problématiques» : «Le Dr Gaboury nous éveille à une problématique qui pourrait survenir.» ; «On va s’asseoir avec les représentants, qui sont de très bonne qualité au Québec, et on va leur demander, pour eux, c’est quoi qui est le mieux pour la population québécoise et pour les patientes touchées par la problématique.» Vous vous en doutiez : en guise de doctorat honorifique au bon docteur Bolduc, nous lui consacrons une catégorie.
Rédigé par Antoine Robitaille le Lundi 15 Juin 2009 à 07h28
Archivé sous:
Bolducries •
Gibelotte •
(2) Commentaires •
Lien permanent
EN DIRECT DU SALON BLEU : L’opposition péquiste a lancé une nouvelle mode parlementaire québécoise ce matin en se muant en chœur qui répond bruyamment (comme dans une pièce d’Euripide ou de… Tremblay) aux questions de celui qui a la parole. «Qu’ont-ils obtenu?», a lancé Alexandre Cloutier en énumérant chacune des 14 demandes à Ottawa formulées par le gouvernement Charest le 29 septembre 2008. Et les députés péquistes, tels des cheerleaders, de répondre «RIEN !». Le député Cloutier a ensuite lancé : «Vous avez demandé à Ottawa de mettre fin au projet de commission canadienne. Qu’est-ce que vous avez eu? Vous avez eu Gignac.» Et le chœur de répéter «GIGNAC !». Les libéraux ont sur-le-champ adopté la technique, grâce au leader Jacques Dupuis (croqué ici en pleine action de chef de chœur), qui a lui aussi transformé sa troupe en chorale parlementaire qui déclame des… «RIEN!». Voilà un mot, tiens, qui résumerait assez bien le contenu de cette période de questions du 12 juin 2009. (À part peut-être cette liste de 14 demandes, rappelée par Cloutier et reproduite plus bas.)
*******
• Perles du jour : «Le chèque est dans la malle», a soutenu le ministre Claude Béchard au sujet de l’aide fédérale sur la forêt. //// «Le temps s’épuise», a dit le redoutable président Yvon Vallières. C’est à peine mieux que son «le temps coule» d’il y a quelques jours. //// Une de ses phrases était plus heureuse : «Je sais qu’on n’est pas dans un salon de thé, mais on n’est pas dans une chambre de joueurs non plus.»
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 12 Juin 2009 à 09h11
Archivé sous:
110% politique •
(3) Commentaires •
Lien permanent
Dans une lettre ouverte publiée en décembre 2007 et disponible plus bas (cliquez sur «lire la suite»), le chef du Parti vert Scott McKay formulait des accusations graves envers le PQ et sa chef, Pauline Marois. Ce «vieux parti» avait «profané» la loi sur le financement et «avait l’intention de continuer». Sur cette question, Mme Marois mentait, disait-il. Maintenant député péquiste après avoir été éjecté de la tête du PV, il soutient que c’était là une critique «de l’extérieur». Il est aujourd’hui «à l’intérieur» et il constate que tout est formidable. Sur le web, on trouve des extraits d’un discours d’investiture de 2007 de M. Mckay comme candidat Vert dans Bourget. Il y parle du «travail entrepris par René Lévesque» sur le financement des partis politiques qui a été «bloqué par son propre parti». Dans une autre vidéo disponible, on entend M. Mckay, candidat du PQ dans l’Assomption en 2008, qui déclare dans une pub : «Le Parti québécois a assaini les mœurs politiques au Québec en instaurant le financement populaire» ; pub qui se termine par cette injonction : «Finançons le Parti québécois!» Oh oui, et dans sa lettre, M. Mckay s’inquiétait du cynisme grandissant des citoyens. Mais ça, c’était lorsqu’il était «à l’extérieur».
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 12 Juin 2009 à 05h45
Archivé sous:
Langue de bois •
(2) Commentaires •
Lien permanent
Page 1 de 3 pages 1 2 3 >