Pour revoir les reportages «politiquement incorrects» du probable quatrième candidat à la direction de l’ADQ, Gérard Deltell, visitez cette page. On y trouve même un portrait sympathique de Pauline Marois. À l’époque, tous les partis courtisaient le reporter de TQS car ils voyaient en lui un politicien naturel, un «communicateur naturel», comme l’a dit Mario Dumont hier.
Rédigé par Antoine Robitaille le Dimanche 31 Mai 2009 à 08h39
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Authentique lessarderie, prononcée jeudi soir. Le ministre Laurent Lessard lance, au salon bleu, alors que les élus discutent d’un projet de loi: «Alors, merci, M. le Président. Juste avant qu’on passe à l’autre article, je voudrais quand même saluer trois collègues, ici, quand même qui ont 10 ans de vie politique, alors notre collègue de Bertrand qui fêtait son 10e anniversaire, notre collègue de Vaudreuil, et notre collègue de Bonnardel… de Bonaventure.» La transcription officielle de l’Assemblée nationale, très fidèle, note : «Des voix: Ha, ha, ha!» Et M. Lessard d’ajouter : «Ça m’a échappé, M. le Président. Ça m’a échappé.» Yeah!
Rédigé par Antoine Robitaille le Samedi 30 Mai 2009 à 09h19
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Lessarderies •
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On fait du surplace dans l’affaire Villanueva, mais au moins, la ministre de l’Immigration Yolande James (qui avait refusé de répondre hier) vient de nous faire prendre conscience d’une chose importante, le jeune homme est un «mort malheureux»: «Je suis très contente d’avoir l’opportunité de répondre à la question de la députée. Le premier ministre ainsi que le ministre de la Sécurité publique ont très bien indiqué que nous souhaitons avoir les faits entourant ce qui s’est passé du mort malheureux de M. Villanueva.» Et la chef intérimaire de l’ADQ Sylvie Roy, sombre, d’entamer sa seconde question ainsi: «Les deux dernières réponses, M. le Président, nous amènent à conclure que c’est un dossier extrêmement, extrêmement sérieux». Qu’est-ce qu’on en apprend des choses à la période de questions!
EN DIRECT DU SALON —du grand rire— BLEU : La période de questions s’est ouverte sur une blague du leader péquiste Stéphane Bédard. Il y a actuellement des échafaudages autour de la statue d’Honoré Mercier devant le parlement (une des plus belles d’ailleurs). Le leader s’est inquiété : va-t-on la remplacer par celle du «grand bâtisseur»? Réponse efficace du leader du gouvernement Jacques Dupuis: «On n’y avait pas pensé mais on va réfléchir sérieusement à la question». / AJOUT : Et le même Dupuis nous a fait un formidable perronisme quelques secondes plus tard, alors que le président invitait mollement (du type… «collègues») les élus «le plus possible à de la discipline». Et M. Dupuis de lancer: «Vous ouvrez une porte à double tour, M. le Président.»
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 29 Mai 2009 à 09h22
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Si vous avez d’autres suggestions de synonymes de «grand bâtisseur», n’hésitez pas. Pour l’instant, dans la liste, quelques-uns se démarquent : «le Petit-Mécatina de la Pensée», la «Lumière du Turbocapitalisme», «El Lider Minimo» et le lecteur créatif qui l’a suggéré ajoute «ça fait Passe-Partout cubain!». Oh, il y a le PPP: «Petit Père des Provinces». Il paraît que les Zapartistes ont proposé: «L’étoile de l’Estrie» et la «La fierté de Sherbrooke». D’autres suggestions? (Photo : capture d’une image du vidéo sur les «grands bâtisseurs» dénoncée par André Pratte dans un texte intitulé Les grands imposteurs. Il y écrit : «Le PLQ a réussi le tour de force d’y raconter la nationalisation de l’électricité sans dire un mot de René Lévesque.» Aussi : «[Jean Charest] ne s’est pas moins présenté comme le père de la relance de la construction des grandes centrales hydroélectriques et du développement de l’énergie éolienne dans la province. Or, c’est faux. Le premier ministre qui a initié ces deux virages, c’est Bernard Landry.»)
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 29 Mai 2009 à 07h05
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«Poursuivons le travail !», tel est le slogan plutôt terne du XXe conseil général de l’ADQ, qui se tiendra en fin de semaine à Québec. Pour être poli, disons que ça manque de vigueur… Ça ne ressemble pas aux sorties enflammées de Gérard Deltell, président de ce premier rendez-vous adéquiste depuis le départ de Mario Dumont. Ça n’inspire pas non plus vraiment le changement, Poursuivons le travail !. Dans le communiqué, on cite le député de Chauveau : «Le 8 décembre dernier, les Québécois ont envoyé un message à la classe politique avec une participation anémique à l’élection et comme organisation sérieuse, nous nous devions d’en tenir compte. Nous avons pris acte de son verdict, nous avons écouté, il est maintenant temps de nous ressaisir.» Et comment l’ADQ va se ressaisir? En se disant «Poursuivons le travail !». (Photo Assemblée nationale)
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 28 Mai 2009 à 15h25
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EN DIRECT DU SALON BLEU : Le gouvernement aime bien parler de parité, d’équité salariale, aime bien plastronner en rappelant sa modification de la charte des droits de la personne pour y inclure l’égalité des hommes et des femmes, mais quand des questions délicates sont posées sur l’enquête Villanueva, c’est invariablement Jacques Dupuis (photo) qui répond, pas Kathleen Weil (Justice) ni Yolande James (Immigration). Est-ce que tout cela est compatible avec la charte?
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 28 Mai 2009 à 09h39
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L’expression «grand bâtisseur», titre ronflant décerné en fin de semaine au chef libéral même si ce dernier est encore en exercice, a mis le premier ministre dans l’embarras dimanche et toute la semaine à l’Assemblée nationale. Hier, M. Charest semblait supplier le ministre Whissell de lui épargner un autre dégoulinant hommage, lors de la conférence de presse soulignant l’adoption de la loi 25. Le premier ministre, qui affectionne la formule de Talleyrand souvent utilisée par Jacques Parizeau «Tout ce qui est exagéré est insignifiant», a compris que l’excès d’enthousiasme (et la frustration devant le peu de couverture du coup d’envoi du projet de la Romaine) a conduit ses communicateurs à commettre une faute de goût, laquelle a jeté un malaise dans ses propres troupes. Des synonymes et des équivalents de «grand bâtisseur» se sont multipliés au salon bleu. C’est une stratégie rhétorique que M. Charest connaît bien, celle de la «girouette»… Le leader parlementaire Stéphane Bédard a par exemple désigné M. Charest ainsi: «grand timonier» (Mao), «grand manitou» (Max Gros-Louis?). Selon mes sources, d’autres titres d’honneur seront lâchés dès aujourd’hui en chambre. Lesquels? Je parierais sur «Lider Maximo» (Castro), «Petit père des peuples» (Staline). Et si le PQ et l’ADQ sont vraiment audacieux, ils pourraient évoquer les sympathiques sobriquets du chef roumain Nicolae Ceausescu (Photo) : le «Conducator» (guide), le «Génie des Carpates» ou mieux encore, le «Danube de la pensée». Imaginez: Jean Charest, «Génie des Laurentides», «Saint-Laurent de la pensée». Pour une liste de surnoms glorifiant, voir ici. / AJOUT : Le Globe and Mail évoque le dictateur nord-coréen :
Rédigé par Antoine Robitaille le Jeudi 28 Mai 2009 à 07h07
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Au conseil général du Parti libéral en fin de semaine à Laval, les journalistes demandaient aux militants et aux élus ce qu’ils pensaient du titre de «grand bâtisseur» décerné à Jean Charest par son parti. J’ai raté la touchante sortie de notre ministre de l’Agriculture, Laurent Lessard, mais un collègue me l’a refilée. Le ministre a dit qu’on peut honorer quelqu’un qui était «en train de changer quelque chose, de bâtir quelque chose». Il a ajouté «c’est pas besoin que tout le monde soit mort pour leur donner une statue. Parfois, il faut être capable de dire, “Ein, au moment où tu es dans le monde… international qu’on vit, tu es en train de changer quelque chose». Chose certaine, M. Lessard, lui, est en train de faire évoluer sérieusement la langue. Et pour cette raison, nous lui consacrerons désormais une catégorie.
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 27 Mai 2009 à 12h09
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...d’avoir traité un ami d’en face, Sylvain Simard, de «Ouaouaron national». (EN DIRECT DU SALON BLEU, ÉVIDEMMENT.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 27 Mai 2009 à 09h36
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EN DIRECT DU SALON BLEU : À la période de questions (désormais le matin à 10h en raison de la session intensive jusqu’au 23 juin), l’opposition fait ses gorges chaudes au sujet du titre de «grand bâtisseur» accordé à Jean Charest en fin de semaine par le PLQ (mais aucune trace de cet hommage sur le site internet plq.org. On se demande pourquoi.). À une demande de Mme Marois, le premier ministre a répondu : «On ne s’excusera pas de vouloir être des bâtisseurs alors qu’on a des démolisseurs devant nous.» Il a soutenu que la chef de l’opposition avait elle-même «égorgé le système [de santé] avec ses deux mains». Mme Marois a répliqué en disant avec emphase que le chef libéral, en 2003, avait, lui, promis d’«éliminer le temps d’urgence dans les attentes». Et vlan! / Autres perles de la période de questions : l’adéquiste Éric Caire : «Les partis d’opposition ne sont pas défaitistes, ils constatent la défaite.» / Le critique péquiste François Legault a lancé au ministre des Finances Raymond Bachand : «On veut Clément !» Il parlait bien sûr de Clément Gignac, futur ministre… des Finances? / Le leader péquiste Stéphane Bédard vient de qualifier Jean Charest de «grand timonier». (Photo Jacques Nadeau)
Rédigé par Antoine Robitaille le Mardi 26 Mai 2009 à 09h19
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Boursouflé, comme cette grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf, le style de Jean Charest et du Parti libéral. Le PLQ veut faire du Québec «la première puissance mondiale des énergies propres et renouvelables». Il sacre son chef «grand bâtisseur» du Québec au même titre qu’Adélard Godbout, Jean Lesage et Robert Bourassa… tellement que M. Charest semblait lui-même encombré par son aura de légende ambulante, hier. On s’est même demandé s’il ne s’apprêtait pas à quitter la politique. Après tout, les hommages, c’est pour ceux qui partent, non? Je n’ai pu résister à lui demander à quel barrage il souhaitait donner son nom. Un épisode raconté ainsi par un collègue : «Le chef libéral semblait déjà mal à l’aise face à ces supputations quand un reporter lui a demandé quel barrage il souhaitait voir nommer en sa mémoire. “Merci d’y avoir pensé”, a-t-il répondu du tac au tac tandis que, prestement, son attaché de presse appelait la question suivante.» Il fallait entendre le discours du premier ministre, hier. Le vocable historique était convoqué à chaque page; bref, un style très… boursouflé. Au fait, pourquoi ce mot ? C’est celui choisi par Alexis de Tocqueville dans son chapitre «pourquoi les écrivains et les orateurs américains sont souvent boursouflés». Un texte tout à fait pertinent encore aujourd’hui pour comprendre l’enflure libérale. On pourrait même en faire le thème d’un Devoir de philo. (Photo : votre humble serviteur posant comme l’admirateur béat qu’il est d’A. de Tocqueville, à Paris, près de la rue baptisée du nom de ce grand écrivain.)
Rédigé par Antoine Robitaille le Lundi 25 Mai 2009 à 07h48
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Un mot et son sens •
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Devoir de philo •
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EN DIRECT DU CONSEIL GÉNÉRAL LIBÉRAL : Les collègues sont méchants. C’est épouvantable. Prenez Don Macpherson, de The Gazette. Vous savez ce qu’il a dit, ce matin, après avoir entendu le président des jeunes libéraux Julien Gagnon, (photo PLQ) lancer la phrase suivante : «Voilà un rêve que les grands fondateurs de notre nation nous ont laissé. Nous avons aujourd’hui la responsabilité et le courage de le porter. Parce que chers amis, notre tour est arrivé. En effet, c’est à notre tour de reprendre ce rêve, de le porter encore plus loin pour être en mesure de le poser dans les mains de la prochaine génération.»? «C’est du Obama de Dollarama.»
Rédigé par Antoine Robitaille le Dimanche 24 Mai 2009 à 10h58
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«Indigne de représenter la population»: c’est le verdict qu’avait prononcé, non sans pathos, Jean Charest au sujet de Mario Dumont, en pleine campagne électorale. De gros flocons tombaient lentement sur le lutrin du chef libéral, placé devant le parlement pour faire solennel. La scène, imaginée et arrangée par les faiseurs d’image, était frappante. Jean Charest pourfendait, emphatique, le chef adéquiste pour avoir évoqué la possibilité qu’avec d’éventuelles mauvaises performances de la Caisse de dépôt (ce qui s’est avéré), on connaîtrait des hausses de tarifs généralisées (ce qui est en train de s’avérer), mais aussi des baisses de pensions de retraites: ce qui a été annoncé, au moins pour les employés de la construction et possiblement pour nous tous, abonnés que nous sommes à la Régie des rentes. Alors, indigne, Mario Dumont? Pas surprenant que le slogan de l’ADQ dans Riviève-du-Loup soit empreint d’amertume à l’endroit de la campagne libérale de novembre-décembre 2008: «La vérité d’abord»…
Rédigé par Antoine Robitaille le Vendredi 22 Mai 2009 à 11h34
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