Hasek et mat

imageEn 1998 à Nagano, les joueurs professionnels de la Ligue nationale de hockey sont admis aux Jeux olympiques pour la première fois. Le gardien Dominik Hasek, alors avec les Sabres de Buffalo, connaît un tournoi phénoménal et, à la surprise générale, conduit la République tchèque à la médaille d’or. Avec son style bien à lui — «le style libre» pour reprendre l’expression de Gilles Tremblay —, le Dominator n’accorde que 6 buts en 6 matchs et s’offre coup sur coup le Canada en demi-finale (2-1 après une séance de tirs de barrage mémorable au cours de laquelle l’entraîneur Marc Crawford laisse Wayne Gretzky sur le banc), et la Russie, qu’il blanchit 1-0 en finale. Le Canada n’accède pas au podium, défait 3-2 par la Finlande dans la joute pour la médaille de bronze.
En 2002 à Salt Lake City, les Russes remettent la politesse à Hasek et ses coéquipiers en les battant eux-mêmes 1-0 en quart de finale. Dans la vidéo, on aperçoit notamment l’entraîneur-chef tchèque Ivan Hlinka, qui a perdu la vie dans un accident de la route en 2004.

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Il est paradoxal qu'un outil aussi postmoderne que le blogue serve à diffuser une certaine nostalgie? Pas grave, on s'assume. Jean Dion, irrécupérable supporter du passé, se penche sur le temps qui fuit, inexorablement, mais qu'il aime pareil parce que ce n'est pas de sa faute (au temps, pas à Jean Dion).

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