Croyez-vous aux miracles?

imageLe 22 février 1980, il y a 30 ans jour pour jour lundi, survient l’un des moments les plus improbables de toute l’histoire du sport. Dans l’amphithéâtre de Lake Placid, les États-Unis affrontent l’URSS dans leur avant-dernier match du tournoi à la ronde de hockey. D’un côté, une bande de collégiens, dirigés par Herb Brooks, inconnus mais inspirés; de l’autre, la plus puissante machine de hockey au monde. Inspirés? Les Américains l’emportent 4-3 et, après une victoire ultime contre la Finlande, gagnent la médaille d’or et accomplissent ce qui passera à la postérité comme le «Miracle On Ice». La description de la joute est assurée par Al Michaels, qu’on retrouve sur NBC à Vancouver après une absence olympique de 22 ans, qui lance avec trois secondes à jouer le cri le plus célèbre de l’histoire du sport télévisé: «Do you believe in miracles? Yes!». Ken Dryden, à l’analyse, ajoute: «Unbelievable!».
En 2000, le match a été nommé l’événement sportif le plus important du XXe siècle aux États-Unis. La Fédération internationale de hockey reconnaît pour sa part la victoire des USA comme le plus grand exploit de l’histoire du hockey international. Le 3 mars 1980, la page frontispice de Sports Illustrated consacrée à l’événement est la seule du magazine, en plus d’un demi-siècle d’existence, à ne porter aucun titre. Trois décennies plus tard, on en a encore des frissons.

La bande-annonce du film Miracle, réalisé en 2004, avec Kurt Russell, excellent, dans le rôle de Brooks.

  Vos commentaires

  1. Et ils n’ont même pas eu besoin du frère André?

  2. Formidable!

  3. Miracle ou non, reconnaissons que le portier de l’équipe américaine était tout aussi inspiré que le portier Bessette. Sauf que Miller ne laissait rien passer tandis que le saint André invitait le tout-venant à entrer ! L’un sera assurément sur le podium; l’autre est déjà sur les autels.

  4. Page 1 de 1 pages

Nom:

Courriel:

Émoticônes

Commentez ce billet

Retenir mes informations personnelles

Reproduisez les caractères ci-dessous:


Billet précédent: Hasek et mat

Billet suivant: Fortuna fortuné

Le Devoir.com
Site Web du Devoir

À propos

Il est paradoxal qu'un outil aussi postmoderne que le blogue serve à diffuser une certaine nostalgie? Pas grave, on s'assume. Jean Dion, irrécupérable supporter du passé, se penche sur le temps qui fuit, inexorablement, mais qu'il aime pareil parce que ce n'est pas de sa faute (au temps, pas à Jean Dion).

icone rssS'abonner au flux de syndication

AUTRES BLOGUES DU DEVOIR




!-- -->