L’univers de l’édition de livres ne sera plus jamais le même. C’est en tout cas ce que promet l’entreprise française — au nom très anglais — MyMajorCompany.com qui, cet automne, se prépare à lancer son programme d’édition sur demande, programme mettant à contribution (financière) les internautes afin de dénicher les talents littéraires de demain. L’idée, que cet espace en ligne a déjà éprouvée avec la production de disques, consiste à soumettre au jugement des visiteurs des premiers chapitres de bouquins avec un objectif: les inciter individuellement à mettre un peu d’argent pour collectivement récolter la somme nécessaire pour envoyer le tout à l’impression. Simple.
Depuis plusieurs mois, la formule semble d’ailleurs générer un étonnant intérêt sur le web, dans le domaine de la musique. Deux artistes francophones, Gregoire et Julien Comblat, ont d’ailleurs vu leurs créations prendre commercialement forme grâce à cette «implication des consommateurs», comme disent les responsables de ce site. L’un en levant 70 000 euros, l’autre, 100 000. On ne rigole plus! Quant aux internautes producteurs, eux, ils se partagent 30 % des revenus générés par l’artiste de leur choix lorsque ce dernier est propulsé dans les sphères de la célébrité numérique. C’est ce qu’on appelle faire entrer la consommation de produits culturels dans le monde de l’économie-casino.
Rédigé par Fabien Deglise le Vendredi 03 Juillet 2009 à 09h38
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C’est la rencontre inusitée de l’art contemporain et de la télé-réalité. La chaîne de télévision spécialisée Bravo lance en effet aux États-Unis un projet de télé-réalité produit par Mme «Sex in the City» elle-même, Sarah Jessica Parker (notre photo). Le concept: 13 concurrents s’affronteront pour produire une oeuvre en art contemporain, que ce soit en sculpture, peinture, photographie, installation, vidéo, multi-média. Les projets seraient jugés par un jury prestigieux qui comprendrait des galléristes, des collectionneurs, des critiques, des artistes, etc. Le gagnant de l’émission sera bien servi: une exposition dans une galerie, un montant d’argent, et une tournée nationale des musées. On ne sait pas encore quand l’émission sera diffusée, mais la production a organisé des auditions en juillet à Los Angeles, Miami, Chicago et New York pour trouver des concurrents. Bravo a déjà plusieurs émissions de télé-réalité consacrées à la cuisine, ou encore au design et à la mode (un peu comme La collection, qui vient de se terminer à TVA).
Rédigé par Paul Cauchon le Jeudi 02 Juillet 2009 à 11h19
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On l’oublie souvent, mais avant les iPod de ce monde il y a eu un appareil japonais qui a littéralement amené l’écoute de la musique dans une dimension jamais atteinte, celle de la mobilité totale. Accroché à sa ceinture, cet appareil permettait pour la première fois aux amateurs de musique d’écouter leurs pièces préférées partout où ils se déplaçaient. Cet appareil, le Walkman, a eu trente ans la semaine dernière. Vendu au prix de 200 $US (520 $ d’aujourd’hui) le petit lecteur à casettes était l’idée du fondateur de Sony, Masaru Ibuka, qui avait donné quelques mois seulement aux ingénieurs pour mettre l’appareil au point. Sept ans plus tard, 50 millions d’unités avaient été fabriquées; en 1992 la marque des 100 millions d’unités était atteinte. Une marque que la compagnie Apple a atteint en deux fois moins de temps avec son iPod, lancé en 2001. Sony vend toujours son Walkman sous forme de lecteur numérique au rythme d’environ six millions d’unités par année. (photo, le premier modèle de Walkman de Sony)
MISE À JOUR: en trente ans, Sony a vendu 385 millions de Walkman et de ses dérivés (du lecteur à cassettes au lecteur de disques). À ce jour, Apple a vendu plus de 210 millions de iPod en seulement huit ans. Source, The Globe and Mail.
Rédigé par Benoît Munger le Mercredi 01 Juillet 2009 à 09h12
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S’il est une chose que les blogues, le microbloging, les réseaux sociaux, ces outils que l’on associe au Web 2, ont donné, c’est bien de faire d’une partie du public des médias des acteurs engagés dans le processus d’information. De récepteurs plus ou moins passifs, ils sont devenus des diffuseurs d’information, envahissant une platebande autrefois exclusive aux professionnels. En rendant compte d’événements sur leurs blogues; en diffusant des vidéos captés avec leurs cellulaires, en publiant des photos; en utilisant Twitter pour lancer des bribes d’information, il font en quelque sorte office de journalistes citoyen, pour utiliser une formule consacrée.
C’est en pensant à ces «journalistes» improvisés que YouTube a mis en ligne un centre de formation, le Reporter’s Center. Ce qu’on y trouve? Des vidéos ou des pros des médias, Katie Couric (techniques d’entrevue), Bob Woodward (journalisme d’enquête), Nicholas Kristof (couverture en temps de crise), Arianna Huffington (journalisme citoyen) et plusieurs autres, livrent de précieux conseils. Tant qu’à rapporter un événement dont on est témoin, aussi bien le faire avec un minimum de connaissance.
Rédigé par Benoît Munger le Lundi 29 Juin 2009 à 14h11
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Un billet de Philippe Le Roux diffusé sur Twitter à 9h39 a d’abord attiré mon attention: Manuel Zelaya, le président du Honduras, venait d’être arrêté par des militaires dans un coup d’État déclenché une heure avant l’ouverture des bureaux de vote d’un référendum visant à modifier la constitution du pays. Zelaya espérait ainsi pouvoir briguer les suffrages pour un second mandat malgré l’opposition de l’armée et de la Cour suprême et du Congrès. Cependant, le premier écho des événements qui se déroulaient dans ce pays d’Amérique latine est venu d’un autre compte Twitter, breakingnews qui a diffusé à 8h36 le message suivant: BULLETIN—HONDURAN TROOPS DETAIN PRESIDENT ZELAYA. Une bonne heure avant que les grands médias commencent à diffuser de l’information sur le sujet. Créé en mai 2007 sur Twitter par un Hollandais, Michael van Poppel, BreakingNewsOn (BNO News) a fait sa marque lors de l’attentat terroriste de Mumbai, en novembre 2008. Mine de rien, l’instantanéité, qui était l’apanage des médias électroniques traditionnels, change de camp.
Rédigé par Benoît Munger le Dimanche 28 Juin 2009 à 10h32
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C’est l’époque qui veut ça. La mort surprise du «Roi de la pop», annoncée officiellement en fin de journée aujourd’hui, a mis en ébullition le cyberespace quelques heures auparavant. Des preuves? À peine arrivée à l’hôpital UCLA, en californie, la star mondiale a été très vite condamnée à mort par… les adeptes de Wikipedia, la grande encyclopédie en ligne, dont plusieurs se sont fait rappeler à l’ordre pour diffusion d’informations non-vérifiées, résume le magazine en ligne CNET News. La publication parle également de congestion sur la page consacrée au chanteur.
Ailleurs, c’est sur les sites de réseautage, comme Facebook, ou encore de microbloging, tel Twitter, que l’annonce du décès de l’homme derrière Beat It a multiplié la production de codes binaires. Sur Twitter, les fans s’en sont donnés à coeur joie pour rendre hommage à leur artiste préféré. En 140 caractères. L’actrice Demi Moore, l’ex-producteur de Michael Jackson, Quincy Jones, et autres représentants de la colonie artistique américaine et mondiale ont également joint leur voix, sur le célèbre espace de gazouillement, à ce concert de bons mots saluant la mort du célèbre créateur de la moonwalk. Un départ soudain qui, sur Twitter, a occupé plus d’espace que la situation en Iran et la crise de la grippe H1N1, selon Ethan Zuckerman du Berkman Center for Internet and Society de Harvard, aux États-Unis. Il a vécu dans la démesure et l’extravagance. Il était normal pour lui d’avoir une mort à son image!
Rédigé par Fabien Deglise le Jeudi 25 Juin 2009 à 20h14
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L’industrie américaine du cinéma ne sait plus quoi inventer: après s’être inspirés des anciennes séries télévisées et des nouveaux jeux vidéos, voilà que les grands studios lorgnent du côté des jeux de société, particulièrement les jeux de table. Manque d’imagination alors que les fictions les plus fortes sont maintenant produites par les chaînes de télévision? En tout cas, plusieurs films sont en préparation en s’inspirant de jeux célèbres. Ainsi, Ridley Scott travaille sur une adaptation cinématographique du Monopoly, et Peter Berg travaille sur Battleship (bataille navale). Le populaire jeu pour enfants Candyland de Hasbro est également en préparation. Les producteurs devront faire preuve de beaucoup d’imagination: une adaptation du jeu Clue dans les années 80 n’avait pas laissé de grands souvenirs cinématographiques...(notre photo: le personnage fétiche du Monopoly).
Rédigé par Paul Cauchon le Mercredi 24 Juin 2009 à 15h42
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Le 3D a la cote et se répand partout. Double regard: à Montréal le Musée McCord inaugure le 24 juin une exposition publique et gratuite sur l’avenue McGill College, qui raconte l’origine du 3D à l’aide de photographies stéréoscopiques du XIXe siècle.
Et du passé on peut faire un bond vers l’avenir: un producteur britannique influent et figure de proue du cinéma en Grande-Bretagne, David Puttnam, soutient que les Jeux Olympiques de Londres de 2012 pourraient être diffusés en 3D partout dans les cinémas.
Le sport en 3D, a-t-il déclaré, cité par BBC News, pourrait être au coeur de la stratégie numérique britannique.
Le projet pourrait-il intéresser les frères Molson, nouveaux propriétaires du Canadien? Admirer le Tricolore sur grand écran avec des lunettes «3D»?
En attendant d’en savoir plus sur le projet britannique, les Montréalais pourront découvrir sur de grands panneaux, sur McGill College, des trésors de la collection photographique Notman, une douzaine de scènes du Montréal et du Québec d’antan qui expérimentaient les trois dimensions. Jusqu’au 18 octobre.
Rédigé par Paul Cauchon le Lundi 22 Juin 2009 à 16h39
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La célèbre maison d’édition britannique, Penguin, vient de trouver une voie originale pour faire la promotion de ses bouquins: elle en parle depuis quelques jours par l’entremise d’une série de reportages vidéos, d’émissions de radio en format portable, mais aussi d’un étonnant coin lecture, le tout accessible sur son site Internet.
Simplement baptisé From the publisher’s office, cet espace dédié à la littérature et à sa promotion propose donc des discussions autour d’un titre, des balades dans les coulisses de l’édition, des rencontres avec des auteurs et même quelques fichiers musicaux de circonstance, dont un Wouldn’t You Like To interprété par le boss de la succursale américaine de la maison, David Shanks, à l’origine de ce projet.
À ce jour, près de 350 000 internautes ont atterri, par hasard ou non, dans ce coin de l’Internet qui cherche à revoir le cadre de la promotion littéraire en passant par les nouveaux canaux de la communication. Le tout avec un succès difficile à cerner pour le moment dans la maison d’édition fondée en 1935 par Allen Lane, l’histoire étant en train de s’écrire.
Rédigé par Fabien Deglise le Jeudi 18 Juin 2009 à 06h01
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Trois mois avant la sortie de son prochain documentaire coup de poing, qui n’a pas encore de titre, le trublion du cinéma américain, Michael Moore, a décidé de faire monter la sauce dès à présent, en tirant sur les ficelles du nouveau marketing en ligne.
À preuve: depuis quelques jours, l’homme derrière le nécessaire Roger and Me, fait circuler dans le cyberespace, en guise de bande annonce, un appel vidéo appelant les américains à donner généreusement. Le message, à saveur caritatif et fortement cynique, on s’en doute, vise un objectif clair: aider les banquiers, malmenés par la crise économique, à s’en sortir.
Après l’industrie automobile, la libre circulation des armes à feu (Bowling for Columbine), les dérives de l’administration Bush (Farhenheit 9/11) et le système de santé (Sicko), Moore s’attaque donc ce coup-ci au plan de relance de 700 milliards de dollars, plan adopté au début de l’année, dans la controverse, par le Sénat américain pour aider les grands financiers à relever la tête, après la chute de Wall Street.
L’objet cinématographique va prendre son envol le 2 octobre prochain au pays de Barack Obama. La collecte de fonds a déjà commencé, comme en témoigne un autre petit vidéo accrocheur placé récemment dans la vitrine Internet du cinéaste.
Rédigé par Fabien Deglise le Mercredi 17 Juin 2009 à 12h38
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Les femmes de 40 ans et plus sont toujours sous représentées dans les productions télévisuelles, cinématographiques et théâtrales britanniques. Quand elles y figurent, elles occupent souvent des rôles stéréotypées. En Grande-Bretagne, 17% des dramaturges sont des femmes et à peine 38% des rôles leur sont réservés. Au petit écran, cette présence recule de trois points (35%). Moins d’un film sur dix est dirigé par une réalisatrice. Ces discriminations ont été révélées cette semaine pendant une conférence intitulée Vamps, Vixens and Feministe: The Elephant in the Room, au National Theatre de Londres. La rencontre qui a attiré des centaines de personnes était organisée par la Sphinx Theatre Company, une… vieille troupe féministe de la capitale. Au Québec, la situation ne semble pas plus rose. Les femmes y sont par exempe beaucoup moins nombreuses à réaliser des films et des séries télé et elles recoivent à peine 15% des fonds publics pour produire leurs œuvres.
Rédigé par Stéphane Baillargeon le Mercredi 17 Juin 2009 à 12h16
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L’utilisation que fait Google d’une partie du contenu des médias traditionnels pour alimenter Google News n’est pas sans créer des vagues. En particulier du côté des éditeurs et des journalistes des médias qui produisent du contenu d’information à grand frais. S’adressant récemment aux membres d’un sous-comité du Sénat américain, Marissa Mayer, vice-présidente chez Google, a défendu la position du géant au sujet de l’aggrégation des contenus qu’elle pratique à travers Google News. Dans son blogue sur les médias, Alan D. Mutter donne au doyen de l’école de journalisme de l’Université Columbia, Bill Grueskin, l’occasion de répondre point par point aux affirmations de Mme Mayer. Intéressant et instructif. Particulièrement lorsqu’il est question de la nouvelle particule élémentaire de l’information à l’heure d’Internet, l’article, et non plus un journal ou un magazine. Ce que Mme Mayer appelle the atomic unit of consumption.
Rédigé par Benoît Munger le Mardi 16 Juin 2009 à 14h25
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Au cas où vous en doutiez: oui, nous vivons une époque formidable. Non content de faire parler les morts, comme Le Devoir l’a exposé dans son édition du 13 juin dernier, Facebook, ce vaste réseau de socialisation qui compte à ce jour 26 fois plus d’usagers que le Québec a d’habitants, semble aussi être devenu l’endroit rêvé pour donner vie à des personnages imaginaires. Ces créatures viennent du monde de la télévision, du cinéma ou de la bande dessinée et, forcément, il est possible de se lier d’amitié avec elles.
Le professeur Tryphon Tournesol, Lisa Simpson, la Panthère rose, Tulius Detritus — un «pas gentil» des aventures d’Astérix —, Astérix lui même, Mister Magoo… les incarnations virtuelles de créatures fictives dans ce coin de l’Internet semblent désormais se multiplier, pour le plus grand plaisir des inconditionnels d’une socialisation en code binaire.
Rédigé par Fabien Deglise le Lundi 15 Juin 2009 à 10h48
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Les temps changent. Les médias traditionnels semblent en effet de plus en plus s’intéresser aux réseaux sociaux, tels Twitter, Facebook et consorts, pour la diffusion de l’information. À preuve, dans une note interne, le New York Times a annoncé il y a quelques jours la création d’un tout nouveau poste dans son organisation, celui de rédacteur en chef chargé de ces nouveaux outils de communication. Parce qu’il faut bien vivre avec son temps.
C’est Jennifer Preston, journaliste et ex-gestionnaire du célèbre quotidien, qui s’y colle. Son mandat? Mettre à profit ces réseaux pour «trouver des sources, traquer les tendances» mais aussi «dénicher et diffuser de l’information», peut-on lire dans le mémo, dévoilé par le site Journalism.co.uk.
En profonde recherche identitaire dans un univers communicationnel en perpétuel changement, les grands médias américains répondent massivement à l’appel de ces réseaux, comme en témoigne le palmarès de la popularité sur Twitter établi par twitterholic.com. Dans ce top 100 des adeptes du «micro-blogging» les plus fréquentés par les internautes, CNN occupe la quatrième place, avec 1,7 millions de fidèles — les «followers», ou «suiveux», comme on dit dans le milieu. À la quatorzième place, le New York Times n’est pas en reste avec 1,03 millions d’individus ou organismes qui suivent ses aventures rédactionnelles dans cet espace, loin derrière toutefois Ellen DeGeneres, animatrice et comique américaine, qui parle chaque jour à 1,8 millions de «suiveux» et de Britney Spears avec ses 1,75 millions de fans.
Rédigé par Fabien Deglise le Mercredi 10 Juin 2009 à 10h49
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