Avec le chef libéral, Jean Charest, c’est l’économie à toutes les sauces. Il a parlé d’économie, aujourd’hui, en faisant une annonce sur la culture. Il a parlé d’économie aussi en évoquant la santé. «La santé, c’est 10 % de notre économie», a-t-il répété ces derniers jours. Techniquement, il a raison : on peut considérer que les dépenses de l’État font partie intégrante de l’économie. Mais lorsqu’on parle d’un ralentissement économique, c’est du secteur privé dont on parle. Les gouvernements peuvent difficilement faire des licenciements massifs quand ils subissent une baisse de leurs revenus. Ils ne peuvent sabrer dans les dépenses de santé et licencier médecins et infirmières sous prétexte que leurs revenus diminuent. En revanche, les entreprises mettent à pied une partie de leurs employés quand les temps sont durs. Les gouvernements, de leur côté, font des déficits. Bientôt, Jean Charest dira que le système d’éducation, que les garderies ou que les cours de justice, c’est l’économie.
Rédigé par Robert Dutrisac le Mardi 18 Novembre 2008 à 18h59
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