Vos commentaires
J’avoue depuis quelque temps chercher vos articles et vos billets dès la sortie du Devoir électronique afin de voir comment vous réussirez à mettre sous une lumière favorable le parti vert, ou de démoniser Québec solidaire.
Démocratie “idéale”? Mais où donc avez-vous trouvé votre titre? Pas dans les billets de madame Moreau, où on parle de démocratie “intéressante”, mais c’est tout. Pas une fois le mot “idéal” n’apparaît dans les textes rédigées par la candidate… Billets, d’ailleurs, écrit il y a deux ans, alors qu’elle revenait d’un voyage à Cuba. Oui elle est membre de solidarité Québec-Cuba, mais peut-on vraiment, comme vous le faites, la peindre comme une militante castriste active?
Les positions de cette candidate, appuyée sur ses expériences personnelles et ses rencontres face à face avec des cubains et des cubaines dans leur pays méritent un peu plus de respect.
On a le droit d’être contre, mais de les lui reprocher? De prendre des citations ici et là, sorties de leur contexte, des témoignages et des nuances? À quel but? C’est vraiment un “scandale” digne de l’opinion publique, que de supporter des éléments du régime de Cuba? Que de dire que les gens qu’on rencontre sur place nous racontent des histoires différentes?
Franchement, votre mauvaise foi devient légendaire.
Cette fois, c’est assez, je vais me plaindre directement au Devoir de vos manques de rigueurs répétés lors de cette campagne.
Hum… je pense que la candidate dit que Cuba a une démocratie “intéressante”, mais non “idéale”.
Je pense qu’il y a une nuance à faire entre les 2. Le terme intéressant sous-entend qu’il y a également des critiques à faire sur certains aspects. J’imagine que l’objectif de Mme. Moreau dans son commentaire était de mettre en lumière qu’il y a de bonnes choses qui se font malgré des divergences, et que nous pouvons en tirer une expérience avantageuse.
Ça aide juste à avoir une opinion plus éclairée, au lieu de tomber dans de tomber dans le “tout est noir ou tout est blanc”.
Après plusieurs semaines de campagne, je constate comme madame Couturier la même propagande anti-QS dans les textes de M. Deglise… on ne peut en conclure plusieurs choses: Monsieur Deglise fait campagne pour le PQ, ne fait pas du journalisme ou bien c’est un con.
Stéphanie,
abstentionniste
M. Deglise
Tout au long de cette campagne votre manque d’objectivité et de rigueur ainsi que votre mépris bien palpable à l’endroit de Qs vous on fait paraître bien petit. Vous devriez avoir une bonne discussion sur Qs avec votre collègue Gil Courtemanche. Nul doute que vous en sortiriez grandi.
Monsieur Deglise,
Je mets en doute votre intégrité professionnelle. Je n’ai jamais parlé de Cuba comme d’une démocratie «idéale» et vous le savez fort bien puisque nous en avons même discuté au téléphone, lorsque vous m’avez dérangée chez moi, pendant que je m’occupais de mes enfants. Je vous ai alors dit que Cuba étais loin d’être parfaite, mais que mes nombreux voyages en dehors des circuits touristiques, sur le terrain avec les cubains, m’ont démontré qu’il se passe des choses positives à Cuba dont on ne parle jamais et qui méritent d’être connues. Mais de mes propos échangés avec vous: pas un mot dans votre article!
Pourquoi ces cachoteries, monsieur Deglise? À quoi jouez-vous? Je suis une professionnelle de l’éducation, une personne impliquée dans ma communauté et une candidate respectée qui a même reçu l’appui d’un maire de la région. Vous essayez sournoisement, dans votre article, de me faire passer pour une sorte d’extrémiste déconnectée de la réalité que je ne suis pas! Oui, j’affirme qu’il y a certains éléments intéressants dans le système démocratique cubain. Par exemple, les électeurs cubains ont le droit de destituer un député en cours de mandat, s’il ne fait pas l’affaire. Mais bien sûr, je ne dis pas qu’il faut «copier» leur système politique…
Pour conclure, ma position sur Cuba, contrairement à la vôtre, est très nuancée. D’ailleurs, elle se situe dans l’esprit d’un excellent document, «Ni enfer, ni paradis. Les droits humains à Cuba», produit par l’organisme «OXFAM France» qui participe à de nombreux projets humanitaires à Cuba (disponible sur leur site).
Je pensais que le Devoir était un journal sérieux et éthique dans sa pratique journalistique. Un jour, ça vous rattrapera bien, monsieur Deglise...Vous pourrez alors vous recyclez chez Photo Police!
Ginette Moreau
candidate dans Shefford
M. Deglise,
les lecteurs et lectrices du Devoir s’attendent à un minimum de rigueur, à un minimum s’approchant de la devise de votre quotidien “Fais ce que dois”. Or, vous ne fais pas ce que dois.
Depuis le début de cette campagne, vous vous efforcez par tous les moyens possibles de faire apparaître QS comme un ramassis de nostalgiques vénérant le brave camarade Hoenecker.
En fait, vous semblez appartenir à cet étrange groupe de gens selon lequel le monde est fini et où il n’y a pas de place pour de nouvelles idées. Vous êtes peut-être dépassé par les événements, qui sait…
Vous vous amusez tout seul à chercher “la p’tite bebitte” et lorsque vous en trouvez un semblant, vous vous dites “HHHHA HHHHAAA !”. Tout fier…
Vous rendez-vous compte que vous vous nuisez plus qu’à vous qu’aux militantes et aux militants de Québec solidaire ? Ne trouvez-vous pas que vous vous discréditez davantage à chacun de vos articles tordus ?
Tenter, dans la même phrase, de mêler les propositions en agriculture de QS avec “leurs deux ‘chefs’” et le nombre de pancartes à Montréal. Quoi de neuf, M. Deglise ? Où étiez-vous durant les deux dernières années ? C’est donc si nouveau pour vous que QS ait deux porte-paroles et que ses efforts se concentrent dans les zones urbaines ? Vous n’êtes pas capables de vous y faire ? C’est trop difficile ?
Nous sommes en droit de nous attendre à une rigueur intellectuelle digne de ce nom. Écrire un ramâchis d’idées reçues n’intéresse aucunement les lecteurs et lectrices du Devoir.
Les militants de Québec Solidaire sont très rapide et bien organisés pour crier au meurtre. Les liens qui conduisent aux textes écrits par Mme Moreau sur Cuba sont pourtant très explicites. Elle semble trouver à cet endroit un endroit intéressant où il fait bon vivre. Mais quand on se fait prendre les culottes à terre, il est facile de parler de complot et d’appeler à la censure. Est-ce qu’il y un censeur communiste qui sommeille dans chaque militant solidaire?
Voici l’extrait d’un article du journaliste Michel Laliberté, paru dans «La voix de l’Est» de mardi, 9 décembre, qui décrit la campagne menée par la candidate Ginette Moreau de Québec solidaire:
«La palme de la meilleure campagne dans Shefford revient à Ginette Moreau. La candidate de Québec solidaire a présenté des projets pertinents pour la circonscription. Ses propos ont toujours été nuancés, ses réponses solides, ses questions adressées à ses adversaires lors des débats incisives. Madame Moreau est restée terre à terre dans ses engagements, contrairement à ses adversaires des grands partis-surtout lorsqu’il a été question de projets liés à la santé. C’est quand même étrange, ne trouvez-vous pas? Plusieurs ne se gênent pas pour critiquer les idées et projets socialistes de Québec solidaire, mais ils oublient que les vieux partis promettent des millions de gauche à droite. Pas de doute, la présence de madame Moreau a relevé la qualité de la campagne. La reverra-t-on dans quatre ans?»
Mme Moreau,
Il est très facile d’apporter des nuances à des propos controversé une fois que ces propos ont été mis sur la place publique. Il est aussi amusant d’utiliser ses enfants pour rendre encore plus émotif une défense qui n’arrive pas à faire oublier votre affaire du taux de 97,7% comme justificatif d’un régime libre. Savez-vous que dans la Russie de Staline, chaque vote se soldait par le même niveau de résultats. Et savez-vous pourquoi? Parce que tout le monde avait l’obligation de voter et que le 2,3 % correspond aux infirmes et aux opposants dans les goulag qui ne pouvaient pas, malheureusement, se déplacer jusqu’à un bureau de vote. Pour moi, ce n’est pas ce que j’appelle une démocratie intéressante.
Je m’amuse de voir que pour faire oublier cette abération vous essayez d’attaquer le journaliste en l’accusant d’avoir caché des choses. C’est une belle stratégie largement mis à profit par le régime cubain pour démoniser les opposants au régime et les envoyer en prison. Attaquer le messager plutôt que le message, c’est une défense édifiante pour une femme qui se dit ouverte d’esprit, comme vous.
Avez-vous lu les journaux à Cuba? Y avez-vous allumé la télévision? Est-ce le genre de médias dont vous rêvez? C’est vrai que là bas, les journalistes sont très objectifs et présentent l’actualité avec rigueur, celle imposé par la ligne du parti communiste. Je comprends que vous déplorez qu’un tel régime ne soit pas en vigueur au Québec. Mais rassurer avec un premier député Québec Solidaire se rapproche du pouvoir. Vous pourrez ensuite faire le ménage dans les médias du Québec pour que votre message d’espoir passe plus facilement et pour que les erreurs des membres du parti n’y fasse jamais l’objet de reportage.
Vous croyez que les opposants au régime cubain ont quitté l’île parce qu’il faisait trop chaud en janvier? Que le rhum, et rien d’autre, incite des gens à prendre le risque de traverser jusqu’en Floride sur des embarcations de fortune? Avec leurs enfants? Oui, avec leurs enfants, Mme Moreau, parce que ça rend l’exercice encore plus émotif. J’imagine aussi que vous croyez que le rapport d’Amesty International est biaisé et financé sans doute par les États-Unis pour alimenter leur terrorisme d’État.
Allez donc lire cet article du Christian Science Monitor sur les exilés cubains (http://www.csmonitor.com/2008/1211/p25s02-woam.html) pour vous ouvrir les yeux plutôt que d’inciter le monde à fermer les leurs.
@nathalie valiquette
Les nuances, madame Moreau les a faites avant la publication de ce billet, directement au journaliste concerné et aussi dans ce qu’elle a écrit il y a deux ans. Que le journaliste ne tienne pas comte des critiques qu’elle fait au régime de Cuba et présente le point de vue de la candidate de Québec solidaire de manière erronée, vous ne trouvez pas ça scandaleux? Ce n’est pas, là-aussi, une technique que l’on voit à Cuba et ailleurs où la liberté d’expression est brimée?
Vous trouvez que c’est du journalisme intègre, que de sous-entendre que la démocratie de Cuba est idéale pour madame Moreau alors que jamais, je dis bien jamais, elle ne l’a dit ou écrit, et sans doute même pensé? D’où vient la “démocratie idéale” du titre? Des propos de madame David qui dit que ce ne l’est pas? Vous trouvez que les personnes qui critiquent monsieur Deglise ici sont trop susceptible en l’accusant de tordre la réalité au désavantage de cette candidate, qui selon le journal local de son comté, aurait fait la meilleure campagne?
Que faites-vous du rapport de Oxfam-France? Que faites-vous de toutes les personnes, cubaines ou non, qui disent qu’il y a des critiques à faire, mais aussi des bons coups à Cuba? Est-ce qu’il faut rejeter tout ce qui se passe sur cette île parce que des personnes la fuient? Qu’est-ce qu’on fait avec ceux et celles qui restent là par choix? Tous corrompus, tous aliénés?
N’est-ce pas ouvrir les yeux que de faire la part des choses? D’admettre le noir et le blanc et de pointer le gris?
Mais, il n’est pas question de savoir ici si on est d’accord avec madame Moreau ou non. Ce billet est malhonnête. Voilà tout. Si on a le droit de tordre la réalité pour discréditer ses adversaires politiques, la démocratie est encore plus dans un piètre état que je le croyais.
L’acharnement des militants de Québec Solidaire qui essayent ici de défendre l’indéfendable commence vraiment a être suspect. On comprend donc que vous avez bien de la misère à assumer les propos édifiants de votre candidate dans Shefford. Vous feriez mieux de déverser votre fiel sur vos opposants qui le mérite c’est à dire la droite. Je ne crois que le devoir soit identifié à ce courant de penser, quoiqu’en disent plusieurs de votre représentants enragés qui semblent confondre intelligence, pertinence et complaisance.
Lecteur du Le Devoir depuis qqs annees, je le trouve d’etre biaise envers tout ce qui touche la Gauche.
C’est comme chez nous aux USA, ou le mot Socialism, fait entrevoir Stalin et son Goulag...!
J’opine, que l’accusation envers Mme. Moreau, d’etre une apologiste du system politique actuel de Cuba, n’est pas supportable, car il faut tenir compte des 50 ans de blocus et guerre larve contre ce pauvre pays de la part de la plus garnde democratie dans le monde les USA!
Kingwood,Texas
Il m’a toujours semblé suspect -et je peux me tromper- qu’on puisse qualifier de ‘’démocratie intéressante’’ un régime à parti UNIQUE. D’ailleurs, c’est dans la constitution. Tenez, je le cite.
ARTICLE 5. Le Parti Communiste de Cuba, marxiste-léniniste, avant-garde organisée de la nation cubaine, est la force dirigeante supérieure de la société et de l’État.
C’est beau non? À la fois lyrique et cynique.
Vous dites que vous ne voyez pas de manifestations dans les rues ergo c’est une démocratie.
Permettez-moi de vous dire que de ne jamais voir de manifestations dans les rues est justement un signe d’absence de démocratie. Avez-vous essayé de manifester dans la rue? Non. C’est bien ce que je croyais. Quelque chose me dit que ce n’est pas la meilleure chose à faire à Cuba.
Vous louangez les énormes manifestations populaires ainsi que le culte de la personnalité que l’on voue aux Lider Maximo. Vous dites que si tant de monde est exalté à la vue du Guide c’est que c’est une bonne démocratie. Ça ne vous allume pas une petite cloche? Si demain matin on tapissait Montréal d’affiches gigantesque de Jean Charest et que des centaines de milliers de personnes allaient applaudir comme des zombies les discours-fleuve du Commandant Charest, moi, je me poserai des questions. Bien sûr, dans cette hypothèse-là, si jamais il me venait à l’esprit de gâcher le plaisir des ces Moutons de Panurge, on me ferait bien comprendre que le Nord du Québec est un endroit idéal pour la ‘’New-Kolyma’’. Fichtre!…
Hum. Démocratie intéressante?
Que diriez-vous madame Moreau si demain matin -l’établissement d’un régime fasciste se fait toujours mieux le matin- le PCC interdisait tous les partis -surtout le vôtre, parce que bon, le fascisme déteste par dessus tout les collectivistes- et se déclarait Parti Unique?
Vous crieriez au scandale, madame.
Et vous auriez parfaitement raison.
Les dictatures, de gauche comme de droite, sont une honte pour l’humanité toute entière.
Pourquoi tant de gauchistes continuent donc de supporter la dictature de Cuba, simplement parce qu’elle est est gauchiste?
Pourquoi appelez-vous ‘’démocratie intéressant’’ un régime à parti unique de gauche et ‘’fascisme diabolique’’ quand ce parti unique est de droite?
J’aimerais beaucoup que les militants de Québec Soldaire qui, telle une grande prétorienne bien entraînée sont venus à la rescousse de leur candidate, répondent à cette question, qui, je le crois bien humblement, a une certaine pertinence…
P.S. N’en veuillez pas à ce pauvre journaliste, il a été assez magnanime pour ne pas censurer vos commentaires. Pas comme à Cuba, par exemple. J’ajouterai aussi -et finalement- qu’il n’a fait que son devoir: rapporter des propos très douteux de la part d’une aspirante députée. Il a très bien fait. L’apologie de la dictature -même celle du prolétariat- doit être dénoncée, quoique non censurée.
Pour ma part, je vais à Cuba à chaque année. C’est un très beau pays. La première fois où j’ai été dans un resort, c’était en République Dominicaine. Il y avait beaucoup de criminalité et de pauvreté en république dominicaine.
À Cuba, la situation était très différente. Les rues étaient très sécuritaires et tous les citoyens avaient de quoi manger, se loger et ils avaient accès à des services d’éducation et de santé gratuits.
Cuba a des problèmes au niveau des droits humains, comme les états-unis (écoute électronique, Guantanamo, torture à la prison d’Abou Graïb, arrestation arbitraite de présumés terroristes, peine de mort, etc.) et le canada (certificat de sécurité, complicité de torture, etc.)
L’opinion de la candidate sur Cuba ne change pas l’excellent programme de Québec solidaire pour améliorer les droits sociaux et les droits humains ici, au Québec.
N’oubliez pas, M. Deglise, que le droit de se loger, de manger et de s’éduquer font aussi parti des droits humains… En ce lendemain de guignolée, il faut que le gouvernement du Québec défende ces droits.