Un gala télévisuel c’est habituellement le royaume de l’émotion (tel comédien qui remercie ses parents avec des trémolos), du glamour (ah, les robes de vedettes!), du potinage (tiens, telle vedette est en couple avec telle autre?). Le Gala des Prix Gémeaux, à Radio-Canada dimanche soir, ne faisait pas exception à la règle mais la campagne électorale y a fait une intrusion remarquée. Des candidats en campagne, comme Thomas Mulcair ou Denis Coderre, avaient fait acte de présence sur le tapis rouge mais c’est la présence du premier ministre Jean Charest qui fut fort remarquée, puisqu’on le voit rarement à ce genre de gala.
De nombreuses personnalités artistiques s’en sont prises vertement aux compressions du gouvernement Harper en matière de culture, le tout culminant par un discours militant du comédien Vincent Gratton. Son discours a suscité des applaudissements nourris, une partie de la salle se levant même debout. Suspense: qu’allait faire le premier ministre Charest? La caméra nous le montrait souvent. Allait-il applaudir? Se lever?
Jean Charest est resté stoïque, arborant toutefois un petit sourire. Un exercice de haute voltige: l’art d’appuyer tout un groupe par sa présence, sans avoir l’air de prendre directement parti dans la campagne.
Rédigé par Paul Cauchon à 10:48 AM.
(0) Commentaires •
Lien permanent
De passage à Fredericton samedi (13 septembre), Stephen Harper a soutenu que le pays est plus conservateur qu’il y a 20 ans.
«Je pense que la population canadienne est devenu plus conservatrice, a-t-il dit. Mais en même temps, je ne veux pas dire que le public est particulièrement conservateur ou que les gens sont aussi conservateurs que certains dans notre parti.»
Il a dit devoir tempérer ses politiques pour rester au pouvoir. «Cela veut dire que notre parti doit être certain de continuer à gouverner dans l’intérêt de la majorité du pays. Cela veut dire qu’il faut pousser les gens vers le conservatisme, mais aussi qu’il faut pousser les conservateurs vers les gens pour continuer à gouverner.»
Dans son livre «Harper’s Team, Behind the Scenes in the Conservative Rise to Power», Tom Flanagan aborde le courant conservateur au pays. Tom Flanagan a co-dirigé les campagnes électorales du Parti conservateur en 2004 et 2006. Il est un ami et ancien chef de cabinet de Stephen Harper.
Selon lui, le Parti conservateur ne pourra jamais se maintenir au pouvoir avec les seuls véritables conservateurs au pays. Le Canada, dit-il, n’est tout simplement pas un pays de droite. La preuve, dit-il, repose sur le fait que c’est la division de la gauche qui a permis à Stephen Harper de prendre le pouvoir en 2006 et qui pourrait lui permettre de nouveau de l’emporter. «Les conservateurs gagnent si les autres partis se déchirent entre eux. Si les verts et les néo-démocrates votent pour les libéraux dans l’espoir de nous barrer la route, le Parti conservateur perd à coup sûr. Il faut donc éviter d’être dépeint comme le Grand Satan du Canada pour ne pas effrayer les supporters du NPD et du Parti vert», écrit-il.
Une des raisons de l’image douce et rassurante que tente de projeter Stephen Harper depuis le début de la campagne?
Rédigé par Alec Castonguay à 10:35 AM.
(2) Commentaires •
Lien permanent
Précises à plus de 92%. Telles avaient été les prédictions du site democraticSPACE lors de la dernière élection fédérale. Créé par un statisticien, Greg Morrow, democraticSPACE2008 se veut un rendez-vous incontournable pour qui entend suivre la campagne en cours.
Nouveauté des plus appréciées, les billets publiés par une équipe de blogueurs provenant de toutes les provinces. Certains iront de leur analyse partisane, tandis que d’autres, s’affichant comme non partisan, tenteront d’y voir un peu plus clair dans cette campagne avec des billets… neutres (du moins, on l’espère).
Et on s’imagine sans se tromper que les premières prédictions de democraticSPACE2008 feront jaser dans les chaumières du pays. Selon le modèle mathématique développé par Morrow, les résultats de cette première prédiction (il y en aura d’autres) en date du 12 septembre sont :
Conservateurs : 146 sièges (38,3%)
Libéraux : 91 sièges (26,5%)
NPD : 30 sièges (17,5%)
Bloc Québécois : 39 sièges (8,5%)
Parti vert : 0 siège (8,3%)
Indépendants : 2 sièges (1,0%)
Évidemment, ce ne sont que des premières prédictions. Tout est possible, y compris l’erreur grossière : souvenons-nous pour la petite histoire des résultats désastreux de democraticSPACE lors de la dernière élection provinciale au Québec.
On peut télécharger l’ensemble des prédictions de democraticSPACE pour chacune des circonscriptions canadiennes en cliquant ici (PDF).
P.S: Alors que nos collègues journalistes qui suivent la campagne tenteront de partager avec les lecteurs de ce carnet de campagne leurs réflexions, leurs analyses ou tout simplement un fait cocasse, avec mon collègue Benoit Munger, nous explorerons le Web afin de vous rapporter des billets, des analyses ou simplement des commentaires que nous jugerons intéressants et/ou pertinents, et ce, autant du côté de la blogosphère francophone qu’anglophone. Et voilà, c’est un départ.
Rédigé par Michel Dumais à 11:46 PM.
(0) Commentaires •
Lien permanent
À l’occasion de la présente campagne électorale fédérale, les journalistes du Devoir affectés à la couverture vous offriront sur ce carnet leurs réflexions, leurs analyses et impressions.
Rédigé par Benoît Munger à 09:30 PM.
(1) Commentaires •
Lien permanent