L’humour électoral se portait déjà très bien à Radio-Canada, avec Infoman et Gérard D. Laflaque à la télévision, et la nouvelle émission humoristique A la semaine prochaine à la radio. Mais Radio-Canada en ajoute une autre couche cette semaine: l’émission Vous êtes ici, présentée tous les soirs à la radio par Patrick Masbourian, propose en effet depuis lundi une série de fausse publicités électorales signées de «Vidons-la donc’ la question», surnom donné au duo formé de Mathieu St-Onge et Luc Archambault.
Rédigé par Paul Cauchon le Mercredi 19 Novembre 2008 à 16h52
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Pauline Marois était en visite lundi dans une école de Terrebonne, pour y dévoiler ses engagements en éducation. La chef du PQ s’est donc rendue dans une classe de maternelle où les marmots-mignons lui ont chanté quelques comptines à saveur animalière. Chacun reprenant ensuite ses activités de coloriage et bricolage, le groupe de journalistes présent s’est amusé à évaluer les compétences transversales des enfants en matière de politique appliquée. Et surprise, ils étaient forts!
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a été visiblement fouettée par le sondage publié ce matin dans Le Devoir. Après une allocution présentée devant la Chambre de commerce de Québec, Mme Marois s’est livrée à deux charges contre Jean Charest lors de points de presse impromptus. Elle a ainsi indiqué en avoir «ras-le-bol» de voir Jean Charest détourner le débat électoral vers son bilan de ministre à elle. «Ça va faire!», a lancé la chef, sur un ton inédit dans cette campagne. «Il y a un “boutte” à toute», croit Mme Marois, qui se demande si «Jean Charest est impuissant», puisqu’il n’a pas «été capable de régler aucun problème».
Le ton est donné: gageons maintenant que la campagne péquiste va s’activer un peu dans les prochains jours…
«Je suis un petit peu choqué de la façon dont le Devoir a construit sa une ce matin. En annonçant quasiment que la campagne est finie. Alors que moi je pense que la campagne n’est pas commencée dans la réalité», a déclaré Mario Dumont, ce matin, à C’est bien meilleur le matin. M. Dumont, nous posons une question! «Les jeux sont-ils faits?» Il y a eu pire déclaration dans les médias au sujet du caractère inamovible de la campagne. Pensons à Jean Lapierre, au 98.5, qui a lancé : «Mario Dumont, il est collé dans le fond de la poêlonne.»
Rédigé par Antoine Robitaille le Mercredi 19 Novembre 2008 à 08h17
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Avec le chef libéral, Jean Charest, c’est l’économie à toutes les sauces. Il a parlé d’économie, aujourd’hui, en faisant une annonce sur la culture. Il a parlé d’économie aussi en évoquant la santé. «La santé, c’est 10 % de notre économie», a-t-il répété ces derniers jours. Techniquement, il a raison : on peut considérer que les dépenses de l’État font partie intégrante de l’économie. Mais lorsqu’on parle d’un ralentissement économique, c’est du secteur privé dont on parle. Les gouvernements peuvent difficilement faire des licenciements massifs quand ils subissent une baisse de leurs revenus. Ils ne peuvent sabrer dans les dépenses de santé et licencier médecins et infirmières sous prétexte que leurs revenus diminuent. En revanche, les entreprises mettent à pied une partie de leurs employés quand les temps sont durs. Les gouvernements, de leur côté, font des déficits. Bientôt, Jean Charest dira que le système d’éducation, que les garderies ou que les cours de justice, c’est l’économie.
Rédigé par Robert Dutrisac le Mardi 18 Novembre 2008 à 18h59
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Après l’écrivain Dany Laferrière qui en début de campagne, par lettre, s’est dit inspiré par la porte-parole féminine de Québec Solidaire (QS), Françoise David, c’est désormais au tour de Judi Richards d’apporter son soutien à la politicienne par l’entremise d’une vidéo diffusée sur le site de partage YouTube. En deux minutes, la chanteuse y louange, à la demande de la formation politique de gauche, les mille et une qualités de la moitié politique d’Amir Khadir, le tout avec un arrière plan sonore qui évoque le brouhaha d’un groupe en pause café lors d’une conférence. Mme Richards parle d’une femme «extraordinaire» et termine son lissage de personnalité publique en qualifiant Françoise David de «perle rare en politique» qui va être nécessairement «une perle rare à l’Assemblée nationale». À condition, bien sûr, d’y entrer.
Le Devoir, Radio-Canada, Cyberpresse et L’Actualité reprennent l’expérience du Forum des chefs, un forum francophone lancé lors de la dernière campagne électorale fédérale, qui invitait les internautes à poser des questions aux chefs de partis. On espère que cette fois-ci tous les chefs de l’actuelle campagne provinciale participeront, puisque au fédéral Elizabeth May, Gilles Duceppe et Jack Layton avaient participé, mais Stéphane Dion et Stephen Harper avaient brillé par leur absence. Cette tribune web sera coanimée par Sophie-Hélène Lebeuf et Patrick Lagacé, et quatre journalistes, soit Michel C. Auger de Radio-Canada, Pierre Cayouette de L’Actualité, Michel David du Devoir et Vincent Marissal de La Presse, analyseront les commentaires des chefs.
Rédigé par Paul Cauchon le Lundi 17 Novembre 2008 à 12h16
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S’il faut en croire la chanson-thème du Parti québécois pour cette campagne 2008, il y a de l’amour fou dans l’air. On vous laisse juger. Le tout est l’oeuvre du leader de Karkwa, Louis-Jean-Cormier, et de son pianiste François Lafontaine. C’est le comédien Emmanuel Bilodeau — qui incarnait René Lévesque dans la télésérie René — qui interprète la chanson qu’on entend dans chaque rassemblement partisan (précisons que les organisateurs ne font généralement jouer que la partie musicale).
Pauline Marois y est allé d’un commentaire pour le moins étonnant lors d’une conférence de presse tenue à Sherbrooke dimanche matin. Interrogée sur la place du privé dans le système de santé, Mme Marois a pris un air solennel pour dire qu’au Parti québécois, «le choix est clair et sans ambiguïté: nous privilégions et choisissons le système privé. Heu… public!» Devant un groupe de journalistes et de conseillers qui se bidonnaient, Mme Marois a demandé aux membres des médias électroniques de «garder ça pour les bloopers, d’accord?» Alors voilà: on inaugure la section.
Après une semaine de campagne électorale, la firme Influence Communications remarque déjà que certains thèmes sont beaucoup plus populaires que d’autres. Ainsi, du 6 au 11 novembre, les controverses en tous genres ont occupé 37,6 % de l’espace médiatique consacré à la campagne électorale, l’économie 26,4 %, la famille 6,6 %, la fonction publique et la taille de l’état 4,8 %, et les sondages 4,2 %.
Rédigé par Paul Cauchon le Mercredi 12 Novembre 2008 à 17h11
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La caravane péquiste n’a pas usé beaucoup d’asphalte encore. Partie de Québec mercredi, elle s’est dirigée vers Montréal dès jeudi, et n’a plus quitté la grande région métropolitaine depuis. Blainville, Saint-Jérôme, Mascouche, Saint-Amable, Longueuil et quelques autres villes des couronnes nord et sud de Montréal ont été visitées — la plupart du temps, des circonscriptions adéquistes. Sinon, les journées n’ont pas été des plus longues : dimanche et mardi, par exemple, Pauline Marois n’a occupé les journalistes que durant 4 ou 5 heures par jour, alors que nos collègues de l’autobus adéquiste étaient souvent monopolisés de 10 à 12 heures quotidiennement.
Cela dit, le rythme du PQ s’accélérera à compter d’aujourd’hui, mercredi: après un saut à Longueuil, nous nous dirigerons vers Candiac et l’Outaouais, avant de prendre un avion vers Val d’Or. La chef fait campagne demain en Abitibi, avant de poursuivre le périple en avion vers le Saguenay.
En 2003, la campagne de Bernard Landry avait elle aussi débutée tout doucement (on parlait d’une campagne «camomille») avant de prendre les bouchées doubles.
Pas facile de passer incognito à Mascouche. Le PQ y tenait un rassemblement de campagne lundi soir, au deuxième étage d’une rôtisserie dite nouveau genre. La foule était nombreuse et dynamique, pas à dire. Notre collègue du Soleil s’est donc fait interpeller par trois dames qui croyaient dur comme fer qu’il était le comédien-voyageur Bruno Blanchet. Question de manteau et de cheveux gris, on imagine. Puis, le correspondant de La Presse s’est fait comparer par les trois mêmes dames au sosie du chanteur Jean-François Brault. Question de profil, paraît-il. Parle parle, jase, jase, les dames ont ensuite avoué beaucoup aimer le candidat du coin, Guillaume Tremblay. «Il est jeune, et en plus il nous reconnaît tout le temps», ont-elles dit. Alors voilà notre conclusion: à Mascouche, tout le monde reconnaît n’importe qui, et n’importe qui pense reconnaître tout le monde. Sympathique, et pratique.
La porte-parole de Québec Solidaire (QS), Françoise David, serait la Barack Obama de l’actuelle course électorale provinciale. C’est en tout cas ce qu’estime l’écrivain Dany Laferrière qui dans les derniers jours s’est fendu d’une étonnante et lyrique lettre dans laquelle il exprime une admiration sans borne pour la candidate solidaire qu’il compare d’ailleurs au nouveau président américain. Rien de moins.
«Cela fait un moment que je vous regarde, ce qui me console du reste des choses, écrit l’homme derrière Je suis fatigué (Lanctôt Éditeur). J’admire votre énergie, votre passion, votre sincérité et ce courage qui a fait qu’un jour, ou une succession de jours, vous avez voulu vous engager dans la lutte pour changer la couleur du temps présent.»
Lapsus ou blague? Le chef libéral Jean Charest a glissé dans un de ses discours cette semaine le nom de «Palin» Marois. La principale intéressée n’a pas apprécié la référence à la candidate défaite à la vice-présidence américaine, que plusieurs républicains accusent d’être responsable de la débandade de John McCain, rapport à son incompétence. Pour Mme Marois, si l’intention de M. Charest était bel et bien de l’associer à Mme Palin, il s’agit là d’un geste de «condescendance inacceptable»… ce qui nous dit long sur ce que pense Mme Marois de la gouverneure de l’Alaska. Aurait-elle réagi ainsi si Jean Charest avait parlé de Hillary Marois?
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