Lundi 08 Février 2010

Mettre l’univers de la mode en 3D

image C’est ce qu’on appelle filer la mutation, à l’anglaise. À l’occasion de la semaine de la mode qui va se tenir à Londres dès le 23 février prochain, l’univers de tissus et celui de la trois dimensions vont finalement se tisser ensemble. C’est en tout cas ce que vient d’annoncer la maison Burberry qui prévoit transmettre en format 3D, et à travers le monde, le défilé mettant en vedette sa nouvelle collection. Le blogue spécialisé dans la chose vestimentaire, StyleList UK, vient de lever le voile sur la chose.
Dans les grandes lignes, l’événement se prépare donc à être diffusé dans des salles triées sur le volet à Paris, New York, Los Angeles, Dubaï et Tokyo. Comme il est de rigueur dans ce milieu où tout est toujours très excitant, la rencontre entre les mannequins et la 3D va se faire sous la supervision du designer Christopher Bailey, directeur de la création de Burberry, qui a dessiné pour l’occasion une paire de lunette spéciale afin de vivre la sensation de profondeur tout en suivant des yeux un défilé où, paradoxe suprême, le superficiel risque d’être de mise. «La technologie 3D technologie va permettre à l’assistance de se retrouver à Londres, dans cet espace, pour voir les couleurs et les tissus mais aussi entendre la musique et faire partie de ce moment quand tout finalement se réunis ensemble.» Pour ceux qui n’y croient pas, une version 2D doit aussi être présenté sur la Toile.

BHL et le faux Kant: prise deux

imageBernard-Henri Lévy reconnaît son erreur. Il dit effectivement avoir été trompé par un livre-canular sur la vie sexuelle de Kant (voir le texte plus bas).
«Salut l’artiste», écrit l’intellectuel hypermédiatisé dans une réaction écrite envoyée au quotidien Libération. «Chapeau pour ce Kant inventé mais plus vrai que nature et dont le portrait, qu’il soit donc signé Botul, Pagès ou Tartempion, me semble toujours aussi raccord avec mon idée d’un Kant (ou, en la circonstance, d’un Althusser) tourmenté par des démons moins conceptuels qu’il y paraît.»
Bref, pour BHL, le fait que le livre cité ait été écrit par un «artiste» de la fraude philo-intellectuelle n’affecterait pas le fond de l’argumentation. Autrement dit: que le messager soit faux, ne changerait rien à la vérité du message…

À propos du prix unique

imagePendant que se prépare un énième débat au Québec autour du prix unique du livre, ailleurs, y compris en France d’où vient cette idée d’arnacher le marché, les discussions portent plutôt sur le juste prix à fixer pour le livre électonique.
Le «mirage du prix unique», comme le présente une éditorialiste de La Presse, revient hanter le Québec une décennie après le rejet de la mécanique qui oblige tous les commerces, y compris et surtout les grandes surfaces, à vendre les livres au même prix. Idéalement, la technique doit protéger les plus petits joueurs. Or, en France, trente ans après l’adoption de la mesure de protection, les librairies indépendantes se retrouvent dans une situation aussi précaire que celle des pays voisins.
Le débat doit maintenant tenir compte de la révolution numérique. La dématérialisation croissante des produits culturels rattrape l’édition. Le marché du livre numérique a décollé dans les derniers mois et l’arrivée du iPad symbolise la mutation en marche.
Seulement, comment transposer le prix unique du livre papier à sa version virtuelle? La question vaut aussi pour les taxes de vente, souvent à taux réduit pour les produits culturels comme le livre.
«Je me félicite du soutien unanime des pouvoirs publics au prix unique du livre numérique et je suis certain qu’ils trouveront les moyens juridiques de le mettre en œuvre», répondait récemment Arnaud Nourry, PDG d’Hachette Livre au Figaro.  Mais un prix unique ne signifie pas le même prix que celui du support physique. Un écart de 20 à 35 %, selon les cas, est envisageable sur le livre numérique. Mais, encore une fois, c’est à l’éditeur de fixer ce prix.»
Toute la chaîne du livre n’est pas de cet avis. Une bataille titanesque se prépare entre deux géants, soit Amazon (et son lecteur Kindle) et Appel (et son lecteur iPad), autour de la fixation du prix des versions dématérialisées.
Amazon impose un forfait de moins de 10$ aux éditeurs américains mais ne peut pas l’appliquer en France, la législation protégeant aussi les versions électroniques. Les ouvrages en français se vendent donc plus cher. Au Québec aussi d’ailleurs.
Apple propose maintenant aux éditeurs de les laisser fixer leur prix en prenant une commission de 30% au passage. Ce modèle commercial est en vigueur pour la musique sur le site iTunes Store.
Affaire à suivre donc…

Top 5: tout est hockey

imageLes médias québécois sont généralement obsédés de sport, heu… pardon de hockey, et la semaine dernière ils se sont surpassés. Le bilan hebdomadaire de la firme Influence communication établit que les infos sportives occupaient quatre des cinq premières positions au Québec entre le 2 et le 8 février.
Les informations concernaient, dans l’ordre, le Super Bowl (3,21% du poids média), Vancouver 2010 (2,59%), les victoires et défaites du Canadien de Montréal (2,37%), le séisme en Haïti (2,31%) et la perte de Cammalleri par le Canadien (0,76%). La place du Super Bowl a augmenté de 41% par rapport à la semaine qui précédait la finale 2009 du ballon ovale. L’importance médiatique d’Haïti a chuté de 60% en sept jours.
On continue? Dans la liste des dix personnalités les plus médiatisées depuis le début de l’année, il ne s’en trouve que deux qui ne proviennent pas du hockey. Pas juste du sport, mais bien précisément du hockey. Il s’agit, en l’occurrence, de Stephen Harper et Barack Obama. Jean Charest glisse en onzième place de cette liste dominée par Jacques Martin, Michael Cammalleri et Patrice Cormier.
«Pour démontrer la polarisation de l’information autour du monde du sport, nous avons créé une échelle de mesure qui permet de comparer le poids médias du joueur de hockey le plus cité au Québec à celui de différents enjeux, dit le communiqué d’Influence communication.  Au cours de la période du 27 janvier au 4 février, le poids de Mike Cammalleri a été de 1,17 %.  C’est l’équivalent de toute l’attention médiatique accordée au Québec pendant cette période aux autochtones, aux aînés, à la pauvreté, au jeu compulsif et aux nouvelles internationales en excluant Haïti.»

BHL: les Kant-dira-t-on

imageBernard-Henri Lévy (BHL) se retrouve sur le gril pour en avoir appelé de l’autorité d’un livre canular. La boulette traîne derrière l’essayiste en pleine tournée de promotion pour son essai «De la guerre en philosophie», qui doit paraître cette semaine.
Dans cet ouvrage, BHL s’en prend «fougeusement» à Emmanuel Kant, selon ce qu’en rapporte le blogue du magazine Le Nouvel Obs. Kant est décrit comme un «fou furieux de la pensée» et un «enragé du concept».
Puis, à la page 122, le dandy écrivain «dégaine l’arme fatale» en citant le petit essai de Jean-Baptiste Botul intitulé «La vie sexuelle d’Emmanuel Kant». Il s’agit d’une série de conférences reproduites en 1999, où le réputé «puceau de Könisberg» est décrit comme un philosophe désintéressé «par le corps et la vie», du moins selon l’interprétation de BHL.
Or, ce Botul n’a jamais existé et son livre est un canular, «le fruit de l’imagination fertile de Frédéric Pagès, agrégé de philo et plume du Canard enchaîné, où il rédige notamment chaque semaine Le journal de Carla B», dit Bibliobs.
Wikipedia n’a pas tardé à actualiser la page du philosophe fictif. L’ajout dit: «Dans son ouvrage De la guerre en philosophie il se revendique de l’autorité de Jean-Baptiste Botul, lequel n’a en réalité jamais existé».

Avatar: SOS à James Cameron

imageSurvival International, un groupe de défense des dernières communautés isolées du monde, utilise le succès du film «Avatar» pour promouvoir sa cause. L’organisme vient de faire paraître un communiqué et un encart publicitaire dans la revue «Variety» pour dénoncer le sort fait à une société du sous-continent indien menacée par un développement minier.
L’«Appel à James Cameron» se lit ainsi: «Avatar est une fiction… bien réelle. En Inde, la tribu des Dongria Kondh lutte pour défendre sa terre contre une compagnie minière qui s’apprête à détruire sa montagne sacrée. Venez en aide aux Dongria Kondh.»
Le lien de Survival International (SI) renvoie à son court-métrage d’une dizaine de minutes intitulé «Mine: histoire d’une montagne sacrée».
Le parallèle vise évidemment le drame des Na’vis de la planète Pandora dans le film de science-fiction. Le long-métrage en 3D raconte l’histoire futuriste d’une compagnie véreuse qui tente par tous les moyens de s’emparer d’un territoire sacré et enchanté, dans une galaxie près de chez-nous.
SI a été encore plus loin en interviewant des représentants de «peuples indigènes du monde» sur leur vision d’Aavatar. Il a ainsi regroupé plusieurs témoignages d’indigènes qui associent leur culture à celle de Pandora, et qui voient dans Avatar un véritable message pour la terre, selon la présentation du magazine Première. qui cite un Penan du Sarawak (partie malaisienne de l’île de Bornéo).
«Nous, le peuple penan, ne pouvons vivre sans la forêt, dit la célcaration. Elle nous protège et nous la protégeons. Nous comprenons les plantes et les animaux parce que nous habitons ici depuis de nombreuses années, depuis des temps immémoriaux. Les Na’vi d’Avatar se lamentent parce que leur forêt est détruite. Il en est de même pour nous, les Penan. Les compagnies d’exploitation forestière abattent nos grands arbres, polluent nos rivières et font disparaître notre gibier.»

La Suisse, la pute et Moix

imageC’est raté. Enfin, c’est raté si l’écrivain français Yann Moix croyait réussir un bon coup en traitant la Suisse de «pute» après l’arrestation du cinéaste Roman Polanski. Les plus sceptiques y ont vu un coup de pub pour le nouveau livre du romancier, traitant de l’affaire en particulier et du pays de la neutralité en général.
Quoi qu’il en soit, la tactique a lamentablement échoué. À preuve: un groupe Facebook baptisé «Yann Moix, la Suisse t’emmerde» a accumulé plus de 10 000 membres en quelques heures. Les sites des médias suisses sont également inondés de réactions.
L’emmerdeur-emmerdé a lui-même été expulsé du réseau Facebook. Pas pour des raisons de censure comme il le prétend, selon la Tribune de Genève, mais tout simplement parce que son site était jugé «ordurier et xénophobe». La charte du réseau interdit de telles dérives et laisse les internautes en juger.
Sur sa page, M. Moix disait notamment «J’aime Polanski et je hais la Suisse». Son nouveau livre, «La Meute» prévu dans le courant du mois chez Grasset traiterait de l’affaire du cinéaste arrêté pour une histoire d’agression sur mineure, remontant à des décennies.
Yann Moix en a rajouté en entrevue depuis. Il a déclaré au journal helvète Le Matin: «Ce que j’écris dans ce texte ne représente qu’un millième de ce que je dis sur la Suisse dans mon livre. Oui, c’est vrai, je déteste la Suisse. C’est un pays qui me dégoûte depuis longtemps. Je ne l’ai jamais aimé. C’est Gestapoland, j’ai toujours l’impression que quelqu’un va m’arrêter, là-bas. Ce qui m’énerve par-dessus tout, c’est cette espèce de neutralité sous laquelle on se déguise pour ne jamais avoir à s’engager. Au final, on est plus salaud que les salauds.»
Yann Moix a écrit plusieurs romans sur des thèmes marginaux et loufoques. Dans «Anissa Corto» (sélectionné pour le prix Goncourt), le narrateur, dont le métier est d’endosser le costume de Donald Duck au parc EuroDisney, se fait croire qu’il est en couple avec une voisine algérienne. «Podium» décrit la vie d’un sosie de Claude François.
M. Moix est aussi un abonné aux controverses. Dans son livre «Partouz», il établit un lien entre le terrorisme islamiste et la répression sexuelle islamique. Il a aussi rédigé des pamphlets contre Alexandre Jardin, Amélie Nothomb et Bernard Tapie.
Une dernière question: pourquoi ne pas effacer les anti-Moix de Facebook? Après tout, l’insulte d’«emmerdeur» vaut bien celle de «pute». La réponse dénichée par «La Tribune de Genève» c’est qu’il faut un millier de plaintes pour passer à la trappe virtuelle et que, à l’évidence M. Moix compte plus d’ennemis que de supporters…

Dimanche 07 Février 2010

65 000 livres gratuits

imageLa British Library mettra gratuitement en ligne plus de 65 000 romans du XIXe siècle. La bibliothèque numérisée comprendra notamment des œuvres de Jane Austen, Charles Dickens et Thomas Hardy. Le cadeau aux internautes du monde entier pourra être déballé dans quelques semaines.
Le projet est financé par Microsoft et fait évidemment directement concurrence aux mégaplans de Google, qui souhaite numériser et diffuser «tous les livres de tous les temps». La numérisation d’ouvrages du XIXe siècle paraît d’autant plus intéressante que les «vieux livres» demeurent négligés par les compagnies commerciales qui préfèrent se concentrer sur les ouvrages récents.
La bibliothèque nationale britannique a refusé de dévoiler les termes de l’entente avec Microsoft, tout en parlant d’une entente «extrêmement généreuse». Selon le Times de Londres, le projet pilote pourrait éventuellement s’étendre au livre du début du XXe siècle, du moins à ceux toujours libres de droit.
Les ouvrages du XIXe siècle ne sont plus protégés par le droit d’auteur. En Grande-Bretagne, la protection assure une couverture qui tient 70 ans après la mort de l’auteur.

Haïti: SOS patrimoine

imageDes pompiers français ont réussi ce week-end à extraire des oeuvres historiques des décombres du palais présidentiel d’Haïti détruit lors du séisme du 12 janvier. L’un des tableaux récupérés avec des dommages a été réalisé en 1822.
Port-au-Prince, la capitale, est endommagée à 70 %. La ville de Jacmel, qui englobe un centre historique important, serait détruite à 50 %.
Des bibliothèques, des archives et des musées font partie du lot endommagé ou en ruine. Les autorités patrimoniales s’inquiètent de leur pillage.
L’Unesco a demandé l’interdiction du commerce et du transfert de biens culturels haïtiens, ainsi que l’implication des Nations unies dans la lutte contre le pillage du patrimoine culturel du pays.
Il est ausis urgent de dresser la liste des trésors patrimoniaux du pays pour surveiller leur état et décider de leur sort. Une équipe de l’université Laval avait commencé ce travail l’automne dernier. Huit experts étaient chargés de décrire l’état du patrimoine du centre-ville historique de la ville de Jacmel et dedéterminer les actions urgentes à entreprendre en matière de conservation, de préservation et de gestion de ce patrimoine. les pros devaient aussi jeter les bases d’un projet d’inventaire complet du patrimoine matériel et immatériel haïtien.
L’équipe va maintenant réorienter son travail pour aider à décider du sort des édifices endommagés. «Dans de telles situations, on serait peut-être tenté de tout raser et de repartir à zéro. Mais ce serait une catastrophe. Il doit y avoir un effort pour cibler et restaurer les édifices», a plaidé en entrevue au Journal de Québec Laurier Turgeon, directeur de l’Institut du patrimoine culturel de l’Université Laval.

Samedi 06 Février 2010

Ciné-Bazar bazarde

imageMédiafilm organise une nouvelle grande «amicale des chercheurs de trésors du 7e art». La vente de garage atypique a lieu aujourd’hui, au sous-sol de l’Église Saint-Stanislas-de-Kostka, sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal.
Il s’agit de la troisième mouture de la grande braderie. «Le Ciné-Bazar se veut un carrefour entre cinéphiles/cinévores et vendeurs d’objets de consommation courante ou de collection en lien avec le cinéma, explique le communiqué. À prix d’ami, on y trouve des DVDs et des VHS par milliers, mais aussi des bandes sonores, projecteurs, bobines, livres, photos, anciennes éditions de magazines, figurines, etc.»
En plus, cette année, la succession de Luc Perrault, critique du quotidien La Presse durant plusieurs décennies, a fait don au Ciné-Bazar de l’ensemble de sa collection de films en formats VHS et Beta.
Les profits de la journée seront remis à CinÉcole, un programme piloté par Mediafilm visant à amener au cinéma des élèves du secondaire issus de milieux défavorisés.
Médaifilm est l’agence d’évaluation des films au Québec. Depuis plus de 50 ans, l’équipe du service voit et analyse l’ensemble des longs métrages diffusés en salles, en vidéo et à la télévision. Le collègue Martin Bilodeau, critique au Devoir, est rédacteur en chef de l’organisme sans but lucratif. Le site de l’entreprise demeure un incontournable pour quiconque s’intéresse au cinéma.

Vendredi 05 Février 2010

Mein Kampf: le combat de l’édition

imageLe best seller d’Adoph Hitler (avec une douzaine de millions d’exemplaires écoulés jusqu’en 1945), «Mein Kampf» donc, fait l’objet d’une dispute en Allemagne.
L’institut d’histoire contemporaine de Munich souhaite publier une édition critique de l’ouvrage. Un travail d’annotation a été commandé à deux historiens. L’institut souhaiterait mettre l’édition en ligne gratuitement.
Seulement, les droits du livre appartiennent à l’État de Bavière depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et le ministre des Finances du Land s’oppose à toute reproduction. Les droits ne tomberont dans le domaine public qu’en 2015 mais le gouvernement bavarois a fait savoir que même après cette date l’interdit de publication demeurerait en vigueur.
«Lorsque le copyright viendra à expiration le 31 décembre 2015, la distribution de l’idéologie nationale socialiste restera interdite et passible de sanctions», a déclaré cette semaine le ministère bavarois des Finances.
Bref, c’est Nein, un point c’est tout. Ce qui désole évidemment les historiens qui souhaitent publier «Mon Combat» pour mettre en garde contre l’idéologie nazie, non pas pour la propager. 
En Allemagne, le livre est tout simplement interdit de distribution. Les symboles nazis tels que la croix gammée et le salut hitlérien sont également illégaux.
Le secrétaire général du Conseil central des Juifs allemands a émis en 2008 un avis favorable à une édition critique. Wolfgang Benz, directeur du Centre de recherche sur l’antisémitisme avait alors émis une opinion contraire.
«L’idée d’une édition critique est absurde avait-il dit, comme le rappelle le Spiegel. Comment pouvez-vous annoter un monologue de 800 pages exposant la débile vision du monde d’Hitler? Après chacune des lignes il vous faudrait écrire qu’Hitler se trompe et puis qu’il est complètement à côté de la voie et ainsi de suite.»

Comment va-t-on jouer demain?

image À quoi devraient ressembler les jeux vidéo à l’avenir? En voilà une question qu’elle est bonne et à laquelle cette longue analyse du quotidien Le Monde essaye de répondre. En partie.
Dans les grandes lignes, on y parle du jeu «pervasif», ou ubiquitaire et géolocalisé, qui devrait mettre au goût du jour les traditionnels courses au trésor et jeux de rôle grandeur nature, par l’entremise des technologies numériques. On évoque d’ailleurs l’inscription de ces jeux dans l’espace public, exemples à l’appui.
L’avenir du jeu sérieux s’annonce donc portable et connecté, on ne s’en étonne guère. Ce n’est pas comme pour le renouveau du jeu de plateau, dont il est question dans ce papier. «Alors que les jeux ont tendance à disparaître derrière nos écrans, les jeux physiques ne sont peut-être pas encore tout à fait morts et les nouvelles technologies pourraient redonner un coup de jeune aux bons vieux damiers, pions et dés», prévient-on. Et bien sûr, ce n’est pas parce qu’il est question du monde ludique que cette prévision n’est pas à prendre au sérieux.

Huis clos sur le net: par ici la sortie

imageC’est fini. Les cinq journalistes-cobayes provenant de radios publiques francophones ont terminé l’expérience consistant à ne s’alimenter qu’à des réseaux sociaux pour obtenir des informations.
L’expérience a duré une semaine. Le quintette de pros était enfermé dans une ferme du Périgord d’où il jugeait le monde uniquement à partir des liens trouvés sur Twitter et Facebook.
Ce matin, sur les ondes de Radio-Canada, le participant québécois Janic Tremblay a tiré deux conclusions. Il a d’abord souligné que de suivre les flux constants était épuisant, confirmant du même coup l’importance de filtres professionnels (comme les journalistes) pour permettre à tous et chacun de s’y retrouver. Il a ensuite souligner l’importance de «cultiver» son réseau, de bien le constituer quoi, ce qui sort du tuyau dépendant de son branchement.
«Je savais que Twitter relayait l’info rapidement mais je ne me rendais pas compte à quelle vitesse», a résumé Benjamin Muller, de France Info, un autre participants. «Là, j’ai réalisé qu’une fois l’info tombée, en trois minutes une cinquantaine de personnes la relancent, et elle continue à se propager à une rapidité incroyable.»
Lui aussi a souligné que les médias traditionnels ont l’aventage de «décrypter» l’info tandis que les réseaux sociaux la relaient vite, mais sans discrimination. «C’est bien, ça va vite, c’est court, et on est au courant de tout. On peut dire que c’est le plus grand service de presse du monde ! Twitter est plus professionnel, plus informatif que Facebook, c’est un outil sérieux pour la promotion. Il ne faut pas opposer les réseaux sociaux aux médias traditionnels, ils se complètent.»

Vancouver 2010: La SAT met la téléportation au menu du volet numérique des JO

image Numériquement unis d’un océan à l’autre. À l’occasion des Jeux olympiques d’hiver, qui vont commencer à faire sauter les skieurs le 12 février prochain sur la côte ouest, la Société des arts technologiques (SAT) de Montréal a décidé, elle aussi, d’établir un premier exploit. Comment? Avec Briser la glace, une installation de téléprésence artistique qui, pendant toute la durée des Jeux, propose de se projeter, depuis Montréal, dans l’effervescence de la grande messe du sport, et ce, par le truchement de stations de téléprésence installées entre les deux métropoles olympiques. Ce sont les communications de demain qui s’écrivent aujourd’hui.
Futuriste et tactile, cette mise en relation s’inscrit dans le cadre du projet CODE Ciné-Kiné, le volet numérique de l’Olympiade culturelle de Vancouver 2010 et repose aussi sur le réseau de fibre optique à très haut débit du RISQ et de CANARIE.
Au-delà de ce projet de téléprésence étonnant, dont les «télépod» ont été installés pour l’occasion dans le hall de la Grande Bibliothèque du Québec — à Montréal — et dans un espace du Great Northern Way Campus de Vancouver, CODE se veut une vitrine des arts numériques tels qu’ils s’inventent actuellement partout au pays. Ce festival offre d’ailleurs en ligne une série de créature vidéo, de galeries de photo et d’espace de discussion. Parce que le curling, c’est bien. Mais il faut aussi savoir s’en sortir…

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La production, la diffusion et la consommation de la culture se transforment radicalement. Musique téléchargée, cinéma ou opéra numériques, livres dématérialisés, vente aux enchères ou télé sur internet, médias et industries culturelles en crise: ce blogue collectif des journalistes du Devoir propose de sonder les espaces culturels en mutation pour enregistrer les bouleversements en cours

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